06/07/2026
PREMIÈRE PAGE : L'HISTORIQUE CACHÉ DE L'ÎLE MAURICE – LE PEUPLE OUBLIÉ
Bonjour à toute notre famille franco-mauricienne et franco-britannique.
Aujourd’hui, nous sommes nombreux à nous demander qui nous sommes réellement. L'histoire officielle nous raconte une version, mais la réalité en est une autre. Retrouvons ensemble notre mémoire.
1. La Période Française (1715-1810) et le Code Noir
Tout commence à l'époque où le pays s'appelait encore l'Îsle de France.
• Entre 1721 et 1735, les premiers esclaves (entre 400 et 600 personnes) arrivent de Guinée et du Sénégal.
• Dès 1723, le célèbre Code Noir est appliqué.
• À partir de 1725, pour les besoins de la Compagnie des Indes orientales, des milliers d’autres esclaves sont déportés de Madagascar et d’Afrique orientale pour cultiver le café, les épices et lancer l'expansion économique.
• En 1803, Napoléon envoie le général Décane imposé son nouveau régime politique.
Où est allée cette première richesse ? Elle est allée directement dans les caisses de l’État français, de la Compagnie des Indes, et dans le patrimoine des colons blancs (les Franco-Mauriciens) qui ont conservé les terres.
2. La Période Britannique (1810-1968) : La continuité financière
En 1810, les Britanniques prennent possession de l'île. L’article 8 de l'acte de capitulation spécifie que les colons conservent leurs religions, lois et coutumes. Le gouverneur Sir Robert Farquhar, très francophile, maintient le Code Napoléon et l’usage de la langue française (qui donnera naissance à 80 % du créole mauricien).
• En 1833, l'importation cesse, et l'île compte alors plus de 80 000 esclaves sur 100 000 habitants.
• À l'abolition, un scandale a lieu : l'argent de l'indemnisation est versé par les Britanniques aux maîtres pour compenser la "perte de leur propriété", tandis que les esclaves libérés ne reçoivent absolument rien.
• Pour remplacer cette main-d’œuvre, l’administration fait venir dès 1839 des travailleurs rétribués sous contrat depuis l'Inde, les traitant eux aussi comme de nouveaux esclaves. Les grands propriétaires franco-mauriciens continuent de s’enrichir sur la canne à sucre.
3. L'Indépendance (1968), la République (1992) et le grand secret bancaire
Le 12 mars 1968, sir Seewoosagur Ramgoolam devient Premier ministre, mais la reine Élisabeth II reste le chef de l’État. C’est là que se joue le destin des Chagos et de Diego Garcia.
• Le chantage des Chagos : Londres affirme que l’archipel lui appartenait déjà, et que les 3 millions de livres sterling versés en 1965 étaient une simple compensation. En réalité, à Lancaster House, il y a eu un véritable "chantage à l'indépendance".
• Le paradoxe d'Élisabeth II : Comment la Reine, qui était à la fois chef de l'État britannique et chef de l'État mauricien, pouvait-elle faire mine d'acheter un territoire qui était déjà sous sa propre Couronne ? C'était un pur passe-passe politique.
• La vaporisation de l'argent : Les 3 millions de livres ont servi à financer l'administration naissante de Ramgoolam pour asseoir son pouvoir politique. Pire encore, en 1972, une autre indemnité britannique de 650 000 livres destinée à reloger les Chagos siens déportés a été retenue et bloquée par le gouvernement de Port-Louis, le ministre des Finances osant dire avec cynisme « qu'il serait stupide de distribuer cet argent brusquement à des gens simples qui ne sauraient comment le dépenser ».
Conclusion : Les patrons n'ont jamais changé
En 1992, le Parlement abolit la monarchie et Maurice devient une République. Mais ce changement ne s'est pas fait par le peuple laborieux.
La Banque de Maurice, créée en 1967 sur le modèle de la Banque d’Angleterre, ainsi que les grandes banques commerciales (comme la MCB), sont restées sous le contrôle direct de l’oligarchie et des capitaux coloniaux. Le pouvoir financier n'a jamais changé de mains. La richesse a été verrouillée par un circuit fermé : une alliance entre les politiciens locaux (les dynasties Ramgoolam, Jugnauth...) et les grands financiers franco-anglais.
Le peuple a été totalement exclu de ce partage. Ne soyons plus dupes de l'histoire qu'ils ont écrite !
✍️ Bob Fly - Ange Brun