15/11/2025
COMMUNIQUÉ OFFICIEL
Association de lutte contre la pauvreté et la défense des droits humains
L’Association de lutte contre la pauvreté et la défense des droits humains exprime sa profonde préoccupation et sa ferme indignation suite à l’assassinat de Mahamat Zen Adam Mahamat Zen Dari. Cet acte constitue une atteinte grave au droit fondamental à la vie et exige une réponse judiciaire exemplaire.
Selon le Code pénal tchadien (Loi n°001/PR/2017) :
• Article 302 : L’homicide volontaire constitue un meurtre et est puni de 15 à 30 ans de réclusion.
• Article 303 : Lorsqu’il est commis avec préméditation ou guet-apens, il constitue un assassinat puni de la réclusion criminelle à perpétuité.
Au regard de ces dispositions, l’Association rappelle que ce type d’infraction relève exclusivement de la justice pénale et que l’action publique doit impérativement être engagée et menée à son terme.
Aucun arrangement privé ou parallèle ne peut se substituer à la procédure judiciaire prévue par la loi tchadienne pour un crime de cette gravité.
Nous appelons les autorités compétentes à :
. Ouvrir ou poursuivre sans délai l’enquête pénale,
. Établir les responsabilités à travers une procédure transparente,
. Garantir la protection des droits de la famille de la victime,
. Prévenir toute tentative d’obstruction, de pression ou de règlement informel susceptible de compromettre la vérité judiciaire.
Afin d’éviter l’escalade des tensions, notre association encourage un traitement strictement légal, professionnel et impartial du dossier, permettant d’apaiser l’environnement social tout en assurant le respect du cadre juridique national.
La justice n’est pas seulement une exigence institutionnelle ; elle est la condition indispensable pour restaurer la confiance, prévenir les dérives et protéger chaque citoyen contre l’arbitraire. Notre organisation demeurera mobilisée pour veiller au respect des droits humains et au bon déroulement de la procédure.
Fait à Paris le 15Novembre 2025
Pour l’Association de lutte contre la pauvreté et la défense des droits humains
Tahani Maki Adam Ishag