26/10/2026
PISA 2025 : UNE BAISSE PRÉOCCUPANTE DU NIVEAU DES ÉLÈVES FRANÇAIS
Le rapport PISA 2025, publié le 8 septembre 2026, confirme une chute historique des compétences des élèves français : leurs performances reculent en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Les résultats en sciences restent, quant à eux, globalement stables par rapport à 2022.
Mais de quoi s’agit-il exactement ?
PISA, pour Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves, est la plus grande étude menée auprès de jeunes de 15 ans. Elle évalue et compare tous les trois ans leurs performances en mathématiques, en compréhension de l’écrit et en sciences.
L’édition 2025 a été réalisée dans 91 pays et territoires, auprès de plus de 760 000 élèves, dont 6 501 élèves français répartis dans 289 établissements. Cette étude place la France dans la moyenne des pays de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques), sur une pente descendante depuis une dizaine d’années.
En mathématiques, le score moyen des élèves français est passé de 474 points en 2022 à 458 points en 2025, soit une baisse de 16 points en trois ans, plus du double du recul moyen de l’OCDE. En compréhension de l’écrit, il atteint 456 points, contre 474 en 2022. En sciences, le score s’établit à 483 points, contre 487 en 2022.
Le constat est sans appel : les résultats français figurent parmi les plus faibles jamais enregistrés par PISA dans les trois domaines évalués. Ils sont également nettement inférieurs à ceux de 2015.
Autre chiffre inquiétant : 36 % des élèves français n’atteignent pas le niveau de compétences de base en mathématiques et 33 % en compréhension de l’écrit. Autrement dit, plus d’un élève sur trois ne maîtrise pas les compétences minimales attendues dans ces domaines.
Ce recul s’inscrit toutefois dans un mouvement plus large : le niveau moyen des pays et territoires testés est lui aussi en baisse dans les trois grandes matières évaluées.
Cette étude intègre aussi d’autres critères : l’implication des élèves, le degré d’accompagnement parental et l’influence du milieu social sur les performances.
Un point mérite d’être souligné : en résolution de problèmes dans un environnement numérique, les élèves français obtiennent un score moyen de 497 points, proche de la moyenne de l’OCDE, qui s’établit à 500 points.
Mais la France est l’un des pays où les écarts de résultats entre les milieux les plus défavorisés et les plus favorisés sont particulièrement importants.
Autre donnée révélatrice : 54 % des élèves français déclarent fournir davantage d’efforts lorsque le travail devient difficile, contre 60 % en moyenne dans l’OCDE.
C’est une réalité préoccupante : l’origine sociale continue de peser fortement sur les apprentissages, et l’école peine encore à garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite.