08/05/2026
Essi Yaboko Abbey, la lionne du handball
Trapue, elle avait le sport autant dans le corps que dans l’âme. Essi Yaboko Abbey était une joueuse handballeuse au poste de gardienne de buts. Elle a marqué des saisons durant le public sportif par son explosivité et sa souplesse hors du commun. Sans gants ou non, elle a le don de fermer l’espace de la cage.
Elle a effectué ses premiers pas sous les couleurs de la section Handball de l’Etoile Filante de Lomé. Aussi courageuse, tenace et rusée, « Tititi » son sobriquet, s’est éclatée par la suite chez les Aiglons de Lomé après la réforme spatiale du sport intervenue dans les années 70 au Togo.
Plusieurs fois internationale, la fille des quartiers Anago –Komé, Kokétimé ( Rue Aniko Palako ex Alsace Lorraine) à Lomé, était une gardienne qui au cours d’une rencontre, a le don jouer le rôle aussi bien naturelle qu’obligatoire de remonter les bretelles à ses coéquipières et de les féliciter face à l’adversaire.
Exemple de bravoure dans le milieu sportif, Essi Yaboko l’a aussi démontré dans le milieu socioprofessionnel. Après une formation ardue en peinture –auto, un milieu exercé majoritairement par des hommes, elle était un modèle d’ouvrière –modèle citée en exemple dans de nombreux centres dont l’Institut National de Formation et de Perfectionnement Professionnel (INFPP) à Lomé.
Essi Yaboko est « plus méticuleuse avec des facilités relationnelles que ses collègues masculins » retient –on des témoignages.
Née le 29 juillet 1957 à Lomé, la lionne du handball était souffrante depuis quelques temps. La maladie a eu raison d’elle le 11 juillet dernier à l’âge de 69 ans. Derrière elle, une empreinte indélébile et un héritage sportif important à raconter aux jeunes générations voulant évoluer dans l’univers du handball.
Le programme des obsèques prévoit une cérémonie d’hommage est prévue dans la matinée du jeudi 06 août 2026 au Stade municipal (terrain de handball).
Elle sera suivie une messe d’enterrement à l’aumônerie du CHU / Sylvanus Olympio de Lomé-Tokoin. Le cimetière de Bè-Hédjé dans le Golfe 1 à Lomé, sera le dernier refuge de la figure marquante du handball féminin togolais. Force et courage en ces moments difficiles à la famille éplorée, aux coéquipières de la disparue et à la faitière de la discipline sportive. © Ekoué Satchivi