ACOMAR Rhône-Alpes nord

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Buts de l'association :
Promouvoir les relations entre la nation, la marine nationale et les forces armées, contribuer activement à l'information de nos concitoyens, entretenir des relations cordiales avec les associations

31/10/2026
  31 octobre 1664 : retrait de Djidjeli (actuelle Algérie). Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée...
31/10/2026



31 octobre 1664 : retrait de Djidjeli (actuelle Algérie).

Pour enrayer la piraterie maritime sévissant en Méditerranée, le jeune roi Louis XIV ordonne à François de Vendôme, duc de Beaufort de prendre pied sur la côte nord-africaine et d’y construire une base avancée d’où pourront partir ses vaisseaux. La flotte est commandée par le chevalier Paul.

Si la prise de Djileli se déroule parfaitement en juillet 1664 avec un contingent de 4000 hommes, la consolidation de cette force est compromise par les attaques incessantes des Maures et Kabyles ainsi que la maladie qui ravage le camp fortifié. Les Français rembarquent en abandonnant les pièces d’artillerie et de nombreux blessés intransportables.

Au retour et en arrivant au large des iles d’Hyères, le vaisseau La Lune, très endommagé, sombre en emportant 700 hommes.

Même si quelques grands noms ont participé à l’opération (Chevalier Paul, Duquesne, duc de Beaufort,…), ses résultats peu glorieux expliquent les rares commentaires subsistant.

 31 octobre 1956 : intervention Franco-britannique contre l'EgypteLe plan Mousquetaire a été reporté à plusieurs reprise...
31/10/2026



31 octobre 1956 : intervention Franco-britannique contre l'Egypte

Le plan Mousquetaire a été reporté à plusieurs reprises. Mais des renseignements de plus en plus nombreux font état d’une intervention israélienne en direction du canal de Suez que le général président Nasser vient d'annexer. L’occasion d'en finir avec le principal pourvoyeur d'a***s du FLN algérien doit être saisie mais les Britanniques craignent de provoquer la colère des Etats-Unis.

Finalement, Londres se décide et l'opération débute plus tôt que prévue, soit le 31 octobre. Les Anglais et les français occupent rapidement la zone du canal pour assurer le libre passage à travers le canal de Suez qui, rappelons-le est à cette époque la propriété des franco-britanniques. L'armée égyptienne est en pleine déroute.

Le 1er Régiment Etranger de Parachutistes quitte Alger à bord du cuirassier Jean-Bart avec les commandos de Marine, un détachement du génie et un détachement d’artillerie ; arrivés en rade de Limassol, une demi-heure avant le Groupe amphibie en provenance de Bône, les légionnaires sont embarqués sur les quatre L.S.T. et sur le Foudre. Le 1er R.E.P. constitue l’élément d’assaut, aux ordres du lieutenant-colonel Brothier, chargé de s’emparer de Port-Fouad.

Le 3e R.P.C., aéroporté à Chypre, s’est lui aussi entraîné pour participer à l’opération mais malheureusement, le lieutenant-colonel Marcel Bigeard ayant été blessé à Bône lors d’un attentat terroriste, le 3e R.P.C., commandé par le chef de bataillon Lenoir, ne participe pas au saut opérationnel sur Suez et demeure en réserve à Chypre.

L’aviation française, en deux raids partis de Lod en Israël, bombarde Louxor. La presque totalité de l’aviation égyptienne est détruite au sol.

L’opération Mousquetaire réunit 90 000 soldats (50% Français, 50% Britanniques), 500 avions (300 britanniques, 200 français), 130 navires (100 anglais dont 5 porte-avions, 30 français dont 2 porte-avions, l’Arromanches et le La Fayette.

Le général britannique Keighley et l’amiral français Bargeot composent un commandement bicéphale pour l’opération. Les parachutistes anglais et français sautent sur le canal ; le 2e R.P.C. du lieutenant-colonel Pierre Château-Jobert et la 5e centaine de la 11e D.B.P.C. sautent respectivement sur Port-Fouad et Port-Saïd. La 4e compagnie du lieutenant Fesselet et la 1ère compagnie du lieutenant Engels sautent les premières. Le brigadier général Buttler et un bataillon de la 16e Para Independant Brigade sautent sur l’aérodrome de Gamil, à l’ouest de Port-Saïd. Le lieutenant-colonel Albert Fossey-François saute avec le reste du régiment au début de l’après midi ; la 3e compagnie du capitaine Barrière avance vers les installations portuaires ; le commando du capitaine Le Beurier encercle la caserne des Volontaires de la mort : les paras en abattent 87 et font 46 prisonniers.

