21/09/2026
🇹🇩 Moyen-Chari | À Sarh, Préfixe Tchad appelle à faire de chaque citoyen un acteur de la paix
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À Sarh, la paix ne doit pas seulement être célébrée, elle doit se pratiquer au quotidien. À l’occasion de la Journée internationale de la paix, ce lundi 21 septembre 2026, l’Association Préfixe Tchad appelle les populations du Moyen-Chari à privilégier le dialogue, la tolérance et la responsabilité, notamment face aux discours de division et à la circulation des rumeurs sur les réseaux sociaux.
Un malentendu dans une famille, une dispute dans un quartier, une tension entre communautés ou une publication non vérifiée sur internet : pour Préfixe Tchad, la prévention de la violence commence précisément à ce niveau.
C’est le sens de la déclaration faite ce lundi à Sarh par le coordonnateur de l’association, Ndilabaye Ngarmadji, depuis le siège de la structure, au quartier Gardolet, dans le 5ᵉ arrondissement municipal.
Pour lui, la construction de la paix ne peut pas être laissée aux seules autorités. Elle relève également des comportements individuels et collectifs. L’écoute, le dialogue et la recherche d’une solution pacifique doivent, selon lui, intervenir avant que les différends ne dégénèrent.
« J’invite les citoyens à privilégier l’écoute et la discussion lorsqu’un différend survient, afin d’éviter que de simples incompréhensions ne se transforment en conflits », a-t-il déclaré.
Les jeunes constituent l’autre point d’attention de l’association. Préfixe Tchad les encourage à investir leur énergie dans la formation, l’entrepreneuriat, la création et l’innovation, plutôt que de se laisser entraîner dans des discours susceptibles d’opposer les citoyens.
« Chers jeunes, je vous invite également à rester vigilants face aux discours susceptibles de vous opposer. Vous ne devez pas devenir des instruments de division ou de violence, mais plutôt participer activement à la construction d’un climat social apaisé », a souligné Ndilabaye Ngarmadji.
Mais le message de l’association dépasse les rapports de proximité. Il concerne aussi les usages numériques.
Sur les réseaux sociaux, Préfixe Tchad appelle les internautes à ne pas partager systématiquement une information dès sa réception, surtout lorsqu’elle touche à un sujet sensible. Vérifier avant de publier ou de relayer devient ainsi, pour l’association, un geste de prévention. Les rumeurs et les contenus trompeurs peuvent en effet nourrir les incompréhensions et contribuer à créer des tensions.
La responsabilité est également renvoyée aux acteurs qui jouent un rôle dans la vie collective. Autorités administratives, chefs traditionnels et religieux, enseignants, organisations de la société civile, médias et partenaires au développement sont appelés à multiplier les initiatives en faveur du dialogue et de la cohésion sociale.
Pour Préfixe Tchad, l’enjeu est donc de dépasser le symbole d’une journée consacrée à la paix. Le véritable défi se situe dans les gestes ordinaires : savoir écouter, accepter la différence, éviter la violence, vérifier une information et refuser les discours qui cherchent à opposer les citoyens.
« La paix ne devrait donc pas être seulement évoquée lors des journées internationales. Elle doit s’inscrire dans les comportements de tous les jours, à travers le respect de l’autre, la tolérance, la solidarité et le refus de la violence. La paix du Tchad commence par chacun de nous. Protégeons-la, cultivons-la et transmettons-la à nos générations futures », a conclu le coordonnateur de Préfixe Tchad.