11/03/2026
''Et si l'anxiété essayait de nous dire quelque chose ?''
À découvrir : La voie des sans voix
Et si l'anxiété essayait de nous dire quelque chose ?
La voie des sans voix | Réflexion
On parle de plus en plus d'anxiété.
La pression au travail, les difficultés financières, la peur de décevoir, l'incertitude face à l'avenir...
On encaisse, on s'adapte, on continue.
Jusqu'au jour où une toute petite chose devient la goutte qui fait déborder le vase.
Mais est-ce vraiment cette dernière difficulté qui pose problème ?
L'anxiété est d'abord une réaction naturelle. Elle nous avertit d'un danger réel ou anticipé. Mais lorsqu'elle prend trop de place, elle peut devenir envahissante.
Et parfois, nos habitudes contribuent à l'alimenter.
Dans notre dernier article, nous parlions de notre relation avec les stimulants.
Le café pour se réveiller, la cigarette pour prendre une pause, la boisson énergisante pour tenir le coup.
Pourtant, la caféine, la ni****ne et d'autres stimulants peuvent aussi accentuer la nervosité, perturber le sommeil et amplifier certains symptômes d'anxiété.
On cherche à tenir le rythme, mais parfois, on contribue sans le savoir à notre propre inconfort.
Alors, on cherche des moyens de se sentir mieux. On relaxe, on respire, on se change les idées. Parfois, on consulte ou on prend une médication.
Ces moyens peuvent être utiles. Mais avons-nous compris ce qui nous rend anxieux ?
Comme je dis souvent :
« Si tu es en maudit, que tu as envie de ne plus être en maudit, mais que tu ne sais pas pourquoi tu es en maudit, la première chose à faire, c'est de savoir pourquoi tu es en maudit. »
Ça peut sembler évident, mais on cherche parfois à faire disparaître une émotion avant même d'en comprendre l'origine.
Le philosophe Épictète disait :
« Parmi les choses qui existent, les unes dépendent de nous, les autres ne dépendent pas de nous. »
On ne contrôle pas toujours les événements, les comportements des autres ou les difficultés de la vie.
Mais on peut apprendre à reconnaître nos émotions, à choisir nos actions et à agir sur ce qui est à notre portée.
Encore faut-il avoir les moyens de le faire.
Car apprendre à gérer son anxiété ne signifie pas devoir accepter indéfiniment une situation qui nous fait souffrir.
Et parfois, on ne trouve pas de cause précise à son anxiété. Cela ne rend pas ce qu'on ressent moins réel.
Et si, avant de chercher à faire disparaître notre anxiété, on prenait aussi le temps de comprendre ce qui l'alimente et ce sur quoi nous avons réellement du pouvoir ?
La voie des sans voix — Comprendre avant de juger.