26/08/2026
Construire un point d’eau est une étape importante. Le maintenir fonctionnel, protéger sa source et s’assurer que l’eau reste saine en est une autre, tout aussi essentielle.
C’est dans cette perspective que s’inscrit l’action menée par CREUSET TOGO dans la commune de Kozah 2, dans le cadre du projet sous régional « Les enfants et les jeunes, acteurs de la protection de l’environnement et du climat (EJAPEC) », mis en œuvre avec l’appui technique et financier de Kinderrechte Afrika e. V. (KiRA) et de la Coopération allemande (BMZ).
Prendre soin de l’eau, c’est prendre soin des personnes
Du 18 au 27 août 2026, les communautés de Karè, Gnatre, Fatoudè et Bohou accueillent des sessions de renforcement de capacités destinées aux Comités Eau redynamisés par CREUSET Togo.
Au total, 80 participants, dont 40 femmes et filles, prennent part à ces formations animées par le spécialiste WASH de la Direction Régionale de l’Eau et de l’Assainissement de Kara.
Objectifs : amener nos parents, nos mamans, nos femmes, des jeunes, les élèves et les responsables communautaires a comprendre progressivement que la protection de l’eau est une responsabilité collective.
Ainsi au cours de ces rencontres les participants apprennent notamment à mieux assurer la gestion et l’entretien des points d’eau, à anticiper les besoins de maintenance, à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et à sensibiliser leurs communautés sur la nécessité de protéger les ressources hydriques.
Chaque comité rassemble différents acteurs de la communauté : chefs de village, élèves membres des clubs scolaires, parents d’élèves, leaders communautaires, associations locales, représentants des points d’eau et groupements de femmes.
Cette diversité est importante : l’eau appartient à tout le monde et sa protection ne peut être confiée à une seule personne.
L’un des enjeux essentiels est souvent oublié : avoir accès à l’eau ne signifie pas nécessairement avoir accès à une eau sûre.
Une eau contaminée peut devenir un vecteur de maladies. Les mauvaises pratiques autour des points d’eau, l’absence d’entretien, la proximité de certaines sources de pollution ou encore la mauvaise manipulation et la mauvaise conservation de l’eau peuvent compromettre sa qualité.
C’est pourquoi la protection de l’eau doit commencer avant même qu’elle n’arrive dans le récipient de la famille.
Elle passe par la protection des sources, l’entretien régulier des ouvrages, une bonne hygiène autour des points d’eau, mais également par les comportements quotidiens dans les ménages, les écoles et les espaces communautaires.
Prendre soin de l’eau, c’est donc aussi prévenir les maladies et protéger les enfants.
Quand une communauté prend soin de son point d’eau, elle prend soin de son avenir
À Fatoudè, une participante résume cette prise de conscience :
« Pendant longtemps, nous avons négligé l’entretien de nos points d’eau, pensant que cela n’était pas urgent. Cette formation nous montre que cette négligence mettait en danger notre propre santé et celle de nos enfants. Aujourd’hui, nous savons comment agir et nous sommes déterminés à prendre soin de nos sources d’eau pour protéger la vie de notre communauté. »
Derrière un point d’eau fonctionnel, il y a un enfant qui peut se laver les mains avant de manger, une mère qui peut préparer un repas avec une eau sûre, un élève qui peut fréquenter une école disposant de meilleures conditions d’hygiène, une famille qui évite une maladie et une communauté qui gagne en autonomie.
L’objectif n’est donc pas simplement de disposer de forages ou de points d’eau. Il s’agit de créer les conditions permettant à ces infrastructures de durer, de rester fonctionnelles et de fournir une eau de qualité.