Devoir de Memoire_Guinée

Devoir de Memoire_Guinée L'histoire de la Guinée à votre portée

« Nul n'a le droit d'effacer une page de l'histoire d'un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme » Pr Joseph Ki-Zerbo
Nous devons impérativement apprendre de nos erreurs pour pouvoir avancer.

💥💥💥 IMPORTANTIl y a exactement quarante ans, le 4 juillet 1985, la Guinée basculait dans l’une des pages les plus sombre...
04/09/2025

💥💥💥 IMPORTANT

Il y a exactement quarante ans, le 4 juillet 1985, la Guinée basculait dans l’une des pages les plus sombres de son histoire post-indépendance. Dans la nuit du 4 au 5 juillet, le colonel Diarra Traoré tentait de renverser le pouvoir du colonel Lansana Conté, plongeant le pays dans un bain de sang qui allait marquer durablement la société guinéenne.
Quatre décennies plus t**d, ce putsch manqué résonne encore dans la mémoire collective d’une nation qui peine toujours à panser les plaies de cette période tragique. L’anniversaire de ces événements nous rappelle combien la jeune République de Guinée, à peine sortie de vingt-six années de dictature sous Ahmed Sékou Touré, était alors fragile et divisée.
Tout avait pourtant bien commencé pour le tandem Conté-Traoré. Après la mort du « Responsable suprême » en mars 1984, l’armée s’empare du pouvoir sous la houlette du colonel Lansana Conté qui met en place le Comité Militaire de Redressement National (CMRN). Diarra Traoré, figure influente de l’ancien régime, devient Premier ministre dans cette nouvelle configuration. L’euphorie de la libération des prisonniers politiques et l’espoir d’une ouverture démocratique semblent alors porter le pays vers des jours meilleurs.
Mais cette lune de miel politique tourne court. En décembre 1984, Diarra Traoré se voit brutalement écarté du pouvoir et rétrogradé au poste de ministre de l’Éducation nationale. Cette mise à l’écart nourrit chez cet homme ambitieux un profond ressentiment et un désir de revanche qui va germer pendant des mois. La Guinée, exsangue économiquement, voit les réformes attendues t**der tandis que les rivalités ethniques s’exacerbent dangereusement entre Malinkés, Soussous et Peuls.
C’est dans ce contexte explosif que Diarra Traoré choisit de frapper. Profitant habilement de l’absence de Lansana Conté, alors en déplacement à Lomé pour un sommet de la CEDEAO, il lance son offensive dans la nuit du 4 juillet 1985. À la radio nationale, sa voix résonne dans l’obscurité guinéenne : il annonce la dissolution du CMRN et la création d’un « Conseil suprême d’État » qu’il préside désormais. Dans son discours, il dénonce avec véhémence l’immobilisme, la corruption et l’enrichissement personnel des membres du gouvernement, espérant rallier l’armée et la population à sa cause révolutionnaire.
Mais le calcul politique de Diarra Traoré s’avère dramatiquement erroné. Le coup d’État tourne court en quelques heures à peine. Les troupes fidèles à Conté, dirigées avec détermination par le chef de bataillon Ousmane Sow, reprennent rapidement le contrôle de la situation. La radio nationale, occupée quelques heures par les putschistes dans un symbole dérisoire de pouvoir, est reprise par les loyalistes. Diarra Traoré, manquant cruellement de soutien militaire et populaire, voit sa tentative s’effondrer comme un château de cartes.
La répression qui s’abat alors sur les putschistes et leurs présumés complices revêt une brutalité qui glace le sang. Le bilan officiel fait état de 18 morts et 229 blessés, dont de nombreux civils pris dans la tourmente. Mais ces chiffres, quarante ans après, semblent bien en deçà de la réalité. Plusieurs dizaines de militaires sont arrêtés et exécutés dans une atmosphère de terreur. Diarra Traoré lui-même, capturé, torturé et exécuté dans les jours qui suivent, paie de sa vie son pari désespéré.
Des procès expéditifs condamnent à mort ou à la perpétuité de nombreux accusés, souvent sur la base de simples soupçons d’appartenance ethnique ou de proximité avec l’ancien régime. Les pillages et violences ciblant les commerçants malinkés à Conakry témoignent de la fragilité du tissu social et de la persistance des clivages communautaires que les politiques n’hésitent pas à instrumentaliser.
L’échec du coup d’État permet paradoxalement à Lansana Conté de consolider son autorité de manière durable. Il écarte les rivaux potentiels et renforce le contrôle de l’armée sur le pays, instaurant un système qui perdurera jusqu’à sa mort en 2008. Mais cette victoire a un prix : l’état de grâce du régime militaire s’effrite définitivement. Les réformes économiques attendues t**dent, la corruption persiste, et la population guinéenne réalise amèrement que la liberté retrouvée ne s’accompagne pas d’une amélioration immédiate des conditions de vie.
Les témoignages d’acteurs et de victimes de l’époque, comme ceux recueillis par Amadou Damaro Camara ou Elhadj Sory Dioumessy, mettent en lumière la brutalité de la répression, les conditions de détention inhumaines et l’atmosphère de suspicion généralisée qui règne alors dans le pays. Certains soulignent aussi la manipulation cynique des rivalités ethniques à des fins politiques, et la difficulté persistante de faire émerger une mémoire partagée de ces événements douloureux.
Quarante ans après, le souvenir de la répression, des exécutions sommaires et des divisions internes continue de hanter la société guinéenne. Les appels à la justice et à la réhabilitation des victimes restent vifs, portés par les familles endeuillées et les organisations de défense des droits humains. Le débat sur les responsabilités et les motivations du putsch demeure ouvert, alimenté par des récits parfois contradictoires et une documentation lacunaire.
Cette date anniversaire nous rappelle que le coup d’État manqué du colonel Diarra Traoré reste un tournant majeur de l’histoire guinéenne contemporaine. Il a mis à nu les fragilités d’un État en reconstruction, les dangers mortels des rivalités ethniques instrumentalisées, et l’immense difficulté de bâtir une démocratie sur les ruines d’une dictature. Les cicatrices de juillet 1985 n’ont jamais vraiment guéri, et continuent d’influencer les dynamiques politiques et sociales du pays.


