09/30/2026
En cette Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, commençons par la vérité.
Il faut reconnaître les Premières Nations qui ont accueilli les premiers arrivants européens sur ces territoires, qui les ont hébergés, nourris, guidés et, à plusieurs reprises, sauvés.
Il faut reconnaître qu’elles ont partagé généreusement leurs terres, leurs savoirs, leurs connaissances du territoire et leurs ressources.
Et disons la vérité sur la suite.
Cette générosité n’a pas toujours été rendue par les sociétés coloniales qui se sont établies sur ces territoires. Des terres ont été prises, des droits bafoués, des langues et des cultures réprimées. Des enfants ont été arrachés à leur famille, à leur communauté, à leur langue et à leur culture. Des femmes, des filles et des personnes bispirituelles autochtones ont aussi été victimes de violences, et trop d’entre elles ont été assassinées ou sont toujours portées disparues.
Cette histoire fait partie de notre histoire collective, et ses conséquences ne sont pas seulement choses du passé.
Parce qu’avant de parler de réconciliation, il faut parler de vérité.
Et la réconciliation nous concerne toutes et tous. Elle nous demande d’écouter, d’apprendre et de reconnaître ce qui a été, mais aussi ce qui demeure. Elle nous demande de bâtir des relations fondées sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité.
Aujourd’hui, portons le chandail orange et rappelons-nous que chaque enfant compte.
Mais surtout, faisons en sorte que ces mots nous accompagnent au-delà du 30 septembre : dans les gestes que nous posons, les histoires que nous racontons, les voix que nous choisissons d’écouter et la place que nous faisons aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis dans nos communautés.
À l’ACFO Ottawa, nous croyons que la réconciliation se construit aussi dans les relations que nous entretenons ici, sur le territoire non cédé de la Nation algonquine Anishinaabe.
Commençons par la vérité. Et à partir de cette vérité, continuons, ensemble, le chemin vers la réconciliation.
🧡 Chaque enfant compte.