Paroisse Immaculée Conception de Tsihinu

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Dimanche, 10 mars 2024.Homélie du 4ème Dimanche de carême, Année B2Chroniques 36 14-16, 19-23 / Ps137 1-6 / Éphésiens 2 ...
09/03/2024

Dimanche, 10 mars 2024.
Homélie du 4ème Dimanche de carême, Année B
2Chroniques 36 14-16, 19-23 / Ps137 1-6 / Éphésiens 2 4-10 / Jn 3 14-21

« Que ce soit par amour ; on ne peut pas aimer la haine dans le cœur, ni aimer pour être loué, mais agir par amour pour Dieu et pour le prochain comme le Christ l’a fait pour nous »

Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Nous nous rapprochons peu à peu de la joie pascale, et, ce dimanche dénommé laetare (dimanche de la joie) nous propose une rétrospection du chemin déjà parcouru vers pâques. En amendant nos efforts, les textes de ce jour nous invitent à reconnaître la fidélité de Dieu à nous rapprocher de lui ; voilà pourquoi le Christ est venu pour nous sauver et non nous juger à nous condamner.

1- La colère de Dieu a pour but le salut.
Ce qui doit réjouir les enfants de Dieu, c’est qu’il ne les châtie pas pour les détruire, mais plutôt pour les justifier, et leur rendre la vie. Voilà la source de notre joie. La première lecture nous présente le décret du roi Cyrus portant la reconstruction d’Israël (2Ch 36, 22-23) après l’exil qui était une punition à cause de l’infidélité et de l’idolâtrie du peuple (2Ch 36, 16-21). Le Seigneur, en punissant, fait en même temps son plan pour notre régénération dans le Christ. Et cette régénération qui était le retour et la reconstruction de Jérusalem, est pour nous aujourd’hui le Salut apporté par le Christ à travers sa croix et sa résurrection (Jn 3, 14-15). Il est venu pour sauver l’homme de ses iniquités et non pour le condamner.

2- Jésus est la Source du Salut.
La reconstruction de Jérusalem et du temple, n’est qu’une annonce de la vraie et totale reconstruction dans le Christ. Et la reconstruction du Christ est le salut qu’il a apporté à l’humanité. Nous nous approchons de Jérusalem, Jésus va être mis sur la Croix et de là il attirera toute l’humanité à lui, pour accomplir ce que son nom signifie : Dieu sauve. L’Evangile nous met en garde contre notre persistance dans le mal malgré notre profession de foi (Jn 3, 1-16). Il devient ainsi le centre même de la reconstruction, c’est lui-même qui est le temple et le chemin qui conduit à la nouvelle Jérusalem. Cette nouvelle Jérusalem, c’est la vie éternelle. Mais pour y parvenir, il va falloir reconnaître, aimer et suivre la lumière du Christ.

3- La croix comme lumière qui attire le Chrétien.
La lumière qui a surgit dans l’obscurité du vendredi saint, c’est la croix du Seigneur, ce faisceau lumineux qui continue d’éclairer le monde et l’Eglise aujourd’hui. C’est lui qui nous permet de discerner nos actes et nous guide vers la vérité, et cette vérité, c’est qu’à cause de la foi, nous obtenons le salut par la grâce que nous acquérons par les mérites de la croix du Seigneur (Eph 2, 7-8). Etre élevé donc est une allusion à la résurrection ; comme la croix est en même temps suivie de la résurrection, notre conversion constitue pour nous une résurrection des tombes de nos péchés vers la lumière.

4- Il faut que nous accueillions la lumière.
Nous devons nous reprendre aujourd’hui car, aussi bien notre création par Dieu que notre révolte, font partie de notre réalité quotidienne. Notre foi doit se refléter dans nos cœurs, nos bras, nos jambes et orteils, lorsque nous faisons les œuvres de l’amour de Dieu et du prochain. Que ce soit par amour ; on ne peut pas aimer la haine dans le cœur, ni aimer pour être loué, mais agir par amour pour Dieu et pour le prochain comme le Christ l’a fait pour nous. C’est en cela que notre joie sera débordante et sans fin.

Puisse la grâce de l’Eucharistie de ce jour nous obtienne d’accueillir la lumière du Christ afin que nos actes s’accordent vraiment avec notre vie intérieure pour notre salut et celle des autres. Amen !

Dimanche, 03 mars 2024.Homélie du 3ème Dimanche de carême, Année BExode 20,1-17 / Psaume 19, 8-11 / 1Corinthiens 1 22-25...
02/03/2024

Dimanche, 03 mars 2024.

