14/09/2026
La tradition des foires et marchés remontent quasi au début de la ville de Neufchâteau.
Au moyen âge, des foires aux bestiaux (souvent couplées avec des étals de marchands forains profitant de la foule attirée par ces foires) sont attestées à Hamipré et Neufchâteau. La carte d'Arenberg de 1609 en fait une représentation. Chevaux et poulains feront la réputation des foires chestrolaises.
A Hamipré, il y a deux foires annuelles : le 30 juin (St Pierre) et le 9 septembre (fête de N.D. de Hamipré. Les animaux sont exposés sur le Paquis (près de l'actuel monument aux morts belges) - Allée du centenaire et Chaussée d'Arlon. Les foires vont péricliter au cours du 19e s. En 1903, le point d'arrêt du chemin de fer se transforme en gare avec un quai d'embarquement pour les marchandises et animaux. Cela va donner, temporairement, un nouvel élan pour les foires. 4 nouvelles foires sont ajoutées aux deux anciennes. La guerre de 1914 va sonner l'arrêt de ces foires celles de Neufchâteau s'étant fort développées.
A Neufchâteau, en 1609, 7 foires par an sont répertoriées. Une 8e s'ajoute au XVIIIe s. A cette époque, les meilleurs chevaux de trait ardennais y sont présentés. L'armée française, notamment, vient faire son marché afin d'acquérir les meilleurs. Lors de la campagne de Russie, l'armée napoléonienne fera la démosntration de leur qualité. Une publicité qui fera le tour de l'Europe. Les marchands allemands, russes, italiens, suédois mais également l'armée belge seront régulièrement présents afin d'acheter les meilleures bêtes.
Cette publicité, le chemin de fer et l'amélioration de l'agriculture vont faire exploser le nombre de foire : 10 en 1865, 15 en 1900, 18 en 1912 et 20 en 1927.
Les foires durent plusieurs jours : 2 le plus souvent, mais cela peut aller jusqu'à 3 ou 4 jours.
Des foires seront également organisées au Faubourg (les foires d'En Bas) : de trois à cinq par an. Elles existeront jusqu'au début des années 1950.
Au début du XXe s., de 1000 à 2500 chevaux sont présentés Place de la Foire, Grand-Rue (rue Fr. Roosevelt actuelle) et rue St-Roch lors de la foire du 25 février (la plus importante des foires annuelles). Les foires aux chevaux vont péricliter après 1950. La mécanisation dans les fermes remplace la force animale.
Les bovins sont présents également : entre 420 et 640 bêtes lors des foires aux alentours de 1900.
Avant 1914, jusqu'à 2 à 3000 porcs et porcelets sont présents. Entre les 2 guerres, le nombre diminue pour finalement disparaître.
Dans les années 1890, trois foires (sur la place du Château) sont réservées aux moutons et aux chèvres. En 1898, un millier de têtes sont exposées. On n'en trouve plus de traces après 1901.
Après le 2e guerre, les anciennes foires sont remplacées par un marché qui se tient tous les 15 jours le samedi.
La foire aux bestiaux se déroulera ensuite toutes les semaines à la Place de la Foire. Le champ de foire sera modernisé en 1957 puis agrandi en 1962. Fin 1973, la foire quitte la place de la Foire pour s’installer au marché couvert, inauguré le 14 décembre 1973. La foire aux bestiaux s’arrêtera au début des années 2000.
La place de la Foire, reliftée, vient d’être inaugurée ce 11 septembre 2026.
Le nom d’Augusta Degives, figure de la résistance chestrolaise, y est associé depuis quelques années. Le jardin dénommé Augusta Degives lui rend hommage.