30/08/2026
بيان جمعية أمهات المفقودين في تونس بمناسبة اليوم الدولي لضحايا الاختفاء القسري
Communiqué de l’Association des Mères des Disparus en Tunisie à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées (au dessous 👇🏼)
في اليوم الدولي لضحايا الاختفاء القسري، تقف جمعية أمهات المفقودين في تونس إلى جانب جميع الضحايا وعائلاتهم، ولا سيما المفقودين في سياق الهجرة، في البحر أو على الأراضي الإيطالية. وتؤكد أن لكل مفقود اسمًا وكرامة وقصة، ولكل عائلة حق غير قابل للتصرف في معرفة الحقيقة والمصير، لا يسقط بالتقادم ولا يخضع للتقدير السياسي أو الإداري.
وتحمّل الجمعية السلطات التونسية والإيطالية وجميع الجهات المعنية، بما فيها المسؤولة عن الإنقاذ والبحث والهجرة، مسؤولية البحث الفعّال عن المفقودين، والتحقيق المستقل والنزيه في حالات اختفائهم، وكشف مصيرهم، وتحديد المسؤوليات ومحاسبة المتورطين دون تأخير.
وعليه، نطالب بـ:
* ضمان حق العائلات في معرفة مصير أبنائها وأماكن وجودهم، وتزويدها بمعلومات دقيقة ومنتظمة حول البحث والإنقاذ والتعرّف على الهوية.
* فتح تحقيقات مستقلة وفعّالة في جميع حالات الاختفاء المرتبطة بالهجرة، بما فيها الغرق والاختفاء أثناء العبور أو داخل مراكز الاستقبال والاحتجاز، ومحاسبة المسؤولين.
* إنشاء آليات دائمة وشفافة ومستقلة للبحث عن المفقودين، مع توفير الموارد والصلاحيات وضمان التنسيق والرقابة بين تونس وإيطاليا.
* جمع الأدلة وحفظها وتوثيق الحالات وتبادل البيانات، وتحديد هوية الرفات وتسليمها إلى العائلات بكرامة.
* تمكين العائلات ومحاميها من الوصول إلى الملفات والسجلات ذات الصلة، والمشاركة الفعلية في البحث والتحقيق.
* توفير الدعم النفسي والاجتماعي والقانوني، وضمان جبر الضرر والتعويض، وعدم إغلاق الملفات أو تعطيلها بسبب مرور الزمن أو نقص التعاون.
إن الحقيقة حق أساسي وواجب قانوني، وليست امتيازًا تمنحه السلطات. وأي تقاعس أو تأخير في البحث والتحقيق وكشف مصير المفقودين يستوجب المساءلة. لذلك ندعو السلطات التونسية والإيطالية إلى التحرك الفوري والشفاف، والتعاون الجاد، وضمان العدالة ومنع تكرار الانتهاكات، وصون كرامة المفقودين وحقوق عائلاتهم.
الزمن لا يمحو المفقود.
والصمت لا يكشف الحقيقة.
وغياب الأدلة لا يبرر غياب البحث.
والحدود لا تلغي مسؤولية الدول.
جمعية أمهات المفقودين في تونس
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À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées, l’Association des Mères des Disparus en Tunisie se tient aux côtés de toutes les victimes et de leurs familles, notamment des personnes disparues dans le contexte de la migration, en mer ou sur le territoire italien.
L’Association réaffirme que chaque personne disparue a un nom, une dignité et une histoire, et que chaque famille dispose d’un droit inaliénable de connaître la vérité et le sort de ses proches, un droit qui ne saurait être éteint par le passage du temps ni soumis à des considérations politiques ou administratives.
L’Association tient les autorités tunisiennes et italiennes, ainsi que toutes les parties concernées, notamment celles chargées des opérations de sauvetage, de recherche et des questions migratoires, responsables de mener des recherches effectives sur les personnes disparues, de garantir des enquêtes indépendantes et impartiales sur les circonstances de leur disparition, de faire toute la lumière sur leur sort, d’établir les responsabilités et de poursuivre les personnes impliquées sans délai.
En conséquence, nous demandons :
* De garantir aux familles le droit de connaître le sort et le lieu où se trouvent leurs proches disparus, et de leur fournir des informations précises et régulières concernant les opérations de recherche et de sauvetage ainsi que les procédures d’identification.
* D’ouvrir des enquêtes indépendantes et efficaces sur tous les cas de disparition liés à la migration, notamment les naufrages et les disparitions survenues lors des traversées ou dans les centres d’accueil et de détention, et de traduire les responsables en justice.
* De mettre en place des mécanismes permanents, transparents et indépendants de recherche des personnes disparues, dotés des ressources et des pouvoirs nécessaires, et de garantir une coordination et un contrôle effectifs entre la Tunisie et l’Italie.
* De recueillir, préserver et documenter les éléments de preuve et les informations relatives aux cas de disparition, d’assurer l’échange des données nécessaires, d’identifier les dépouilles et de les restituer aux familles dans le respect de leur dignité.
* De garantir aux familles et à leurs avocats l’accès aux dossiers, archives et registres pertinents, ainsi que leur participation effective aux processus de recherche et d’enquête.
* De fournir aux familles un soutien psychologique, social et juridique, de garantir leur droit à la réparation et à l’indemnisation, et de veiller à ce qu’aucun dossier ne soit clôturé ou entravé en raison du passage du temps ou d’un manque de coopération.
La vérité est un droit fondamental et une obligation juridique, et non un privilège accordé par les autorités. Tout manquement ou re**rd dans la recherche, l’enquête et l’établissement du sort des personnes disparues doit faire l’objet d’un contrôle et, le cas échéant, engager les responsabilités.
Nous appelons donc les autorités tunisiennes et italiennes à agir immédiatement et en toute transparence, à renforcer leur coopération, à garantir l’accès à la justice, à prévenir la répétition de telles violations et à préserver la dignité des personnes disparues ainsi que les droits de leurs familles.
Le temps n’efface pas les disparus.
Le silence ne révèle pas la vérité.
L’absence de preuves ne justifie pas l’absence de recherches.
Les frontières n’effacent pas la responsabilité des États.
Association des Mères des Disparus en Tunisie