Homélie du 3ème Dimanche de carême, Année B
Exode 20,1-17 / Psaume 19, 8-11 / 1Corinthiens 1 22-25 / Jean 2 13-25

«Voir en notre frère, en notre sœur, l’image de Jésus, nous permet de respecter leur corps, de ne pas en faire objet de débauche, ni de médisance, ni de calomnie, ni de haine…Car ce sont ces corps que le Christ a promis de ressusciter»
Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Le dimanche dernier, le Christ montrait sa gloire à ses disciples. Aujourd’hui, les textes nous l’indiquent comme le vrai temple de Dieu, en qui nous devons connaître sa loi et l’adorer vraiment. En ce sens nous allons méditer le Christ comme le nouveau Moise, le vrai temple de Dieu, et qui fait de ceux qui le suivent, non seulement des temples vivants pour Dieu mais encore de vrais adorateurs.

1- Jésus, nouveau Moise mais surtout la Loi suprême de Dieu.
A l’instar de Moise qui est monté au Sinaï pour rencontrer Dieu, et recueillir sa volonté pour son peuple (Ex 20, 1-2), Jésus est allé en son temps au temple. Mais ici, Jésus ne se présente pas en tant qu’un simple médiateur ; il est plus grand que Moise. Il est Dieu, le Christ. Lui, il n’est pas allé pour écouter mais pour parler, donner la loi, mieux se donner puisqu’il est lui-même la nouvelle loi de Dieu. Jésus est l’image même de ce Dieu qui parlait à Moise et au peuple d’Israël, donc il inaugure une nouvelle ère où Dieu nous rejoint dans nos misères pour nous instruire. C’est dans cet esprit qu’il rappelle comment le temple doit être respecté (Jn 2, 16). Mais de quel temple parle Jésus ?

2- Le Christ est le Vrai temple de Dieu.
Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai (Jean 2.19). Le Christ se révèle ici comme le vrai temple de Dieu. En effet, cet épisode en saint Jean ne parle pas simplement du déplacement des vendeurs, mais il annonce le remplacement de ce temple. Il s’agit de remplacer l’ancienne manière de pratiquer la religion, avec les manifestations extérieures sans communion à Dieu, par la vie dans le Christ. En disant détruisez, il dit prophétiquement, dépêchez-vous de détruire ce temple afin que je puisse en trois jours, par ma passion, vous rebâtir le vrai temple nouveau de l’adoration en esprit et en vérité (Jn 4, 23). Jésus est en même temps le nouveau et vrai médiateur entre Dieu et les hommes, la Loi même de Dieu c'est-à-dire l’Amour, le temple où nous avons la vraie communion à Dieu.

3- En Jésus, nous sommes des temples pour Dieu.
En agissant dans le temple, Jésus, tout en nous invitant à reconnaître qu’en lui se trouve toute la loi et les prophètes, enseigne que toute la foi tourne désormais autour de lui. Il parlait du temple de son corps qu’il ressusciterait trois jours après avoir été mis à mort. C’est pourquoi saint Paul, dans l’épître aux Corinthiens, révèle l’identité du Christ sauveur que nous proclamons : Un Messie crucifié, scandale dans le monde et chez les juifs. Mais pour tous ceux qui croient en lui, quelle que soit leur identité, il est puissance et sagesse de Dieu (1Co 1, 23-24).

4- En Jésus, nous devenons de vrais adorateurs.
Le Seigneur nous transforme en ce vrai temple, en prenant chair, et en faisant de nous par sa résurrection et notre baptême, son Corps mystique qui est l’Eglise. Chers frères et sœurs, nos communautés de diverses races, d’hommes et de femmes, de jeunes et de vieux, de pauvres et de riches, de pécheurs et de saints, deviennent le temple où Jésus renouvelle son sacrifice et où Dieu est présent. Chacun de nous doit incarner ce temple et doit en vivre. Voir en notre frère, en notre sœur, l’image de Jésus, nous permet de respecter leur corps, de ne pas en faire objet de débauche, ni de médisance, ni de calomnie, ni de haine…Car ce sont ces corps que le Christ a promis de ressusciter. C’est ce faisant, que nous respectons le temple du Seigneur. Dans nos pénitences, n’oublions pas de nous souvenir que nous devons changer notre façon de traiter notre corps et celui du prochain.

Puisse l’Eucharistie de ce dimanche nous donner la grâce de connaître le vrai sens de la loi et du temple pour que ce temps de carême et de privations nous permette de vraiment nous greffer sur Jésus pour notre salut. Amen !

