29/09/2026
INVESTIR DANS LA JEUNESSE POUR UNE PAIX DURABLE: LE SEUL PLACEMENT QUI NE FAIT JAMAIS FAILLITE
On ne parle jamais assez de la paix. On ne l'enseigne jamais assez. Et pourtant, elle est la condition première de toute ambition. Sans elle, point de développement, point d'éducation, point d'avenir.
Or, dans nos discours politiques actuels, la paix est souvent invoquée comme un slogan, une incantation creuse, une prière que l'on récite les jours de crise. Nous nous trompons de méthode. La paix ne se décrète pas. Elle se cultive. Elle se sème. Et le seul champ fertile pour semer la paix durable, c'est la jeunesse.
Investir dans la jeunesse n'est pas une dépense sociale. C'est un investissement stratégique pour la sécurité nationale.
Une jeunesse abandonnée est une bombe à retardement.
Il faut avoir le courage de le dire: une jeunesse sans repères, sans formation et sans emploi ne peut pas être une jeunesse de paix. Elle devient, par la force des choses, une jeunesse de proie.
Proie facile pour les vendeurs d'illusions, les extrémismes de tous bords, les trafics en tous genres et la violence comme unique mode d'expression. Quand un jeune homme de vingt ans n'a ni école qui l'élève, ni maître qui l'inspire, ni atelier qui l'occupe, ni terre qui le nourrisse, que lui reste-t-il ? La rue. Et la rue ne donne jamais la paix. Elle ne donne que la révolte.
Chaque franc que l'État refuse d'investir dans l'éducation d'un enfant, il le paiera dix fois plus cher pour assurer la sécurité face à l'adulte qu'il sera devenu. Chaque école que nous fermons par négligence est une cellule de prison que nous ouvrons par avance. C'est une loi implacable.
Investir, ce n'est pas distribuer, c'est transmettre.
Beaucoup confondent investissement et assistanat. Distribuer des gadgets, organiser des concerts ou distribuer quelques billets de banque à la veille des élections, ce n'est pas investir dans la jeunesse. C'est l'acheter pour mieux la perdre.
Investir véritablement dans la jeunesse repose sur quatre piliers sacrés:
1. Investir dans son identité. Un jeune qui ne sait pas d'où il vient ne saura jamais où il va. Il faut lui redonner sa mémoire, son histoire, sa culture, le respect de ses ancêtres. Un jeune enraciné ne se vend pas à la première idéologie venue.
2. Investir dans son éducation. Pas une éducation au rabais, pas une école en paillote. Une éducation de rigueur, d'excellence et de discipline. L'école républicaine, sacrée, qui apprend le respect, l'effort et le mérite.
3. Investir dans sa compétence. L'Afrique n'a pas besoin de plus de chômeurs diplômés. Elle a besoin de bâtisseurs compétents. Il faut massivement investir dans la formation professionnelle, technique et agricole. Donnons à chaque jeune un métier dans les mains, et il ne prendra jamais une a**e.
4. Investir dans son écoute. La plus grande violence faite à notre jeunesse est de ne jamais l'écouter. Nous parlons en son nom, nous décidons à sa place. Or, on ne peut pas construire une paix durable avec une jeunesse réduite au silence. La paix commence quand on donne la parole.
La jeunesse n'est pas le problème, elle est la solution.
Il faut inverser notre regard. Tant que nos gouvernants verront la jeunesse comme un problème à gérer, comme une foule à contenir, ils échoueront. La jeunesse n'est pas un fardeau démographique. Elle est le seul capital qui nous reste.
La paix la plus solide n'est pas celle qui est assurée par les casernes, les blindés et les couvre-feux. C'est celle qui est assurée par des jeunes qui ont un avenir à défendre. Un jeune qui a un emploi, une terre, une entreprise, une fierté, ne brûle pas son pays. Il le protège, car il a quelque chose à perdre.
En définitive, la question n'est pas de savoir si nous avons les moyens d'investir dans la jeunesse. La question est de savoir si nous avons les moyens de ne pas le faire.
Car le prix de l'abandon sera toujours plus élevé que le coût de l'investissement.
Investir dans la jeunesse, ce n'est pas préparer la paix de demain. C'est garantir la paix d'aujourd'hui.
Cellule de communication