10/23/2026
30 DÍAS - 30 VOCES
30 JOURS - 30 VOIX
Jennifer, Venezuela
"La tradición de mi país que quisiera conservar siempre son todas las tradiciones navideñas. Es mi época favorita y me recuerda siempre las reuniones con la familia. Quiero seguir haciendo el arbolito con mi familia aquí en Canadá y, por supuesto, teniendo reuniones en nuestra casa o en casa de amigos para comer hallacas.
Si pudiera enseñarle una palabra a Montréal, sería “chamo”. En realidad ya la uso tanto que mis compañeros de trabajo que no son venezolanos saben lo que significa.
Para mí, ser latinoamericana viviendo en Canadá ha significado adaptación cultural y apertura de la mente. Los latinoamericanos tenemos una manera de vivir que, naturalmente, creemos la correcta. Si bien muchas de esas costumbres son valiosas, he aprendido de tantas culturas y puntos de vista, que he podido adoptar y adaptar a mi realidad y que me han hecho sentirme mejor conmigo misma.
Siento que yo también he traído mis propias costumbres y las he compartido con mi entorno, y siento que, en algunos casos, también han sido adaptadas y adoptadas. Podría decir que mi mayor logro es hacer que TODAS las personas que conozco prueben nuestra comida. Nadie se salvará de la arepa.
Creo que los latinoamericanos aportamos a Montréal una mano de obra incansable y dispuesta a todo. Hemos pasado por mucho y sabemos lo que es no tener nada. Llegamos aquí sabiendo que hay que luchar por lo que queremos y eso lo reflejamos en nuestros trabajos. Trabajamos horas extras, hacemos los trabajos que otros no quieren y hacemos mucho más de lo que está en nuestra descripción de trabajo, porque sabemos que para llegar lejos hay que comprometerse.
Y si pudiera mostrarle una sola cosa de mi país a alguien que nunca ha ido, serían nuestras playas. Van a querer ir después de verlas."
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"La tradition de mon pays que je voudrais toujours conserver, ce sont toutes les traditions de Noël. C’est ma période préférée et elle me rappelle toujours les réunions de famille. Je veux continuer à faire le sapin avec ma famille ici, au Canada, et bien sûr à organiser des rencontres chez nous ou chez des amis pour manger des hallacas.
Si je pouvais apprendre un mot à Montréal, ce serait « chamo ». En fait, je l’utilise tellement que mes collègues de travail qui ne sont pas vénézuéliens savent ce que ça veut dire.
Pour moi, être latino-américaine et vivre au Canada, ça a été une adaptation culturelle et une ouverture d’esprit. Nous, les Latino-Américains, avons une façon de vivre que nous croyons, naturellement, être la bonne. Même si beaucoup de ces coutumes ont de la valeur, j’ai appris de tellement de cultures et de points de vue que j’ai pu les adopter, les adapter à ma réalité, et qu’ils m’ont aidée à me sentir mieux avec moi-même.
J’ai le sentiment d’avoir moi aussi apporté mes propres coutumes et de les avoir partagées avec mon entourage, et je sens que, dans certains cas, elles ont aussi été adaptées et adoptées. Je pourrais dire que ma plus grande réussite, c’est d’avoir fait goûter notre cuisine à TOUTES les personnes que je connais. Personne n’échappera à l’arepa.
Je crois que nous, les Latino-Américains, apportons à Montréal une main-d’œuvre infatigable et prête à tout. Nous avons traversé beaucoup d’épreuves et nous savons ce que c’est que de ne rien avoir. Nous arrivons ici en sachant qu’il faut se battre pour ce que nous voulons, et ça se reflète dans notre travail. Nous faisons des heures supplémentaires, nous acceptons les emplois dont les autres ne veulent pas et nous en faisons bien plus que ce que prévoit notre description de tâches, parce que nous savons que pour aller loin, il faut s’engager.
Et si je pouvais montrer une seule chose de mon pays à quelqu’un qui n’y est jamais allé, ce seraient nos plages. Vous allez vouloir y aller après les avoir vues."
Mois de l’héritage latino-américain de Montréal