Dimanche 25 février 2024.Homélie du 2ème Dimanche de carême, Année BGenèse 22 1-2, 9-18 / Ps 116 10, 15-19 / Romains 8 3...
25/02/2024

Dimanche 25 février 2024.
Homélie du 2ème Dimanche de carême, Année B
Genèse 22 1-2, 9-18 / Ps 116 10, 15-19 / Romains 8 31-34 / Marc 9 2-10

« Il faut surtout apprendre à écouter le Christ dans le frère ou la sœur qui nous conseille, qui nous appelle au secours, qui demande notre aide, qui a besoins que nous lui accordions notre temps pour écouter ses soucis »
Méditation de l’Abbé Prudence YAWO
Le premier dimanche de carême était pour nous l’occasion d’apprendre à nous convertir en imitant Jésus dans le rejet de santan et dans le choix de Dieu. Voilà pourquoi Dieu insiste aujourd’hui sur cette imitation en nous demandant de l’écouter car c’est son sacrifice qui nous ouvre la porte de la résurrection.

1- Abraham devenu l’image du Dieu Amour.
La première lecture nous montre comment Abraham a reÇu la bénédiction de Dieu. C’est en offrant son amour à Dieu ; il n’a pas refusé de lui donner en sacrifice, son unique fils car il croyait déjà que Dieu seul peut faire mourir et ressusciter. En cela, il devient l’image du Dieu amour qui se partage à nous les hommes. Celui qui aime Dieu doit être capable de l’écouter c’est-à-dire d’accueillir et mettre en pratique ses commandements. Et Abraham nous apprend à éviter l’attachement excessif aux biens temporels. C’est pour cela que Dieu lui a ouvert sa gloire en lui confiant la paternité de tous les croyants. Il a reÇu une transformation sur cette montagne où Dieu l’a mis à l’épreuve (Gn 22,15-18). C’est donc au cœur des épreuves quotidiennes, si nous nous montrons attachés à lui, que le Seigneur nous ouvre les portes de sa gloire.

2- En Jésus, l’amour de Dieu nous transfigure.
Jésus incarne l’amour de Dieu à nos yeux. Dans la trasfiguration qui nous est rapportée dans l’Evangile, transparaît en même temps, le sacrifice suprême de Jésus, œuvre de l’amour infini de Dieu pour nous. Comme Isaac pour Abraham, Jésus, l’unique de Dieu va, non pas être sacrifier mais, se sacrifier lui-même pour que nous tous, nous accédons à la résurrection. En fait, c’est l’image de Jésus ressuscité qui est montrée aux apôtres, porteurs de la bonne nouvelle du Jésus de l’Evangile. Il leur a montré la gloire qu’ils auront quand ils s’appliqueront dans leur vie à écouter (Mc 9,7) le Fils de Dieu, même au milieu des vacarmes et attraits du monde. Le temps de carême nous est donné pour nous entraîner à cette profession de foi qui est notre abandon dans les seuls mains de Dieu.

3- Vivre en Jésus nous ouvre la gloire de Dieu.
Le fruit de l’amour de Dieu manifesté en Jésus au Tabor, est la résurrection car la souffrance du Christ a pour conséquence, l’ouverture de la porte de la résurrection pour nous. Si Dieu nous a aimé au point de laisser son propre Fils Unique mourir pour notre salut, c’est qu’il est capable de nous procurer, avec lui, tout ce dont nous avons besoin, nous dit saint Paul dans la seconde lecture (Rm 8,32-34). Alors, pour accéder à la résurrection et à sa gloire, il va falloir écouter le bien aimé de Dieu par qui nous gagnons ce bien inestimable. Tout ce qu’il nous demande, c’est d’éviter l’attachement excessif aux biens qui passent : femmes, hommes, argent, maisons, terrains, honneurs, complexe de supériorité… Tout ce qui ne nous procure qu’une joie éphémère. Il faut surtout apprendre à écouter le Christ dans le frère ou la sœur qui nous conseille, qui nous appelle au secours, qui demande notre aide, qui a besoins que nous lui accordions notre temps pour écouter ses soucis.

Daigne le Seigneur nous donner cette grâce d’amour qui écoute le Christ dans l’utilisation des biens temporels pour l’unique but d’accéder à la vie éternelle. Amen !

Dimanche, 11 février 2024.Homélie du 5ème Dimanche du Temps Ordinaire BLévitique 13 1-2, 44-46 / Ps 32 1-2, 5, 11 / 1Co ...
11/02/2024

Dimanche, 11 février 2024.