Le 2e R.P.C. perd sept paras tués dont le sergent Bellon et le 11e Choc perd deux tués.

Deux colonnes israéliennes, commandées par un colonel de 28 ans, Ariel Sharon, prennent Charm-el-Cheik, à la pointe du Sinaï, après une nuit de violents combats. Les blindés ont franchi en 48 heures 150 kilomètres et campent à 16 kilomètres du canal ; ils ont détruit l’armée égyptienne du Néguev et du Sinaï, soit 22 000 hommes encerclés.

Le 6 novembre, à 2 heures du matin, la 1ère compagnie du 1er R.E.P., commandée par le capitaine Loulou Martin, embarque dans les Alligator ; les légionnaires ont le redoutable honneur de beacher les premiers. Il n’y a pas de préparation d’artillerie. Tous feux éteints, le Chéliff et les autres navires s’engagent dans le canal, déminé. L’aube pointe quand soudain, contrairement à ce qui avait été prévu, l’artillerie britannique se déchaîne sur Port-Saïd. Du côté français règne un silence pesant. Dans le ciel ; c’est le grand cirque. Les chasseurs de l’aéronavale et de l’armée de l’air s’en donnent à cœur joie. Pas un Mig à l’horizon ? Ils straffent tout ce qui bouge à terre.

A 6 heures du matin, le fracas des a***s plongeant dans la mer annonce le début de l’action. Les Alligator piquent sur la côte. Au loin, le Casino : l’objectif de Loulou Martin. Les dépôts d’hydrocarbures matraqués par l’artillerie navale et l’aviation crachent une épaisse fumée qui enveloppe rapidement les deux villes. A terre, aucun signe de riposte, un calme angoissant.

Le 1er R.E.P., avec l’escadron d’A.M.X. du 21e R.I.C., doit rejoindre le 2e R.P.C. par mer, sur les Alligator américains du lieutenant Amédée de la Forest-Divonne, sortis des ventres du L.S.T. le Chéliff et du L.S.T. la Foudre ; deux pelotons de l’escadron débarquent à Port-Fouad et 2 autres à Port-Saïd. Un LCVP s’enfonce. Le matériel de la section de mortiers de 81 de la C.A. part au fond de l’eau. Les légionnaires finissent à la nage.

Comme à l’exercice, les légionnaires passent la rampe de débarquement et franchissent d’un bond la plage déserte. Rue après rue, ils investissent la ville.

Puis les légionnaires effectuent leur jonction avec le 2e R.P.C., parachuté la veille et qui a tué dans l’œuf toute velléité de résistance des Égyptiens.

Pour le reste, pas un coup de f***l, pas une seule rafale d’arme automatique en direction des arrivants. La bataille est terminée. Les Égyptiens l’ont perdue.

Écœurés par leurs contacts avec le 2e R.P.C., les Égyptiens laissent sur place batteries d’artillerie, canons antichars, et a***s diverses pour se rendre, revêtir une tenue civile ou jouer le mort dans un désir d’oubli ou de se faire oublier.

Ayant terminé le nettoyage de la ville, le 1er R.E.P. pousse vers l’est, en direction du poste de police, avant de passer sur la rive ouest du canal. En raison des difficultés que rencontrent les Britanniques à Port-Saïd, le débouché vers le sud est reporté au lendemain et le 2e escadron d’AMX 13 du capitaine Maurice de Hautechaud renforce les unités du général Stockwell.

Vers 19 heures, un briefing se tient à l’usine des eaux pour arrêter les modalités de progression du groupement d’exploitation du 1er R.E.P., renforcé d’un escadron de chars Centurion et d’une compagnie de parachutistes britanniques. Le groupement, soigneusement camouflé, attend l’ordre de marcher sur El-Kantara.

A 20 heures, les généraux Massu et Butler, les patrons des paras français et britanniques, reçoivent l’ordre d’arrêter les hostilités pour minuit.

A 2 heures du matin, profitant des quatre heures données, l’avant-garde du 1er R.E.P. peut atteindre El-Cap au PK 37.

