Le Mouvement du Nouveau Senegal (MNS) est une dynamique de développement endogène enclenché par des personnes ayant une attache avec le Senegal qui ont décidé d’unir leur force pour situer leurs actions au croisement de l’éducation et de la formation populaire, de l’économie rurale et urbaine et du développement social local
La mystique du travail pour des actions citoyennes ;
Les pays qui se son
t développés ont cherché dans leur vécu culturel et social, des valeurs qui sont au cœur de leur esprit de développement. C’est le cas des japonais qui ont puisé dans le confucianisme, les fondements de leur comportement économique gage de leur réussite, Max Weber a fait le même rapprochement entre l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. Notre esprit Senegalais pourrait être associé à l’éthique mouride et dans une certaine mesure aux valeurs de civilisation traditionnelles pour amener les populations à mener des actions citoyennes (à Diourbel même les mourides avaient creusé et amené le chemin de fer jusqu’à Touba par simple détermination populaire). Imbus de cette mystique, l’association va impulser des actions citoyennes telles des opérations de nettoyage et d’embellissement des places publiques, des actions d’aménagements agricoles et de reboisements.. Les militants de la cause du MNS puisent leurs forces dans les valeurs de la société traditionnelle, associées à celles du mouridisme, un mouvement religieux ayant pris ses racines dans la région de Diourbel. Les valeurs de civilisation traditionnelle sénégalaises accordant une place fondamentale au travail comme le confirment certains proverbes tels que « niax jarinu » (le salut se trouve dans l’effort), « ligguey ted » (le salut est dans le travail). Les valeurs du mouridisme accordent une place centrale au travail. Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme, exhortait ses fidèles à travailler comme s’ils ne devaient jamais mourir. Ce fondement a fortement inspiré les Baol-Baol au point d’en faire des modèles de réussite dans beaucoup de secteurs. Comme l’affirme le sociologue Malick Ndiaye, le terme Baol-Baol a évolué au point de ne plus renvoyer à une aire géographique mais plutôt à un comportement économique et à un mode de vie. Il définit le Baol-Baol comme celui qui sait trimer, a le sens des affaires, partant souvent de rien pour amasser une fortune par la sueur de son front. Notre mouvement est fortement inspiré par l’esprit de ce Baol-Baol. Partant du principe qu’un développement durable repose sur des mystiques, notre ambition est de BATIR UN NOUVEAU SENEGAL EN NOUS APPUYANT SUR LES VALEURS SOCIOCUTURELLES ENDOGENES DONT LE SOCLE EST LA MYSTIQUE DU TRAVAIL ET UNE CULTURE DE LA SOLIDARITE ET DE L’ENTRAIDE