Homélie du 5ème Dimanche du Temps Ordinaire B

Lévitique 13 1-2, 44-46 / Ps 32 1-2, 5, 11 / 1Co 10 31-11 1 / Marc 1 40-45

« Il faut avoir un respect à l’égard de la santé et de la situation de misère de ton prochain. Ton témoignage d’amour constitue déjà pour lui, un début de guérison »

Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

La liturgie nous rappelait notre fragilité devant la souffrance et nous indiquait le Christ qui seul domine tout. En ce 6ème dimanche du Temps Ordinaire, nous sommes aux portes du Temps de carême et l’Evangile nous présente Jésus comme celui qui est venu réunir tous les hommes. La loi nous divise facilement, mais l’amour nous uni et nous permet de respecter les autres même dans leurs misères.
1- La loi sans amour est source d’exclusion.
La prescription de Yahvé dans la première lecture a donné occasion aux Israélites d’écarter leurs frères atteins de la lèpre. Il faut rappeler que la lèpre dont on parle n’était pas ce qu’est la lèpre aujourd’hui, mais un mal considéré comme ce qui rend impur. Alors, celui qui est impur doit s’éloigner des purs pour les épargner de son impureté. La lèpre était donc considérée comme une maladie contagieuse surtout à cause de l’aspect peccamineux dont elle revêt. Le prêtre était chargé de faire le diagnostic de la maladie, de déclarer le malade impur et de lui prescrire l’exclusion ; lui seul pouvait encore déclarer le malade guéri (Lv 13, 2. 44). Mais Jésus, dans l’Evangile vient de nous montrer une autre figure du prêtre, celle de celui qui rassemble et qui purifie. Il purifie du péché qui est la lèpre du chrétien.

2- Le Christ instaure la loi de l’amour qui rassemble.
Nous voyons dans la transgression que Jésus semble commettre (Mc 1, 44) à l’égard de la loi, une leçon. Il faut que l’amour nous porte à éviter la marginalisation, l’exclusion, la stigmatisation. Il porte la figure du prêtre à perfection en faisant de lui un rassembleur, un guérisseur, un purificateur (Mc 1, 41-42), contrairement à celui de l’Ancien Testament qui était chargé de protéger la Société contre le miséreux (Lv 13, 45-46). Jésus montre que l’impureté ne doit plus être source d’exclusion, et n’est pas causé par la maladie. Nous sommes tous égaux devant Dieu et l’impureté n’épargne personne c’est pourquoi l’exclusion n’est pas la solution. Comme Jésus, nous devons plutôt nous faire proche des miséreux et les aider à se relever. Ce n’est pas aimer leur misère, mais les aimer et les aider à en sortir ; c’est le devoir du chrétien.

3- Vivre dans le Christ, c’est cultiver la solidarité.
Le chrétien doit être un rassembleur et non un diviseur, un ségrégationniste. C’est pourquoi Saint Paul nous convie par sa triple exhortation dans la deuxième lecture, à n’être pour personne, un obstacle (1Co 10, 32). Ecarter la personne, c’est l’enfoncer encore plus dans le mal qui le paralyse. L’attitude et le regard compatissant de Jésus ont donné au lépreux d’oser demander la purification (Mc 1, 41). Mon frère, ma sœur, tu n’es pas assez pécheur pour ne pas t’approcher de Jésus. Il est là pour te guérir de ton iniquité, et te demande d’en faire autant pour ton prochain. Il faut avoir un respect à l’égard de la santé et de la situation de misère de ton prochain. Ton témoignage d’amour constitue déjà pour lui, un début de guérison. Il faut l’encourager au lieu de trouver dans sa maladie, un motif de condamnation C’est ce que l’Eglise nous conseille en cette Journée mondiale des Malades.

4- La lèpre est aussi l’image du péché.
La lèpre du chrétien, c’est le péché ; comme la lèpre éloignait le lépreux de la communauté, ainsi le péché brise l’amitié de l’homme avec Dieu et le coupe de la communauté. Mais comme le lépreux de l’Evangile, nous ne devons pas craindre d’approcher l’amour de Dieu. Nous devons braver les barrières de la honte et de l’indignation pour revenir à Dieu qui veut nous réconcilier avec lui. Et comme il a guéri et renouvelé la vie du lépreux, il va nous restaurer. C’est à cela que l’Eglise nous invitera au mercredi des cendres prochain. Allons donc avec courage nous confier à la miséricorde de Dieu, et lui, fera de nous des hommes nouveaux.

Puisse l’Eucharistie nous aider à éviter de stigmatiser nos frères mais plutôt de faire communauté avec eux pour que le Christ nous transforme tous. Amen !

Dimanche, 21 janvier 2024.Homélie du 3ème Dimanche du Temps Ordinaire, Année B1Samuel 3 3-10, 19 / Ps 40 2, 4, 7-10 / 1C...
21/01/2024

Dimanche, 21 janvier 2024.

