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Ma p'tite école L’association « Ma p’tite école », créée le 20 avril 2004 aux Settons (commune de Montsauch

L’association "Ma p’tite école", créée en 2004 aux Settons (commune de Montsauche –Les Settons) a pour but de susciter, promouvoir et soutenir toutes actions, publiques ou privées, qui viseraient à la défense et à la sauvegarde du patrimoine naturel, architectural, historique et culturel du lac des Settons.

22/10/2026

Saint-Rémy en action pour les 40 ans du Téléthon !
✒️ Passez dans l’après-midi pour réaliser votre plus belle page d’écriture à la plume, comme à l’école autrefois, et profiter d’une visite libre du musée !
👍Le musée s'associe aux 40 actions initiées par Saint Rémy !🫶🫶
📅 Dimanche 15 novembre, de 14 h à 17 h 30
💶 5 € dont une partie reversée au Téléthon.
❤️ À vos plumes, pour la bonne cause ! Venez nombreux !

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22/10/2026

[ LES ANIMATIONS DES VACANCES À LA MAISON DES HOMMES ET DES PAYSAGES ]

Voici le programme des animations à la Maison des Hommes et des Paysages de Saint-Brisson pour la semaine du 26 octobre :

VISITE COMMENTÉE DE LA MAISON DES HOMMES ET DES PAYSAGES
👀 Venez découvrir l'histoire, les paysages et les savoir-faire du Morvan !
📅 Le lundi 26 octobre et le mercredi 28 octobre
🕒 De 15h à 16h
👥 À partir de 12 ans
💶 La visite est comprise dans le billet d’entrée du musée.

L’HEURE DES P’TIOTS
🏠 Une heure dédiée aux petits explorateurs et à leurs parents, pour une découverte ludique du Morvan en deux temps trois mouvements ! Une animation à la Maison des Hommes et des Paysages pour découvrir les maisons du Morvan puis une animation nature en extérieur pour fabriquer un abri à hérisson.
📅 Le mardi 27 octobre
🕥 De 10h30 à 11h30
👥 Pour les enfants de 3 à 6 ans en famille
💶 Gratuit
🖱️ Réservation obligatoire sur ce lien : https://partage.parcdumorvan.org/index.php/apps/forms/s/H3worzPwpzXwjGnpHMBM2cA7

📷 © MM-PNRM

21/10/2026

Neuf, dix… et clac ! L'élastique se refermait sur le paquet : on venait de faire sa première dizaine.

Chez les petits, le calcul commençait par une poignée de bûchettes. De fines baguettes de bois clair, toutes pareilles, que la maîtresse distribuait rangée par rangée et que chacun étalait devant lui sur le pupitre. Il fallait les retenir du plat de la main, sinon elles glissaient vers la rainure, puis par terre, dans un petit cliquetis sec qui faisait lever toutes les têtes.

« Prenez-en trois. Ajoutez-en deux. Combien ? » Toute la rangée comptait à mi-voix, le doigt posé sur chaque baguette, les lèvres qui bougeaient. Il y avait celui qui allait trop vite et recommençait, celle qui en cachait une sous sa manche, et le voisin qui en avait toujours une de trop.

Puis venait le grand moment : dix bûchettes serrées dans le poing, l'élastique tendu entre deux doigts, et ce paquet qui devenait soudain « une dizaine ». La maîtresse passait entre les bancs, recomptait du bout de l'ongle et refaisait parfois le geste avec nous, sa main posée sur la nôtre.

Le bois sentait un peu le crayon taillé, l'élastique laissait une marque rouge sur le doigt, et le soir, à la maison, on comptait encore les barreaux de la chaise ou les petits pois dans l'assiette.

À la fin de la leçon, la boîte passait de rang en rang pour tout ramasser. Il en manquait toujours une, retrouvée des semaines plus t**d au fond d'un cartable ou dans la poche d'une blouse.

C'est là, sur un banc de bois, que les nombres ont pris pour beaucoup d'entre nous une forme qu'on pouvait tenir dans la main.

Et vous, vous souvenez-vous de vos bûchettes, et de la maîtresse qui vous a appris à compter ? 👇

21/10/2026

On ne mettait pas la blouse pour faire joli : l'encre violette ne partait pas au lavage, et un pull devait durer des années.

Elle protégeait des vêtements qu'on reprisait et qu'on passait au frère ou à la sœur suivante. Et dessous, personne ne voyait si le pull était neuf ou reprisé aux coudes.

Le lundi matin, elle sentait encore le fer à repasser. Maman l'avait lavée le samedi, repassée le dimanche soir sur la table de la cuisine, et on l'enfilait toute raide, les boutons froids sous le menton. Grise ou noire pour les garçons, à carreaux pour beaucoup de filles. Le prénom était brodé au fil rouge à l'intérieur du col, parce qu'elles se ressemblaient toutes.

En classe, c'étaient trente blouses penchées sur les cahiers, et le maître dans la sienne, longue et grise, qui passait entre les bancs. Dans la poche, il y avait de tout : le mouchoir à carreaux, une bille, un bout de craie, une gomme mâchouillée.

Au fil des jours, elle racontait la semaine. Une tache violette au poignet dès le mardi, une manche blanchie de craie, un bouton qui pendait au bout de son fil, le coude qui brillait à force de frotter le pupitre. Le samedi, à la cloche, on la roulait au fond du cartable pour la lessive, et le lundi, tout recommençait : la toile raide, l'odeur du fer et les boutons froids.

