23/10/2025
La commune de DIASS est en train de faire un grand bond en avant. L'édile s'est prononcé sur les antennes de la RTS1 ce dimanche 07 septembre 2025 dans l'emission Point de vue. Il affirme avoir réalisé 18 km de piste rurale, un centre de santé qui va être inauguré dans deux mois, un centre socio-culturel, 24 salles de classe, un stade de football d'une capacité d'accueil de1200 places assises, deux forages pour alléger les souffrances et les corvées des populations rurales bien que l'hydraulique ne fasse partie des neuf domaines de compétences transférées aux collectivités locales par la loi 2013-10 et j'en passe.
Le maire de DIASS dit avoir multiplié le budget de la commune par 2 voire plus. Il a trouvé au lendemain de son élection un budget de 1 milliard de francs CFA qu'il portât à 3 milliards et plus. L'édile local et son équipe ont abattu un travail titanesque de recouvrement fiscal. Cette politique fiscale a permis de disposer de plus de recettes pour accomplir certaines missions et faciliter à la population l'accès à des services sociaux de base de qualité. Sous peu les habitants de DIASS n'auront rien à envier des autres citadins des communes entre autres de Bargny, Rufisque, Thiès...
Au même moment, la commune de Keur Moussa voisine peine à satisfaire à certaines exigences. L'accès aux soins de santé est onéreux. Le poste de santé accueille un nombre pléthorique de malades quotidiennement. Il polarise une zone densément peuplée. De ce fait, il aurait dû être érigé en centre de santé depuis belles lurettes. Il est clair que Keur Moussa ne peut franchir ce palier en raison d'un manque criard de volonté politique.
Sur un autre aspect, la commune traîne le pas. Il s'agit de l'accès à l'éducation des potaches, l'électrification rurale, les routes carrossables ou pistes de désenclavement.
Premièrement, le chef-lieu de commune ne dispose que de deux établissements scolaires élémentaires au moment où la demande ne cesse d'augmenter. Les apprenants s'asseyent à trois voire quatre dans certaines salles de classe. Les écoles manquent de tout. Élèves et enseignants se partagent les latrines.
Le lycée à cycle long autrement dit de la 6e à la terminale ne peut accueillir toutes les personnes qui tapent à la porte. Les effectifs y sont pléthoriques et les salles pédagogiques dépassent largement les classes physiques. Et pourtant cela n'a pas empêché certains conseillers municipaux à vouloir morceler et vendre les terrains annexes du lycée. Le périmètre n'avait pas été cloturé par l'entrepreneur faute de moyens. Ainsi, n'eût été la vigilance des populations locales, les autorités municipales allaient s'enrichir dans le dos des particuliers.
Secundo, beaucoup de villages de la commune de Keur Moussa ne sont pas accessibles. Ils sont très enclavés alors qu'ils se trouvent à quelques encablures d'infrastructures structurantes. Nous pouvons citer à cet égard les hameaux à proximité de l'aéroport Blaise DIAGNE, de l'autoroute à péage Ila Touba, les concessions à quelques mètres des grandes cimenteries de DANGOTE et de CIMAF.
Nous espérons enfin que les contributions financières des partenaires comme DANGOTE à hauteur de 2 milliards de francs CFA inscrits dans le budget municipal ne tomberont pas dans l'escarcelle de politiques véreux au grand dam des urgences locales en termes de santé, d'éducation, de désenclavement, de l'accès à l'énergie...
Au final, la mairie de Keur Moussa devrait s'inspirer de sa voisine immédiate pour améliorer le sort des citoyens de la commune. Il n'est pas encore t**d d'agir et de répondre aux défis du présent et ceux du futur qui nous interpellent tous.
Moustapha DIAKHATÉ, Président de la commission de l'environnement ADKM, chroniqueur engagé 🇸🇳