Malheureusement, le conflit prendra fin le 6 novembre sous la pression conjuguée des Etats-Unis et de l'URSS.
Le Président de l’URSS Nicolaï Boulganine lance un ultimatum aux gouvernements britannique et français : il menace d’intervenir militairement pour soutenir les Egyptiens.

Le Président des USA Dwight Eisenhower se range aux avis de son homologue soviétique et exige la fin de l’expédition.
La condamnation de l’expédition par les Etats-Unis est un premier signe de discorde.

Les routes du Caire et de Suez sont ouvertes devant un adversaire en déroute ; mais la victoire totale échappe aux Français et aux Anglais devant la menace d’une intervention soviétique et la dérobade américaine. A minuit, les troupes reçoivent l’ordre de cessez-le-feu. Le saut du 1er R.C.P. sur Port-Fouad est annulé. La marche vers El-Kantara du 1er R.E.P. avec un bataillon de paras britanniques et un escadron de chars Centurions est supprimée. C'est ainsi que la plus courte guerre de l’histoire prend fin.

 ́phéméride 📷 31 octobre 1939, un piquet d'honneur constitué de marins est en place, pour rendre les honneurs lors de ...
31/10/2026

́phéméride
📷 31 octobre 1939, un piquet d'honneur constitué de marins est en place, pour rendre les honneurs lors de la visite du duc de Windsor sur les défenses côtières dans la région de Dunkerque en Nord Pas de Calais. (Photographe inconnu, DR)

​⚓️ C'est la Drôle de Guerre (entre septembre 1939 et mai 1940), une période de combats limités suivant la déclaration de guerre. La zone visitée, située sur la côte de la mer du Nord près de Dunkerque, relevait alors du secteur de la 7ᵉ Armée française, commandée par le général d'armée Henri Giraud.

​👑 Le duc de Windsor (Édouard VIII, roi du Royaume-Uni du 20 janvier au 11 décembre 1936), avait abdiqué le 11 décembre 1936 et pris le titre de duc de Windsor en 1937 après son mariage avec Wallis Simpson. Il est rattaché à la BEF (British Expeditionary Force) avec le grade de Lieutenant-Général (temporaire) en septembre 1939 en France. Sa mission était officiellement de liaison avec les Français.

​🇨🇵 Le duc de Windsor, accompagné de son épouse Wallis Simpson (duchesse de Windsor), effectue une visite officielle d'une durée d'environ deux mois (octobre-novembre 1939) dans le secteur de la 7ᵉ Armée. Après avoir été reçu au Quartier Général par le général Giraud, le couple se rend sur des infrastructures de défense côtière sur la mer du Nord, dans la région de Dunkerque, où des officiers généraux et supérieurs lui présentent les installations.

​🇬🇧 D'autres personnalités britanniques visitent également le front, les ouvrages de la ligne Maginot et rendent hommage aux troupes britanniques et françaises durant cette période. Parmi elles figurent le duc Henry de Gloucester (autre frère du roi), le souverain lui-même, le roi George VI, le Premier ministre britannique Neville Chamberlain et le Premier Lord de l'Amirauté britannique, Winston Churchill.

📸 Visite officielle du duc de Windsor dans le secteur de la 7e armée, 48 photos : https://imagesdefense.gouv.fr/fr/catalogsearch/advanced/result/?ref_reportage=7ARMEE+37&p=1&product_list_limit=50

📚 Sources : ECPAD/Défense, Images défense, Archives nationales, British National Archives, Le Figaro, The Times, Henri Giraud, Mémoires militaires, Mg
🎨 Photo 1 colorisée, photos DR

 ́phéméride 30 octobre 1995(*), Fangataufa (Polynésie française), la barge "Manutéré" est tirée par le remorqueur-ravi...
30/10/2026

́phéméride

30 octobre 1995(*), Fangataufa (Polynésie française), la barge "Manutéré" est tirée par le remorqueur-ravitailleur Revi A635 et par les petits remorqueurs portuaires et pousseurs Manini A638 et Maroa A637. (Photo Claude Savriacouty)

​⚛️ Le mouvement logistique de cette flottille navale est directement lié au déploiement pour l'essai nucléaire souterrain "Ploutos", déclenché à Fangataufa le 2 octobre 1995 à 00h30 (heure de Paris), soit le 1er octobre 1995 à 14h30 heure locale. Ce tir était le deuxième de la dernière campagne d'expérimentations françaises (1995-1996), dont l'objectif principal était de finaliser les données scientifiques pour le passage définitif à la simulation (programme P***N). La puissance nominale exacte de "Ploutos" n'est pas publique, mais les essais de cette campagne variaient de quelques kilotonnes à plus de 100 kilotonnes.

​⚓ L'opération de remorquage impliquait une coopération entre différentes unités de service de la Marine Nationale. Le Remorqueur-Ravitailleur Revi (A635) est un bâtiment de haute mer de type RR 4000, doté d'une puissance de 2 \times 4 000 chevaux et une traction de 47 tonnes, idéal pour le remorquage longue distance. Les Remorqueurs Portuaires et Côtiers (RPC) Manini (A638) et Maroa (A637), étaient essentiels pour les manœuvres de précision dans le lagon restreint de Fangataufa, garantissant le positionnement micrométrique de la barge de mesure "Manutéré" au-dessus du puits de tir souterrain.

​🚢 La barge "Manutéré" servait de plateforme de mesures et de support pour la tête de puits de forage, permettant l'introduction de la charge nucléaire et de capteurs pour enregistrer les données de l'explosion. Ces manœuvres complexes au sein du Centre d'Expérimentation du Pacifique (CEP) exigeaient une précision extrême, car l'essai souterrain devait garantir le confinement de la radioactivité dans la roche basaltique sous l'atoll, à plus de 1 000 mètres de profondeur. Le cliché ECPAD (Réf. 01 95 183 09 07) immortalise cette phase critique de mise en œuvre.

​☢️ La campagne 1995-1996 fut réduite de huit à six tirs après des pressions internationales, dont l'arraisonnement du navire de Greenpeace. Elle a pris fin avec l'essai "Xouthos" à Fangataufa le 27 janvier 1996. Au total, la France a procédé à 210 essais nucléaires entre 1960 et 1996, dont 193 sur les atolls de Mururoa et Fangataufa, ces derniers ayant été rétrocédés à la Polynésie française en 1998 après le démantèlement des installations.

🏝 Souvenirs du Pacifique camarades et amis ?
(*) ou, plus probablement début octobre ?

📽 Tir Ploutos : https://imagesdefense.gouv.fr/fr/ploutos.html

📽 Barges : https://imagesdefense.gouv.fr/fr/remorquage-des-barges-de-levage-manutere-et-cimagre-ciment-et-agregats-au-large-de-moruroa-mururoa-et-course-de-pirogues-en-relais-sur-la-plage-de-l-atoll.html

📚 Sources : ​ECPAD, ​Net-Marine, ​Ministère des Armées, CEA, DAM, Assemblée nationale, SHD, Mg

   30 octobre 1944, Louis Raoult meurt au champ d'honneur. "Français souviens-toi" ⚓🇫🇷A lire, tant est dit sur cette mod...
30/10/2026



30 octobre 1944, Louis Raoult meurt au champ d'honneur.

"Français souviens-toi" ⚓🇫🇷

A lire, tant est dit sur cette modeste photo

Louis Raoult était le fils de Louis Marie André Raoult, voyageur de commerce, et de Madeleine Agnès Marie Le Pesquer, sans profession. Célibataire, il était domicilié à Vannes (Morbihan), où il exerçait la profession de matelot spécialisé.

Engagé volontaire le 28 août 1944, Louis Raoult appartenait à la 1ère compagnie du Bataillon des f***liers-marins de Lorient qui combattait sur le front de la Poche de Lorient. Matelot de 2e classe, il fut tué au combat le 30 octobre 1944 sur le pont de Nostang à Languidic (Morbihan), comme ses camarades Henri Cadoret et Robert Séveno, tués le même jour à Nostang.

Louis Raoult « Mort pour la France », fut cité à l’ordre du régiment par le contre-amiral Thierry d’Argenlieu, et reçut la Médaille militaire à titre posthume.

Dans le Morbihan, le nom de Louis Raoult est inscrit sur la plaque commémorative apposée en mai 2006 sur le monument de Mané-er-Houët en Merlevenez, et sur la stèle « 1939-1945 » du monument aux morts de Vannes sur le plateau de la Garenne.

