12/01/2025
**RÉACTION DE L’UNION POUR LE CHANGEMENT
AU COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE**
Le communiqué publié par le Ministère de la Défense concernant la mort en détention de M. Anicet EKANE est une insulte à la vérité, une tentative grossière de manipulation de l’opinion, et une nouvelle démonstration du mépris absolu du régime pour la dignité humaine.
1. Une narration officielle mensongère et indécente
Alors que le pays apprend avec effroi la mort d’un opposant historique, le régime ose parler de « décès des suites de maladie » après l’avoir kidnappé, détenu illégalement, et privé de soins essentiels.
L’État tente d’effacer sa responsabilité criminelle derrière des formulations bureaucratiques, mais les faits parlent d’eux-mêmes :
Anicet EKANE a été arrêté sans mandat.
Il a été détenu dans des conditions contraires au droit.
Sa santé, connue comme fragile, a été ignorée volontairement.
Toutes les demandes de prise en charge médicale ont été rejetées ou retardées.
2. Un cynisme d’État inacceptable
Lire dans ce communiqué que M. EKANE « bénéficiait d’une prise en charge appropriée » relève de la provocation.
S’il avait reçu des soins adaptés, il serait encore en vie.
Le régime ne peut pas à la fois :
arrêter un opposant politique sans base légale,
l’exposer à des conditions de détention inhumaines,
ignorer les alertes répétées de sa famille, de ses avocats et des organisations civiles,
puis prétendre, après l’avoir laissé mourir, que tout aurait été fait « conformément à la procédure ».
C’est du mensonge d’État.
3. Une tentative maladroite d’étouffer un crime
Le communiqué évoque l’ouverture d’une enquête.
Nous savons ce que valent ces enquêtes internes :
rien.
Il n'y aura ni vérité, ni justice, tant que ceux qui ont organisé la répression contrôleront les institutions censées enquêter.
4. La responsabilité politique du régime est totale
Le Gouvernement Biya est directement responsable :
de l’arrestation illégale,
de la détention arbitraire,
de la privation volontaire de soins,
et de la mort d’Anicet EKANE.
C’est un crime d’État.
Un acte de persécution politique.
Un assassinat institutionnel, rendu possible par l’impunité et la militarisation de la vie publique.
5. Nous n’accepterons ni le mensonge ni la peur
La mort d’Anicet EKANE n'effacera ni son combat ni les raisons de la lutte.
Elle renforce notre détermination.
Nous exigeons :
une enquête internationale indépendante,
la libération immédiate de tous les prisonniers politiques,
la fin des poursuites militaires contre des civils,
la mobilisation de la communauté internationale pour mettre fin à ces pratiques barbares.
Dr KAPTUE Secrétaire administratif national de l'Union pour le Changement