19/05/2026
: la Commune de Bazou célèbre deux agents admis à la retraite
La Commune de Bazou a vibré, ce jour, au rythme de la célébration du départ à la retraite de deux de ses agents, à savoir Monsieur Tiam et Madame Tchoumba Odile, respectivement Secrétaire Général et collaboratrice au service de l’état civil.
L’ensemble du personnel communal a ainsi eu l’occasion de leur rendre un hommage mérité au terme d’une carrière bien remplie, dont la Commune de Bazou aura largement bénéficié à travers leur engagement et leur fructueuse collaboration. La cérémonie s’est déroulée en présence du Sous-préfet de l’arrondissement de Bazou et de son état-major, accompagnés de nombreux chefs de services de l’arrondissement.
Dans son allocution de circonstance, le Maire de Bazou, le Dr Ingénieur Frédéric Djeuhon, a saisi cette tribune pour dresser un bref état des lieux de la situation sociale du personnel communal depuis l’arrivée de l’exécutif actuel à la tête de la commune.
Le Chef de l’exécutif municipal a rappelé qu’à sa prise de fonction, la mairie faisait face à une situation financière particulièrement préoccupante, marquée notamment par une dette globale avoisinant le milliard de FCFA. Cette situation avait entraîné des retenues partielles destinées à l’apurement de cette dette, avec pour corollaire un re**rd de salaires de huit mois en moins de deux années. À cela s’ajoutait la suspension du paiement des allocations familiales par la CNPS, en raison d’une dette estimée à près de 38 millions de FCFA.
Face à cette conjoncture difficile, l’exécutif communal affirme avoir engagé un important travail de lobbying ayant permis d’obtenir un abandon partiel de plus de 700 millions de FCFA de dettes auprès de certaines institutions partenaires, notamment le FEICOM à hauteur de 500 millions de FCFA. Le MINFI, quant à lui, a procédé à la prise en charge directe de sept mois d’arriérés de salaires du personnel communal.
Selon les chiffres présentés par le Maire, au 31 décembre 2025, la dette générale nette de la commune se situerait désormais à 280 millions de FCFA, tandis que le stock de la dette salariale serait ramené à huit mois, compte tenu des sept mois pris en charge à titre exceptionnel par le MINFI. Certains agents auraient déjà bénéficié du mécanisme de règlement de la dette intérieure mis en place par l’État, à travers une contractualisation conclue individuellement avec les personnels concernés.
Le reliquat de cinq mois d’arriérés devrait être progressivement apuré par la trésorerie communale après le règlement des CAC du quatrième trimestre 2025, d’un montant de 44 millions de FCFA, annoncés mais non encore reversés, contrairement à certaines affirmations jugées infondées.
Par ailleurs, le personnel communal a renoué avec le paiement des allocations familiales grâce au respect régulier du moratoire convenu après les versements des CAC. Quant à la dette fiscale, elle aurait connu un abattement de 60 % à la suite d’un protocole conclu avec l’État, ramenant celle-ci à environ 22 millions de FCFA à ce jour.
Pour être complet sur la question des salaires, le Maire a précisé que la situation relative aux mois de l’année 2026 n’a pas été abordée au cours de cette communication. En cause, l’absence, à ce jour, d’informations précises sur les montants des CAC attendus pour cette période, ne permettant pas encore à l’exécutif communal de faire des projections fiables quant au règlement desdits salaires.
En conclusion, le Chef de l’exécutif communal a réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts de réduction progressive du stock de la dette salariale au rythme des versements des CAC, en étroite collaboration avec les délégués du personnel, comme cela s’est toujours fait.
Mieux encore, la mise en fonctionnement prochaine du Complexe Commercial de Bazou devrait apporter une véritable bouffée d’oxygène à cette dynamique, au regard des recettes propres attendues. Pour l’exécutif communal, cette approche traduit une volonté claire de promouvoir des investissements sociaux générateurs de ressources propres au service du développement local et du bien-être du personnel communal.