25/10/2026
🐺 VALAIS – MEUTE D'ANNIVIERS-RÉCHY : UNE ÉLIMINATION TOTALE REFUSÉE, MAIS DES LOUVETEAUX RESTENT MENACÉS !
🐺 DEFEND THE WOLF – DÉFENDRE LE LOUP, C'EST DÉFENDRE LE VIVANT !
L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a refusé la demande du canton du Valais visant à éliminer intégralement la meute de loups d'Anniviers-Réchy.
Une décision importante, certes, mais attention à ne pas présenter cette annonce comme une victoire totale pour les loups !
Car derrière ce refus se cache une réalité préoccupante : le canton reste autorisé à abattre une partie des louveteaux de cette meute.
UNE MEUTE DISCRÈTE, POURTANT MENACÉE
Présente dans cette région depuis 2017, la meute d'Anniviers-Réchy fait partie des meutes les plus discrètes du canton du Valais.
Son couple reproducteur a changé au fil des années, mais la présence du loup sur ce territoire s'est maintenue.
Selon les informations publiées par Groupe Loup Suisse, les alpages ovins situés sur le territoire de cette meute bénéficient de mesures de protection.
En 2026, seuls deux moutons auraient été tués, tous deux en dehors des enclos de nuit.
Malgré ce bilan, le canton du Valais souhaitait obtenir l'autorisation d'éliminer l'ensemble de la meute.
Deux moutons tués, et une demande d'élimination de toute une famille de loups !
Pour DEFEND THE WOLF, cette disproportion soulève de sérieuses questions sur la manière dont certains grands prédateurs sont traités.
⚖️ L'OFEV REFUSE L'ÉLIMINATION COMPLÈTE
Grâce notamment au travail de terrain et aux informations transmises aux autorités, la situation de cette meute a pu être examinée.
L'OFEV a finalement refusé l'élimination totale, les conditions nécessaires à une telle mesure n'étant pas réunies.
Nous saluons cette limite imposée à la demande du canton du Valais.
Mais nous refusons de fermer les yeux sur l'autre partie de cette décision.
Car les tirs partiels restent autorisés, notamment sur des louveteaux.
LES LOUVETEAUX NE SONT PAS DES VARIABLES D'AJUSTEMENT !
Un louveteau est un jeune animal qui grandit au sein d'un groupe familial, apprend et participe progressivement à la vie de sa meute.
Son existence ne devrait pas être réduite à un quota de régulation.
L'abattage de jeunes loups peut également affecter la dynamique et la stabilité du groupe.
Comment peut-on parler de protection d'une meute lorsque l'on autorise encore la mise à mort de ses petits ?
Épargner les adultes tout en permettant l'abattage d'une partie de leur descendance ne constitue pas, à nos yeux, une véritable victoire pour la protection du loup.
LA COEXISTENCE DOIT PRIMER SUR LES ABATTAGES
DEFEND THE WOLF reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontés les éleveurs et la nécessité de protéger efficacement les animaux domestiques.
Mais la réponse ne doit pas systématiquement passer par l'élimination des prédateurs.
La protection des troupeaux, la prévention, la surveillance et le dialogue doivent rester prioritaires.
Le loup est une espèce indigène de nos montagnes. Il joue un rôle écologique important et fait partie intégrante de notre patrimoine naturel.
Sa présence mérite une gestion responsable, fondée sur des faits, et non une banalisation des tirs.
⚠️ UNE VICTOIRE PARTIELLE N'EST PAS UNE MEUTE SAUVÉE !
Nous remercions les personnes engagées sur le terrain, notamment l'équipe Mission Loup, pour leur travail et leur vigilance.
Le refus d'éliminer intégralement la meute est un résultat important.
Mais nous ne pouvons pas nous réjouir sans réserve d'une décision qui laisse encore des louveteaux sous la menace des tirs.
La régulation partielle reste autorisée jusqu'au 31 janvier 2027.
La vigilance demeure donc indispensable.
La meute d'Anniviers-Réchy a échappé à une autorisation d'élimination totale. Mais tant que ses membres pourront être abattus, elle ne pourra pas être considérée comme pleinement protégée.
Pour DEFEND THE WOLF, chaque loup compte. Chaque louveteau compte. Et aucune vie sauvage ne devrait être considérée comme négligeable.
🐺 NOUS NE DÉFENDONS PAS SEULEMENT LA SURVIE DES MEUTES. NOUS DÉFENDONS LEUR DROIT D'EXISTER.
DEFEND THE WOLF
Pour la protection du loup et la coexistence avec la faune sauvage.
Sources : Groupe Loup Suisse ; État du Valais, communication du 23 octobre 2026 relative à la décision de l'OFEV.