Homélie du 3ème Dimanche du Temps Ordinaire, Année B
1Samuel 3 3-10, 19 / Ps 40 2, 4, 7-10 / 1Co 6 13-15, 17-20 / Jean 1 35-42

« Dieu attend notre conversion pour appeler nos frères à la conversion »
Méditation de l’Abbé Prudence YAWO
Nous avons appris dimanche dernier que notre rencontre avec Jésus change notre être, et constitue en même temps pour nous une responsabilité. C’est pour cela que la liturgie de ce troisième dimanche du temps ordinaire nous apprend notre besoin absolu de repentance et notre besoin immédiat d’une réponse rapide à l’appel de Dieu.

1- Le disciple a besoin de conversion pour aller en mission.
Le Royaume de Dieu tant annoncé par les prophètes est accompli en Jésus Christ. C’est pourquoi, à l’image des prophètes Jésus vit et partage la vie de son peuple, mais Lui, à travers ses paroles et ses actes. La première lecture du livre de Jonas nous raconte comment Dieu a obligé le prophète désobéissant et en fuite, pour le convertir afin que se repentant, il aille prêcher la repentance à Ninive (Jon 3,1-5). Le livre de Jonas n’est pas seulement un livre prophétique, mais il nous apprend la Mission du Christ, et celle qui est assignée à son Eglise. Comme la conversion des habitants de Ninive a été prompte (Jon 3, 5), ainsi l’exigence de Jésus à l’égard de ceux qui s’approchent de Lui. Autour de nous aussi aujourd’hui, il a beaucoup d’hommes et de femmes qui n’attendent souvent qu’un mot pour se réveiller et livrer leur vie à Dieu. Dieu nous envoie les rencontrer. Dieu attend notre conversion pour appeler nos frères à la conversion.

2- Le disciple de Jésus doit se laisser former par Lui.
Jésus dans l’Evangile, est le nouveau Jonas mais qui dépasse celui-ci ; son message est pressant, pas menaçant mais plutôt libre et joyeux « la bonne nouvelle ». En Jésus s’accompli le Royaume de Dieu qui apporte la joie, et celui qui décide de le suivre est sûr de prendre part à cette joie. Alors, il faut un engagement. Le psaume que nous avons chanté nous appelle à nous disposer à la volonté de Dieu pour qu’il nous enseigne. Alors, Jésus nous invite à joindre notre réponse de disciple, la conversion car la foi implique la conversion. Croire à l’Evangile nous invite à la résolution de prendre au sérieux, les paroles de Jésus, de les traduire en actes et de faire confiance à l’autorité de Jésus.

3- Notre conversion signifie détachement du matériel.
La conversion et la foi ne sont pas deux actions successives, mais sont deux attitudes qui guident un même mouvement. Une attitude de détachement qui est la conversion, et une autre de formation qui est la croyance ou la foi c'est-à-dire la construction de sa vie sur l’Evangile, et la marche à la suite de Jésus. C’est ce que Pierre, Jacques et Jean ont fait. Saint Paul dans la deuxième lecture, nous apprend comment nous devons nous détacher du monde, car, tant que le Christ est là, nous n’avons plus le temps d’attendre mais de nous appliquer en même temps : Que nos biens, nos amis, nos fonctions, nos femmes, notre argent, nos colères…ne nous fassent pas négliger les conseils de Jésus qui sont pour nous, gages de la Joie éternelle. Puisque ce monde que nous voyons passe, nous devons nous tourner vers celui qui nous donne les biens éternels.

Demandons au Seigneur dans cette Eucharistie, comme le psalmiste, de nous enseigner ses chemins (Ps 25, 4), afin que nous puissions accorder, comme les cordes d’une guitare, notre conversion à notre foi, afin de mieux annoncer le Royaume des Cieux pour que le monde se tourne vers Dieu. Amen !

Louez soit Jésus-Christ en ce 3èmeDTO année B l'église nous invite à lire la Bible chaque jour
21/01/2024

Louez soit Jésus-Christ en ce 3èmeDTO année B l'église nous invite à lire la Bible chaque jour

Dimanche 14 janvier 2024.Homélie du 2ème Dimanche du Temps Ordinaire, Année B1Samuel 3 3-10, 19 / Ps 40 2, 4, 7-10 / 1Co...
14/01/2024

Dimanche 14 janvier 2024.

Homélie du 2ème Dimanche du Temps Ordinaire, Année B

1Samuel 3 3-10, 19 / Ps 40 2, 4, 7-10 / 1Co 6 13-15, 17-20 / Jean 1 35-42

« Comme Jésus nous a associé à son œuvre, nous ne devons pas nous considérer comme les seuls dignes de la mission mais la mener ensemble avec nos frères (Curé avec vicaires, fidèles ensembles autour de leurs pasteurs sans exclusion »

Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Les expériences vécues avec Dieu restent toujours gravées dans notre mémoire et constituent un stimulus pour notre vie de disciple du Christ. L’Evangile de ce dimanche nous le rappelle en nous disant que notre rencontre avec Jésus change notre être, et constitue en même temps pour nous une responsabilité.