 30 octobre 1965, l'aviso La Moqueuse est condamné, puis sera vendu pour démolition en 1968.Aviso-dragueur de 700 t, de ...
30/10/2026



30 octobre 1965, l'aviso La Moqueuse est condamné, puis sera vendu pour démolition en 1968.

Aviso-dragueur de 700 t, de la classe Elan, La Moqueuse a été mise sur cale le 26 septembre 1938 à l’arsenal de Lorient et admise au service actif le 12 septembre 1940. Propulsé par deux hélices qui lui donnaient une vitesse de 20 nds ses deux moteurs diésels Sultzer lui assuraient une puissance de 4600 cv. L’armement d’origine était composé d’un canon de 105 mm, 2 de 90 mm, 1 de 40 mm et 6 canons de 20 mm, il évoluera ensuite lors de son passage en Angleterre. L’équipage comptait 88 hommes en temps de paix et 106 hommes en temps de guerre.

Après la défaite de juin 1940 et l’évacuation de Dunkerque, La Moqueuse sera capturée par les anglais puis armée par les FNFL. Elle effectue des escortes et patrouilles en Méditerranée occidentale et participe aux opérations du Dodécanèse en novembre 1943. Après un carénage à Port Saïd en février 1944, elle participe au débarquement de Provence en août 1944. Suite à sa désignation pour l’Indochine, La Moqueuse ralliera Lorient en décembre 1946 pour une tropicalisation.

Quittant Lorient le 1er mai 1947, La Moqueuse arrive à Saïgonle 30 juin 1947 où affectée à la 1ere DA, on la trouve dans diverses opérations sur la côte de Phu Qoc, bombardement de l’estuaire du Baï-Doc (22/7 au 19/8/1947), destruction de 4 jonques dans la rivière du Cap Bon (9/1947), opérations de défense du train Tourane-Hué (23 et 24/2/1949) En avril 1949 La Moqueuse sera de retour à Toulon pour carénage avant de regagner l’Indochine.

De retour définitif à Toulon en 1953, La Moqueuse est affectée à l’école de canonnage comme annexe, jusqu’en 1964.

 30 octobre 1915, le sous-marin Turquoise est il est pris dans un filet devant Nagara aux Dardanelles ; contraint de fai...
30/10/2026



30 octobre 1915, le sous-marin Turquoise est il est pris dans un filet devant Nagara aux Dardanelles ; contraint de faire surface, il est canonné par une batterie côtière turque...

"La mission impossible du sous-marin Turquoise :

Si la Première Guerre Mondiale évoque les tranchées, les Poilus ou bien encore les premiers As de l’aviation militaire, il ne faudrait pas non plus oublier que certaines de ses batailles ont eu lieu sur d’autres front, aussi bien sur terre que sur et sous les mers.

Ainsi, en 1915, alors que l’Empire ottoman s’est rangé aux côtés de l’Allemagne, un force franco-britannique, renforcée par des soldats venus d’Australie et de Nouvelle-Zélande, dont c’était le baptême du feu, tenta de s’emparer du stratégique détroit des Dardanelles afin de pouvoir continuer à assurer une liaison maritime avec les troupes russes installées sur les rives de la Mer noire.

Seulement, cette offensive se soldera par un échec, notamment après la bataille de Galipoli (plus de 100.000 tués de part et d’autres durant l’été 1915) et l’entrée en guerre de la Bulgarie contre la Serbie, qui a contrait la France à mobiliser une partie de ses effectifs pour épauler l’armée serbe. Le repli des Alliés est alors décidé en janvier 1916.

Cette opération pour le détroit des Dardanelles n’a pas seulement mobilisé des troupes terrestres : la bataille s’est également jouée en mer. C’est ainsi que, le 19 octobre 1915, le sous-marin Q-46 Turquoise, aux ordres du lieutenant de vaisseau Marie Léon Ravenel, appareille de Moudros, sur l’île de grecque de Lemnos, pour une patrouille en mer de Marmara.

