24/02/2026
🚨🇹🇩 | ALERTE INFO : Selon des sources internes au sein de la douane, un arrangement interne aurait été conclu entre le directeur général des douanes, le général Ousman Brahim Djouma, et le contrôleur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC), M. Ousmane A Djougourou, afin de blanchir un détournement massif estimé à plus de 40 milliards de FCFA depuis la nomination du général à la tête de l’administration douanière en janvier 2024.
Parmi les fonds présumés détournés, 11 milliards de FCFA auraient transité par la Banque Commerciale du Chari (BCC) avant d’être transférés vers un compte offshore situé dans un paradis fiscal, vraisemblablement aux Émirats arabes unis, où l’épouse du directeur général mènerait depuis plusieurs années un train de vie luxueux dans une villa haut de gamme à proximité du Burj Khalifa.
Alors que l’AILC conduisait un audit général le 25 mars 2025, sous la direction de Yacoub Saleh Ourada, le général Djouma aurait dépêché des membres de sa famille afin de faire pression sur M. Djougourou pour modifier les rapports et retirer son nom des conclusions. Selon le témoignage concordant d’un agent de la douane, le contrôleur général aurait finalement cédé sur fond de liens familiaux évoqués par le général Ousmane.
À l’issue de cette séquence, seuls des subalternes dont le chef du bureau des douanes de Ngueli, fils du CEMGA, ainsi que deux autres responsables ont été licenciés pour « détournement » tandis que le directeur général des douanes est resté hors de cause.
Révélée tardivement, cette affaire soulève de sérieuses interrogations sur l’impartialité du contrôleur général et sur la crédibilité même de la lutte anticorruption portée par l’AILC. L’image d’intégrité et de rigueur longtemps associée à M. Djougourou au sein de l’opinion publique s’en trouve aujourd’hui profondément fragilisée.