1- La rencontre avec Jésus change notre manière d’être
Dans la première lecture, Samuel a été guidé par Eli pour reconnaitre la voix du Seigneur. Après avoir reconnu le Seigneur, il grandit, le Seigneur était avec lui et il ne laissa aucune parole de Samuel sans effet (1S 3, 19). C’est de même que Jean Baptiste a indiqué Jésus à ses disciples mais Jésus leur demande : Que cherchez- vous ? (Jn 1, 38). Cela veut dire que nous ne pouvons suivre Jésus sans véritable objectif. En cherchant à savoir où il demeure, le maître leur offre la grâce de demeurer avec lui et à partager sa vie en toute chose, c’est ce que signifie le fait qu’ils aient passé le reste de la journée avec lui. Chacun de nous a une soif en lui du bien suprême qui nécessite un guide auquel il faut faire confiance. Et il faut alors à son indication, accepter faire notre rencontre personnelle avec le Christ qui change notre être et notre façon de voir les choses : Tu es Simon...tu t’appelleras Kephas (Jean 1.42). Le changement de nom investi Simon non seulement d’une nouvelle vie mais encore d’une mission.

2- Trouver Jésus fait de nous pour lui des missionnaires
Les disciples, ayant reconnus Jésus, n’ont pas gardé la nouvelle pour eux-mêmes, mais l’ont annoncé à leurs frères. L’appel de Jésus ne constitut pas une répartition équitable, voilà pourquoi nous ne devons priver aucun de notre entourage de son appel. De-même, nous ne pouvons mener seul la mission ; Comme Jésus nous a associé à son œuvre, nous ne devons pas nous considérer comme les seuls dignes de la mission mais la mener ensemble avec nos frères (Curé avec vicaires, fidèles ensembles autour de leurs pasteurs sans exclusion. A chaque fois que nous venons à Jésus, non seulement il nous accueille, mais surtout il change tout notre être et notre vision des choses. Alors, nous devons le faire connaître, pas simplement sur les lèvres, mais aussi par notre comportement de disciple du Christ, car en effet, nous ne faisons qu’un avec le Christ (cf.1Co 6,15. Et ce changement qu’il apporte à notre vie constitue pour nous en même temps une responsabilité.

3- Notre responsabilité nous engage à la pureté de vie.
C’est pourquoi Saint Paul nous invite à remplir cette mission en toute responsabilité en respectant notre corps et évitant la débauche (cf. 1Co 6, 13). En cela, nous témoignons que Jésus est en nous. Il faut que nous permettions à l’Esprit Saint de travailler en nous qui sommes son temple (cf. 1Co 6, 19) ; il faut donc pour y parvenir, cultiver la vertu de la pureté qui est porté par celle de la piété. Chers frères et sœurs, notre monde est rempli d’actes méprisant le corps humain : la banalisation de la nudité, l’avortement légalisé un peu partout, des vêtements et chaussures mettant aujourd’hui l’homme à nu, et tout ce qui est montré sur les media. Nous sommes en tant que chrétiens, chargés d’éloigner notre comportement de ces maux, et alors, notre vie témoignera de la volonté du Christ que nous annonçons par la parole de Dieu.

Puisse l’Eucharistie de ce jour nous aider à reconnaitre le changement que Dieu a apporté à notre être, et à prendre en compte notre mission auprès de nos frères les humains. Amen !

Dimanche, 07 janvier 2023.Homélie du Dimanche de l’Epiphanie du Seigneur, Année BIsaïe 60 1–6 / Psaume 72 1–2, 7–8, 10–1...
06/01/2024

Dimanche, 07 janvier 2023.

Homélie du Dimanche de l’Epiphanie du Seigneur, Année B
Isaïe 60 1–6 / Psaume 72 1–2, 7–8, 10–13 / Éphésiens 3 2–3, 5–6 / Matthieu 2 1–12

« Étant incorporé à Lui dans sa crucifixion, le Chrétien est aussi ressuscité avec Lui, et alors ce n’est plus lui qui vit mais c’est le Christ qui vit en lui toute situation de sa vie »

Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Durant toute la semaine dernière, l’épiphanie du Seigneur était visible aux yeux du peuple de Dieu à travers le témoignage de Jean Baptiste, d’André, de Philippe et de Nathanaël ainsi que celui du Père lui-même. Celle d’aujourd’hui est mise en exergue car c’est la manifestation du Seigneur cette fois-ci pas seulement aux juifs, mais à tous les peuples sans exception.

