Ces temps-ci, le peuple africain dans sa majorité, a exprimé sa profonde volonté de changement aux plans social, politique, éthique, moral…bref un désir de révolution. Néanmoins, il est regrettable de constater que les tares qui ont été combattues durant toute cette période subsistent toujours dans ce continent « des urnes fusillées ». Des dégâts causés par le ‘‘printemps arabe’’ et la ‘’licorne’’
, en passant aux coups d’Etat qui font irruption sur la scène en compagnie des élections présidentielles truquées, tout enflamme jusqu’à présent les esprits. En retour qu’attendent-ils de nous les assoiffés, les paresseux? A quand l’occident, ce grand manipulateur, cessera-t-il de nous conditionner nous les endettés ? A quand les « chefs de Gang » de ce système éducatif cesseront de prendre en otage de jeunes étudiants pour des raisons cryptos-personnels ? Qu’attendons-nous vraiment pour entrer dans l’histoire de la conquête de l’Espace ? Bref, à quand les Etats-Unis d’Afrique ? Forts de ce constat et conscients du fait que cette Renaissance africaine ne pourra être une réalité que si les intellectuels de ce pays s’investissent pleinement dans ce projet, de jeunes étudiants et ‘simples’ citoyens « africains » (car nous reconnaissons l’Afrique comme notre unique nation) issus des différentes grandes écoles et universités d’Afrique ou de « l’étranger » ont voulu apporter leur pierre à l’édification de ce nouveau type d’africain. Jean-Paul Pougala écrit dans l’un de ses articles : « Pour défendre un continent, il faut l'aimer et pour aimer l'Afrique, il faut avoir la capacité intellectuelle de mettre comme priorité la déconstruction du conditionnement mental dans lequel presque toute la population se trouve ». C’est dans cette optique que s’inscrit ‘’The African Challenge’’ un mouvement, au sein duquel les étudiants pourront livrer leur contribution afin de départir l’Afrique de toutes ses tares qui plombent son développement. Il est important de signaler que ce mouvement estudiantin n’a aucune prétention politique ; de plus il est indépendant de toutes institutions scolaires ou universitaires (Amicales, Bureau des élèves…). Il s’activera plutôt à faire une analyse critique et sans complaisance de la société africaine. L’éducation est confrontée à d’innombrables problèmes(le système éducatif que nous avons hérité de l’occident n’est pas adapté à nos réalités), la société est en perdition (absence d’une fierté africaine, crise des valeurs, oisiveté, mentalités déplorables, politique ‘’politicienne’’, corruption…).Le secteur de la Santé présente toujours des lacunes, l’Africain de nos jours, n’a pas la notion du respect de l’environnement (dégradation du milieu, nos artères sont pleines d’ordures, de sacs plastiques …). Au vu de cette situation déplorable, notre mouvement trouve toute sa légitimité et compte remédier à ladite situation en posant des actes concrets comme l’organisation de conférences animés par d’éminents intellectuels, des campagnes de sensibilisation par le biais des thé-débats, des réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), des reportages au niveau des écoles, des universités(forum d’orientation et des bourses d’études) et partout où le besoin se fera sentir en Afrique(particulièrement au Sénégal, comme étant la première cible).Il faut souligner aussi qu’une vulgarisation sera faite sur la science et la technologie en Afrique, sur les savants noirs méconnus du grand public. En effet, nous pensons comme Giordano Bruno que souvent la Science ment, la géographie ment avec pour objectif de participer à un lavage de cerveaux dans l’optique d’avoir des dominés et des dominants qui s’installent chacun dans le rôle que le système veut bien lui assigner. Ainsi cette science régit aujourd’hui les rapports de forces (s’ils sont réellement visibles) entre pays du ‘Nord’ et ceux du ‘Sud’. Il n’est pas exclus d’envisager de collaborer avec toute structure défendant une cause similaire à l’une ciblée par ‘’The African Challenge’’ car l’association ne sera efficace que si toutes les forces vives de la communauté africaine adhèrent à ce projet. Nous sommes convaincus qu’à travers cette association toutes les théories formulées autour du nouveau type d’africain de Nkrumah à nos jours seront matérialisées une bonne fois.
‘’Le malheur d’un peuple commence lorsque ses intellectuels préfèrent garder le silence et la neutralité face aux souffrances de leur peuple’’, nous pensons qu’avec le grand héritage intellectuel que nous ont légué nos illustres ainés, il est inconcevable que l’on soit ce genre d’intellectuels léthargiques. Rejoignez-nous chers (es) camarades, l’Afrique de demain se construit maintenant !