Minkailou Barry

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🟩🔋🔋🔋🔋🔋𝗦𝘂𝘀𝗽𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹'𝗨𝗙𝗗𝗚 : 𝗟𝗮 𝗗𝗶𝗿𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶 𝗱𝗲́𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗿𝗶𝘃𝗲 𝗱𝗶𝗰𝘁𝗮𝘁𝗼𝗿𝗶𝗮𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻

La décision du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) de suspendre trois partis membres des Forces Vives de Guinée, dont l’UFDG et le RPG, provoque une vive indignation au sein de l’opposition. Dans une déclaration publiée ce lundi, la Direction nationale de l’UFDG dénonce une mesure « illégale, injustifiable et inacceptable », qu’elle assimile à une volonté manifeste de la junte de confisquer le pouvoir.

Selon le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, cette suspension vise à éliminer d’avance les principales forces politiques et sociales capables de s’opposer au projet de maintien indéfini de la junte au pouvoir. « Ces partis sont les plus représentatifs de l’échiquier politique guinéen, craints pour leur poids électoral et leur capacité de mobilisation », souligne le communiqué.

𝗨𝗻𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗵𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲

L’UFDG accuse le chef de la transition d’avoir renié son engagement à organiser des élections inclusives et équitables conformément aux articles 46, 55 et 65 de la Charte de la transition. Le parti dénonce un climat de répression marqué par « assassinats ciblés, disparitions forcées, arrestations arbitraires et poursuites abusives », qu’il assimile à une stratégie visant à « faire taire toutes les voix dissidentes ».

𝗩𝗲𝗿𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗴𝗲́𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗲

Convaincue que « le pouvoir actuel est illégitime et issu d’un coup d’État sanglant », l’UFDG affirme que la lutte ne fait que commencer. Le parti annonce qu’en concertation avec ses alliés de l’ANAD et des Forces Vives de Guinée, il lancera prochainement un appel à une mobilisation générale pour défendre les acquis démocratiques.

Dans les heures à venir, Cellou Dalein Diallo doit s’adresser à la nation pour présenter sa stratégie face à ce qu’il considère comme une dérive dictatoriale. « Jamais nous ne plierons devant la dictature. Un peuple debout ne peut être vaincu par une poignée d’individus qui croient en la seule force des armes », conclut le communiqué.

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Le combat que nous devons mener, c'est contre DOUMBOUYA et sa bande.
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Rapport de HWR sur les évènements de janvier-février 2007

"Le dimanche 11 février , un message SMS anonyme a été
largement diffusé de téléphone portable à téléphone portable :

L’assaut final commence demain jusqu’à la chute du général. Tous
ensemble. La stratégie est de défiler sans vandalisme. Mais partout où
l’armée tue quelqu’un, regardez autour et pillez les maisons des
familles militaires. Envoyez ce message à d’autres. Merci "

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