1- Dieu se manifeste aux nations.
Ce jour est une solennité à cause de la portée de l’événement. Dieu se montre non plus seulement à son peuple mais particulièrement à toutes les nations païennes : Les mages représentent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui font d’autres pratiques religieuses telles, l’astrologie et autres du même genre. Mais c’est à eux que le message à été annoncé avec un tel retentissement. Ce qui est encore surprenant, ils se sont levés aussitôt pour aller l’adorer et lui offrir des présents. C’est l’attitude de l’homme en quête de Dieu et dès qu’il le trouve, doit tout laisser pour aller vivre avec lui et l’adorer.

2- La visite des Mages comme manifestation du règne de Dieu.
Les Mages sont venus avec des insignes humains mais royaux pour les offrir à un pauvre enfant couché dans une mangeoire. Ils donnent l’Or pour exalter sa royauté, l’Encens pour l’adorer car il est Dieu, et la Myrrhe pour sa sépulture prochaine est en même temps la reconnaissance de sa condition mortelle. Il est Roi mais il a vraiment pris notre chair afin de nous communiquer sa divinité. Ceci nous invite à savoir que tout ce que le Christ aura vécu, nous aussi, par une volonté ferme, pouvons le vivre en étant incorporé à lui dans le baptême.

3- L’attitude que le chrétien peut apprendre chez les Mages.
Le Chrétien est appelé à reconnaitre que, devenu l’un de nous par son humilité, Jésus est venu établir le règne de Dieu. Étant incorporé à Lui dans sa crucifixion, le Chrétien est aussi ressuscité avec Lui, et alors ce n’est plus lui qui vit mais c’est le Christ qui vit en lui toute situation de sa vie. Voilà la source de notre joie. Pour cela, nous devons offrir offrir à Dieu ce que nous avons de précieux, à l’instar des mages, tout en évitant l’idolâtrie que nous faisions autrefois.

Réjouissons-nous donc de la grâce que Dieu nous donne et demandons-lui nous accorder cet esprit de tout laisser pour accueillir le don précieux qu’il nous fait, de vivre comme le Christ, Roi humble et victorieux, et de savoir offrir ce que nous avons de plus précieux à Dieux. Amen !

Lundi, 1er janvier 2023.Homélie de la Solennité de Sainte Marie Mère de DieuNombres 6 22–27 / Psaume 67 2–3, 5–6, 8 / Ga...
01/01/2024

Lundi, 1er janvier 2023.
Homélie de la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu
Nombres 6 22–27 / Psaume 67 2–3, 5–6, 8 / Galates 4 4–7 / Luc 2 16–21

« Ce premier jour de l’an où nous implorons la paix, Dieu nous donne, par Marie, la grâce de pouvoir bénir »
Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Après nous avoir montré la sainte Famille de Jésus Marie et Joseph comme le meilleur exemple familial à imiter, la liturgie de l’incarnation découvre à nos yeux, en ce premier jour de l’an, Marie, membre important de cette sainte Famille, comme Mère de Dieu, le Seigneur de la paix dont nous invoquons le nom sur l’année.

1- Marie est la Mère de Dieu.
Le Fils de Marie est nommé : Messie, c’est-à-dire le sauveur qu’on attendait ; le Seigneur, c’est-à-dire qu’il est d’origine divine et maître de l’histoire. Ce double titre annoncé par l’ange nous révèle Jésus comme pleinement divin. Et le signe prophétisé par Isaïe (Is 7,14) et repris dans l’Evangile du jour nomme Marie en premier. Sa maternité virginale est inséparable de l’incarnation de Jésus. Le Christ en effet s’est fait proche de nous à travers Marie, et en Marie. Marie « Theotokos » (Mère de Dieu en grec) est comme la garantie de l’union indissoluble de Dieu et de l’homme dans la personne unique de Jésus Christ. C’est en elle que Jésus, prenant chair, unit l’humain au divin et nous permet d’être fils dans le Fils. Marie est alors Mère de Dieu (Jésus, Homme-Dieu) et par conséquent, notre Mère en tant que divinisés en Christ et membres du corps mystique du Christ qu’est l’Eglise.