Et chez vous, la blouse d'école, c'était la grise boutonnée devant ou le tablier à carreaux noué dans le dos ? 👇

21/10/2026
20/10/2026

Le crayon tenu à bout de bras, droit comme un i, et trente regards plissés vers la cruche posée sur le bureau.

C'était l'après-midi de dessin. Le maître sortait du placard la vieille cruche en grès, la posait sur un tabouret devant l'estrade, une pomme à côté, parfois une feuille de platane ramassée dans la cour. « Regardez bien avant de dessiner ! »

Alors toute la classe tendait le bras. On fermait un œil, on faisait glisser le pouce le long du crayon pour mesurer la hauteur du col, puis le ventre de la cruche, et on reportait tout ça sur la feuille, la langue entre les dents. Le maître passait entre les bancs, le parquet grinçait sous ses pas, et il se penchait par-dessus une épaule : « Ta cruche penche, regarde mieux. »

Il y avait l'odeur du bois de crayon fraîchement taillé, les copeaux en spirale dans le creux de la main, la gomme qui s'émiettait et laissait une traînée grise quand on frottait trop fort. Pour les ombres, on estompait du bout du doigt, et à la récréation on avait l'index tout noir de mine. Certains réussissaient une cruche parfaite du premier coup. D'autres obtenaient une sorte de poire bossue qu'on cachait vite sous le coude.

À la fin, les feuilles passaient de main en main, on comparait, on riait un peu, et le plus beau dessin finissait parfois punaisé au mur, au-dessus du poêle, pour toute la semaine.

Et vous, que dessiniez-vous en classe, et votre dessin finissait-il au mur ou au fond du cartable ? 👇

19/10/2026

Un simple yo-yo, quelques amis… et des heures de bonheur. 🪀🖤

À cette époque, l'imagination valait plus que tous les écrans du monde 🪀

Avez-vous déjà joué avec un yo-yo lorsque vous étiez enfant ? Quel était votre jeu à l’ancienne préféré ?💫


17/10/2026

Quand l'alambic arrivait au village, on le savait avant de le voir : à l'odeur.

Il s'installait chaque année au même endroit, près du lavoir ou au bord de la place, là où l'eau ne manquait pas. Le distillateur allumait son feu de bois dès le petit matin, et la grosse chaudière de cuivre se mettait à ronfler sous son couvercle.

Puis les charrettes arrivaient, une à une. Les hommes descendaient leurs tonneaux de marc ou de prunes, et attendaient leur tour, les mains tendues vers le foyer, en parlant de la récolte et du temps qu'il ferait. Personne n'était pressé. La journée entière passait au rythme du feu.

Nous, les enfants, on venait voir à la sortie de l'école. Interdiction d'approcher du foyer, alors on restait au bord, à regarder le mince filet clair qui coulait au bout du serpentin, goutte après goutte. Il y avait la vapeur qui montait de la cuve d'eau froide, le crépitement des bûches, le bruit sourd du marc épuisé qu'on vidait encore fumant sur le côté, et cette odeur sucrée, chaude, un peu piquante, qui s'accrochait aux pulls jusqu'au soir.

Les anciens goûtaient du bout des lèvres dans un petit verre, hochaient la tête, et tout le monde comprenait que l'année serait bonne. En rentrant, pas besoin d'expliquer à la maison où l'on avait traîné : on le sentait de la porte.

Aujourd'hui, ces alambics se font rares sur les places des villages. Mais cette odeur-là, on ne l'oublie pas.

Et vous, dans votre village, où s'installait l'alambic, et qui y emmenait ses fruits ? 👇

17/10/2026

Une seule salle pour toute l'école : les petits ânonnaient leurs syllabes, les grands cherchaient leur problème.

Au village, il n'y avait qu'une classe, et le maître faisait tout. Au premier rang, près de l'estrade, les plus petits, les pieds qui ne touchaient pas encore le plancher. Au milieu, les moyens. Au fond, près des fenêtres, les grands qui préparaient le certificat.

Le maître passait d'un groupe à l'autre sans jamais s'asseoir. Il dictait une phrase aux grands, puis se penchait vers les petits pour faire lire une ligne du livre, du bout de sa règle. Pendant ce temps, les moyens recopiaient leurs opérations, la plume qui grattait, le poêle qui ronflait dans son coin.

On apprenait autant en écoutant les autres qu'en travaillant soi-même. Les petits savaient déjà les fleuves de France à force d'entendre les grands les réciter. Et quand le maître était occupé ailleurs, c'était souvent une grande de onze ans qui prenait un petit à côté d'elle sur le banc et lui faisait suivre les mots du doigt, en chuchotant.

Il y avait le petit frère qui se retournait sans cesse pour regarder sa sœur au fond, la leçon des grands qu'on écoutait l'air de rien, et ce murmure permanent de plusieurs leçons à la fois, qui s'arrêtait net quand le maître frappait dans ses mains.

Certains ont fait toute leur scolarité dans cette même salle, du premier jour jusqu'au certificat, avec le même maître, les mêmes bancs et les mêmes visages.

Et vous, qui vous faisait lire sur le banc quand le maître s'occupait des grands ? 👇

Adresse

10 Route Rive Reine Du Lac LAC DES SETTONS
Montsauche
58230

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