Mis en service en 1908, le Q-46 Turquoise est un sous-marin de la classe « Émeraude ». D’une longueur de 44m90 pour un déplacement de 425 tonnes en plongée, il est propulsé par 2 moteurs à pétrole blanc et 2 moteurs électriques « Sautter-Harlé », lesquels lui permettent de naviguer à environ 9 noeuds en plongée et à 11 noeuds en surface. En mesure de « descendre » jusqu’à 40 mètres de pronfondeur, il dispose de 6 tubes à torpilles de 450 mm (4 à l’avant et 2 à l’arrière) et d’un canon de pont de 37mm. Son équipage se compose de 25 marins.

Seulement, la route pour rejoindre la mer de Marmara est semée d’embûches. Il faut en effet franchir les barrages de filets, les mines, les torpilleurs ennemis et les batteries côtières.

Ce que réussira le sous-marin « Turquoise », malgré l’explosion d’une mine et après avoir évité une torpille et des tirs de batteries côtières. Mais ces péripéties ont endommagé le navire. Suite à un grenadage, son périscope est inondé.

Et des incidents s’enchaînent : un début d’incendie est vite maîtrisé (grâce au second maître torpilleur Olivier Eudes) dans le poste central mais la lumière est coupée, la commande électrique du gouvernail de direction est victime d’un court-circuit, le compas gyroscopique donne des signes de faiblesses, la transmission du gouvernail de plongée se casse et de l’eau s’infiltre dans la coque à cause d’un joint défaillant.

Mais l’équipage du sous-marin français fait front et répare continuellement ce qui peut l’être. Certains marins finissent même par avoir des malaises, à cause du surmenage, de la tension et de la promiscuité. Malgré ces avaries, il s’efforce de mener à bien la mission qui lui a été confiée. C’est ainsi qu’il tente de torpiller un vapeur, met en fuite une canonnière pourtant mieux armée avec son canon de 37 mm, attaque un poste de guet situé sur l’île Khairsiz-Ada, évite les attaque de deux torpilleurs et d’un sous-marin allemands.

Au bout de quelques jours, son équipage épuisé, ses réserves de combustibles étant pratiquement toutes consommées, le lieutenant de vaisseau Ravenel prend la décision de rentrer à Moudros. Mais avec un périscope toujours embué et des systèmes de navigation défectueux, il est très compliqué de diriger le sous-marin avec précision. Aussi, ce dernier finit par s’échouer, le 30 octobre, sur une rive du détroit des Dardanelles, près de Nagara.

Pris sous le feu d’une batterie turque, le sous-marin est criblé. Et son équipage est finalement fait prisonnier. Toutefois, l’enseigne de vaisseau Louis Guérin, officier en second, tentera, avec le second maître Marcel Becque, de détruire le sous-marin pour lui éviter de tomber aux mains de l’ennemi. Cette action leur vaudra, plus t**d, respectivement la Légion d’Honneur et la Médaille Militaire.

Quant à la marine ottomane, elle renfloue le sous-marin Turquoise, qu’elle renomme « Mustecip Ombasi ». Mais les dégâts étant trop importants et devant l’impossibilité de se procurer les pièces de rechange nécessaires pour le réparer, le navire français restera à quai jusqu’à la fin de la guerre et servira à des actions de propagande. Il sera rendu à la France en 1919, avant d’être démantelé.

Parmi les marins français faits prisonniers, cinq perdront la vie au cours de leur captivité, à Bilemédick, dont :
— CARAIN Yves Marie Émile, né le 12 août 1882 à Plouézec (Côtes-du-Nord — aujourd’hui Côtes d’Armor) et y domicilié, décédé le 19 octobre 1916 au camp de Bilémédik-Pouzanti (Turquie d’Asie) des suites d'une maladie contractée en captivité. Second maître électricien, inscrit au quartier de Paimpol, n° 30.637 (Acte transcrit à Plouézec, le 14 août 1919).

— GOAVEC François, né le 28 juillet 1887 à Landévennec (Finistère) et y domicilié, décédé le 31 janvier 1918 à l’Hôpital Maltépé de Constantinople des suites de maladie contractée en captivité. Second maître électricien, inscrit le 8 juin 1910 au quartier de Brest, n° 12.236 ; classe 1907, n° 2.615 au recrutement de Brest. (Acte transcrit à Landévennec, le 31 juill. 1919) ; classe 1907, n° 2.615 au recrutement de Brest.

Pour la petite histoire, le lieutenant de vaisseau Ravenel, promu capitaine de corvette en 1920, sera affecté à la direction du port de Constantinople."