2- Marie est Co-rédemptrice avec Dieu.
Dans l’épître aux Galates, saint Paul nous montre le rôle de Marie dans le mystère de la rédemption. Dieu a envoyé son Fils né d’une femme (Ga 4, 4). Marie devient ainsi Co-rédemptrice en disant « Oui » à Dieu, acceptant ainsi que le verbe prit chair en elle. En elle, Dieu est devenu enfant en Jésus Christ qui devient le premier des fils que Dieu s’est acquis par son incarnation. Et Marie devient la Mère de tous les enfants de Dieu qui ne font qu’un seul corps avec le Christ. Elle participe ainsi à chaque fois au salut de ceux que Dieu appelle.
Ce premier jour de l’an où nous implorons la paix, Dieu nous donne, par Marie, la grâce de pouvoir bénir. Puisque dans le Fils nous avons reçu le pouvoir de dire du bien, Marie a été celle sur qui Dieu a fait briller premièrement son visage (Nb 6,25) de façon définitive. Par conséquent, c’est à travers elle que l’auteur de la bénédiction nous a transmis le pouvoir de prononcer avec effet, ses paroles nobles, d’appeler Dieu Père et d’être exaucé.
Puisse par cette première Eucharistie de l’an, nous soyons accompagnés par la mère de Dieu afin qu’elle nous mène sur les chemins de vie, de paix et de justice tracés par son Fils, pour la gloire de Dieu et pour notre Salut. Daigne le Christ bénir l’année pour tous. Amen !

A VOUS TOUS
BONNE HEUREUSE PAISIBLE ET SAINTE ANNEE 2024 !

Lundi 25 décembre 2023.Homélie du jour de la Nativité Année AIsaïe 52 7–10 / Psaume 98 1–6 / Hébreux 1 1–6 / Jean 1 1–14...
25/12/2023

Lundi 25 décembre 2023.

Homélie du jour de la Nativité Année A
Isaïe 52 7–10 / Psaume 98 1–6 / Hébreux 1 1–6 / Jean 1 1–14

« Notre paix, notre justice, notre bien-être, notre réussite...ne peuvent advenir que par le Christ, dans la mesure où nous l’écoutons et nous soumettons à Lui »

Méditation de l’Abbé Prudence YAWO

Dans cette nuit, nous avons accueillis le nouveau-né comme Dieu fait homme ainsi que comme l’agneau du sacrifice offert par Dieu lui-même pour répondre aux besoins spirituels comme humains de l’homme. Ce matin, allons à la crèche pour découvrir le Verbe fait chair comme vrai commencement de notre monde, car il apporte le salut à l’ensemble de la création puisque désormais, Dieu parle à travers lui.
Le Verbe fait chair est aussi créateur.
Saint Jean emploi le mot ‘’commencement’’ au début de son évangile pour nous présenter l’enfant de la crèche comme celui qui vient recréer l’ensemble du monde. Comme ‘’au commencement’’ (Gn1, 1) Dieu a créé le Ciel et la terre, c’est le Christ qui vient aujourd’hui en tant que Dieu fait homme (Jn 1,1-3. 14) pour refaire l’humanité déchue et pour la renouveler. C’est pourquoi il fait de tous ceux qui l’accueillent, des enfants de Dieu. Par lui, nous retrouvons notre nature perdu par le péché originel. Il est donc vraiment Dieu car dans le passé, rien ne s’est fait sans lui.
Son salut est pour tous.
Le Christ apporte un salut vraiment universel et le prophète Isaïe l’annonce pour toutes les extrémités de la terre (Is 52, 10). Les prophètes messagers de Dieu, c’est le sens de la bonne nouvelle dans la Bible (Rm 1,1), et c’est ce que le texte dit de l’ultime messager de Dieu, le Christ. En sa venue, nous voyons la venue en personne, de Dieu qui a pardonné. C’est aux yeux de toutes les nations que Dieu a montré sa sainteté et, car le Christ est venu pour la consolation de son peuple et montrer aux nations, le Dieu saint qui les visites pour leur transmettre sa nature.

3- C’est par lui désormais que Dieu a parlé.
Dieu est venu parmi nous en personne, c’est l’explication que nous pouvons donner à ce que l’auteur de la lettre aux hébreux nous dit ce matin. La différence entre les prophètes et celui qui vient de naître, c’est que lui est Fils de Dieu (He 1, 1-2) par qui tout a été fait. Il nous révèle l’expression de l’être profond de Dieu, pour que nous ayons enfin contact avec lui. En nous rappelant notre purification à travers sa passion et le soutient du monde par sa parole, le Dieu nous prouve qu’il n’y a plus aujourd’hui d’autres moyens par lesquels Il puisse s’adresser au monde que le Christ. Notre paix, notre justice, notre bien-être, notre réussite...ne peuvent advenir que par le Christ, dans la mesure où nous l’écoutons et nous soumettons à Lui.

Prions : Fortifie-nous Seigneur dans notre mission d’accueillir le Verbe fait chair, afin qu’en l’écoutant, il nous transmette sa divinité, pour que devenus par ce fait, enfants de Dieu, nous puissions, à notre tour, faire parvenir son salut et sa joie aux extrémités de la terre. Amen !

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