10/03/2026
Communiqué de Presse : N°011/ADHET/SG/SGN/2024
Cri d'alarme face à l'insalubrité persistante et appel à une transition vers des solutions durables.
Malgré les nombreuses dispositions réglementaires interdisant l'usage des emballages plastiques non biodégradables, la capitale tchadienne traverse une crise écologique et sanitaire sans précédent. Le non-respect chronique de ces mesures a transformé N'Djamena, autrefois citée pour son dynamisme, en l'une des métropoles les plus polluées du continent.
Le paysage urbain est aujourd'hui défiguré. Les sacs plastiques, omniprésents, jonchent les grandes artères, les marchés et les quartiers résidentiels. Cette accumulation de déchets ne se contente pas de nuire à l'esthétique de la ville :
- Les déchets brûlés à l'air libre libèrent des toxines nocives pour la santé respiratoire des citadins ;
- Les plastiques bloquent les canalisations, provoquant des inondations stagnantes lors des pluies.
L’interdiction seule ne suffit pas. L'absence de suivi rigoureux et le manque de sensibilisation ont conduit à une banalisation de l'infraction. La persistance de ces déchets témoigne d'une faille dans la chaîne de gestion des ordures ménagères et industrielles.
Il est désormais impératif que le gouvernement et les autorités municipales changent d'approche. Pour "plier" ce phénomène, nous préconisons :
- Soutenir localement la production de sacs en papier, en tissu ou à base de fibres naturelles ;
- Installer des systèmes de collecte sélective et encourager le recyclage créateur d'emplois ;
- L'application stricte du principe "Pollueur-Payeur" en Responsabilisant les distributeurs et les importateurs.
La propreté de N'Djamena n'est pas qu'une question de prestige, c'est une question de Santé publique et de dignité pour tous ses habitants
N’Djamena, le 10 mars 2026
M.DJERAMBETE VALENTIN
Secrétaire à l’Environnement et au Climat