Sources : Opex360 ; Forum14-18

   30 octobre 1973, l'escorteur rapide Le Lorrain à la mer.Le Lorrain est un escorteur de la série E52 (de F765 à F775)....
30/10/2026



30 octobre 1973, l'escorteur rapide Le Lorrain à la mer.

Le Lorrain est un escorteur de la série E52 (de F765 à F775). Mis sur cale en février 1954 aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (Seyne-sur-Mer, Var), il est lancé le 19 juin 1954. Comme les sept premiers E-52A, et en tant que tel, il est construit sur financement américain au titre du PAM. Il porte d'ailleurs le numéro DE.1008 dans la nomenclature de l'US Navy.

Baptisé le 31 octobre 1955, il est admis au service actif le 1er janvier 1957, et affecté à la 3ème DER à Toulon où il remplace Le Picard.

Sa première mission, en mai-juin 1957, le conduit avec Le Gascon à accompagner le porte-avion Bois Belleau et le croiseur De Grasse aux Antilles où ils participent à une revue navale à Hampton Roads aux Etats-Unis, le 13 juin.

Entre le 5 janvier 1959 et le 21 novembre 1961, les escorteurs rapides dont Le Lorrain participent aux opération d'Afrique du Nord. Le 1er mars 1960, il est en escale à Santa-Cruz (Canaries) avec Le Gascon, Le Basque et Le Picard, lorsque survient le tremblement de terre d'Agadir au Maroc, il est envoyé avec tous les navires disponibles, dont le porte-avions La Fayette et le croiseur Colbert, pour secourir les survivants.

En grand carénage à Lorient, en 1965, il est affecté à Brest à partir de décembre, au sein de l'escadre de l'Atlantique. D'octobre 1971 à janvier 1972 Le Lorrain est aux Antilles puis à Dakar. D'octobre 1972 à mars 1973 il est détaché en océan Indien.

Cet escorteur est mis en réserve le 31 décembre 1975. La dernière cérémonie des couleurs a lieu le 6 mars 1976. Restitué aux USA en 1978, il est vendu le 16 novembre de la même année, date à laquelle il quitte Brest pour être démoli à Vigo (Espagne) dans la darse de Guixar.

Source Net marine
📷SHT

 ́phéméride 29 octobre 2005, portrait de Bernard Giraudeau, devenu membre des Ecrivains de Marine, lors des rencontres...
29/10/2026

́phéméride

29 octobre 2005, portrait de Bernard Giraudeau, devenu membre des Ecrivains de Marine, lors des rencontres éponymes. (Photo Guillaume Rueda)

Il est né le 18 juin 1947 à La Rochelle. En 1963, à l'âge de 16 ans, Bernard Giraudeau entre à l'École des apprentis mécaniciens de la flotte. Il en sort premier un an plus t**d. En 1964-1965 puis 1965-1966, il participe aux deux premières campagnes du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. Il sera ensuite embarqué sur la frégate Duquesne puis sur le porte-avions Clemenceau avant de quitter la Marine pour tenter sa chance en tant que comédien au Conservatoire.

Il y reçoit le premier prix de comédie moderne et classique. Il joue dans de nombreux films et se lance en 1990 dans la réalisation avec L'Autre puis Les Caprices d'un fleuve. Egalement écrivain, Bernard Giraudeau est l'auteur de plusieurs romans. Ses derniers livres maritimes: Les hommes à terre (Métailié 2004) et Les dames de nage (Métailié 2007). Bernard Giraudeau est décédé le 17 juillet 2010.

Ces « écrivains de la mer », au nombre d’une vingtaine, sont cooptés à l’unanimité et leur choix est soumis à l’agrément du chef d’état-major de la marine.

Les écrivains de Marine, liés à la Marine nationale par une convention de partenariat, s'engagent à « collectivement servir la Marine, favoriser la propagation et la préservation de la culture et de l'héritage de la mer, et plus généralement la promotion de la dimension maritime de la France »

Bien que n'ayant qu'un statut associatif, différent du statut des peintres officiels de la Marine, les Écrivains de marine sont autorisés, comme les Peintres Officiels de la Marine, à porter l’uniforme lors de leurs embarquements à bord des navires de la marine nationale. Ils sont capitaine de frégate de la réserve citoyenne, à titre honorifique.

📖 : https://lc.cx/P9hArH

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