07/04/2026
Au Syndicat des Jeunes Agriculteurs de Mayotte, nous portons un constat que les données confirment année après année : Mayotte ne souffre pas d'un déficit de production. Elle souffre d'un déficit de structuration.
Nous cultivons le taro sur 3 858 exploitations et 1 252 hectares. Nous en importons pourtant 98,9% depuis Madagascar. Nous produisons de la vanille bio qui se négocie entre 750 et 1 000 euros le kilo sur les marchés premium européens. Nous disposons d'une ZEE de 70 000 km² quasi inexploitée par notre propre flotte. Et 58 millions d'euros de fonds FEADER européens restent non décaissés sur notre territoire.
Ce n'est pas un problème de ressources. C'est un problème de chaîne de valeur, de transmission générationnelle et d'exécution.
Notre syndicat œuvre chaque jour pour faire de l'agriculture mahoraise un secteur professionnel, durable et rentable ; capable de créer de la valeur sur le territoire, de fixer les jeunes sur la terre et de réduire la dépendance alimentaire structurelle de l'île. Ce travail passe par la formation, l'accompagnement à l'installation, la défense des instruments européens comme le POSEI et la structuration des filières à haute valeur ajoutée.
Cette tribune, publiée dans Ari Ari Bisness en partenariat avec Strategy & Consulting, pose un diagnostic chiffré et propose trois leviers concrets avec les montants d'investissement, les instruments de financement disponibles et les décisions à prendre maintenant.
En ce mois d'avril 2026, seize mois après le cyclone Chido, le secteur agricole mahorais n'a pas besoin de compassion. Il a besoin de stratégie et d'exécution.
Tribune complète sur Ari Ari Bisness :
https://www.imara-strategy.com/post/souveraineté-alimentaire-à-mayotte-de-l-utopie-politique-à-l-ingénierie-de-la-résilience
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