03/09/2022
International Women’s Day 2022
Aujourd’hui, c’est la Journée internationale de la Femme et nous, les femmes, sommes au centre de la journée. Nous, Congokazi, souhaitons une merveilleuse célébration de la Journée internationale de la Femme en tant que mères, nourricières et piliers solides de la famille et de la société. Nous sommes louées pour avoir produit de l’humanité et élevé des enfants, mais nulle part je ne lis des louanges pour notre autonomie et de notre souveraineté. En écoutant un discours nous racontant comment les féministes nous ont enseigné le mensonge et comment une femme est indépendante mais soumise, je me demande ce que cela signifie d’être une femme et une féministe?
Une femme, je crois, est une compagne de l’homme, à travers la vie. Elle est la plus grande travailleuse et la plus grande aventurière à se débrouiller pour sa famille. C’est une grande conseillère, mais qui n’a pas réussi, du moins dans la société congolaise, à vraiment définir qui elle est, de peur d’être étiquetée de féministe ou mauvaise femme. En écoutant nos réalisations actuelles – médecins, ingénieurs, professeurs, etc. – je me demande quelles auraient pu être nos réalisations professionnelles passées. N’étions-nous pas des dirigeantes, comme Beatrice Chimpa Vita et Anne Zinga d’Angola ? N’avons-nous pas cultivé, pêché dans les marécages, chassé dans les forêts et les clairières, etc.? Je suppose que si nous sommes à la traîne, c’est parce que la modernisation nous a définies comme un genre inférieur à la moyenne.
Le thème des Nations Unies aujourd’hui est le démantèlement des stéréotypes ou des préjugés, mais nous, les femmes, contribuons à enseigner à nos filles et à nos fils à considérer les femmes comme des citoyennes de seconde classe au nom du féminisme africain. Une femme, me dit-on, est soumise, respectueuse et place toujours son mari au premier rang. Être dans une relation où les relations patriarcales sont respectées est ce que nous devrions toutes rechercher. Je vois les matriarchies congolaises disparaître avec le patriarcat croissant des Ndembo, Lunda, Sanga et Bemba. Le pouvoir patriarcal est apparemment ce que nous devons faire.
Aujourd’hui est une grande Journée internationale de la femme, mais tous les jours sont des journées de femmes alors qu’elles courent dans les collines pour aller chercher des marchandises, s’occuper de leurs enfants, travailler dur pour être crédibles, etc. Oui, les femmes célèbrent cette journée parce qu’elles ne sont pas au centre de l’univers.
Les stéréotypes doivent être démantelés, c’est vrai, mais nous, les femmes, pouvons seules les démanteler en n’ayant pas peur d’épouser des messages d’autonomisation d’autres femmes et hommes, parfois. Nous seules pouvons affirmer notre identité en comprenant que nous sommes humaines, féminines, mais égales dans le respect, la pensée et l’action. Les femmes africaines doivent donc réétudier les redéfinitions historiques de leurs identités pour comprendre qui elles sont devenues et affirmer leur pouvoir et leur souveraineté. Nous sommes à une époque où nous devons réaliser - comme une grand-mère me l’a dit un jour, la condition de « kuvukiwa sawa nyama ». « Batakuvuka je na uko na kwenu? » (Comment peut-on « être domestiqué comme un animal »? Comment pouvez-vous être domestiquée quand vous possédez un chez vous?
Pour éliminer la violence à l’endroit des femmes, éliminer la dégradation et la marginalisation, nous devons nous affirmer en tant qu’êtres humains et nous placer au centre de notre univers sans craindre d’être qualifiées de féministes radicales (tous les mouvements n’ont-ils pas de multi-positions sur les questions) ou de mauvaises femmes (qui ne sont pas soumises). Nous devons nous définir comme humaines et essentielles. Ce n’est alors que nous pourrons créer un monde meilleur pour les générations futures.
Pour Congokazi, Ngwaresungu
Omaha, NE
Today is International Women’s Day and we, women, are at the center of the day. We, Congokazi, wish a wonderful International Women’s Day celebration to mothers, nurtures, and strong pillars of the family and society. We are lauded for producing humanity and raising children, but no where do I read celebrations of our autonomy and selfhood. As I listen to a speech telling us how feminists taught us lies and how a woman is independent but submissive, I wonder what it means to be a woman and a feminist?
A woman, I believe, is a companion of man through life. She is the greatest worker and adventurer to fend for her family. She is a great counselor, but one that has failed, at least in Congolese society, to truly define who she is, for fear of being labeled a feminist or a bad woman. As I listen to our current achievements—doctors, physicians, engineers, professors, etc.—I wonder what our past work achievements might have been? Were we not leaders—such as Beatrice Chimpa Vita and Anne Zinga of Angola? Did we not cultivate, fish in swamps, hunt in gardens etc.? I guess if we fell behind, it is because modernization defined us as a subpar gender.
The theme of the United Nations today is dismantling stereotypes or biases, yet we women contribute to teach our daughters and sons to consider women as a second-class citizen in the name of African womanism. A woman, I am told, is submissive, respectful and always places her husband first. Being in a relationship where patriarchal relationships are respected is what we should all seek. I see Congolese matriarchies disappearing with the increasing patriarchization of the Ndembo, Lunda, Sanga and Bemba. Patriarchal power apparently is what we must uphold.
Today is a great International Women’s Day, but all days are women’s days as they run up and down hills fetching merchandise, caring for their children, working hard at work to be credible, etc. Yet, women celebrate this day because they are not at the center of the universe.
Stereotypes need to be dismantled it is true, but we women can alone dismantle them by not being afraid to espouse messages of empowerment of other women and men, at times. We alone can affirm our identity by understanding that we are human, feminine, but equal in respect, thought and action. African women must, hence, restudy the historical redefinitions of their identities to understand who they have become and to assert their power and selfhood. We are in times when we need to realize-- as a grandmother once told me, kuvikuwa sawa nyama? Batakuvuka je na uko na kwenu? (How can one be domesticated like an animal? How can you be domesticated like you don’t have a home?
To eliminate violence against women, eliminate degradation and marginalization, we need to assert ourselves as humans and place ourselves at the center of our universe without fear of being called a radical feminist (Do all movements not have multi-stances on issues) or a bad woman (who is not submissive), we need to define ourselves as human and essential. Only then can we create a better world for future generations.
For Congokazi, Ngwarsungu Chiwengo
Omaha, NE
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