L'espace Public-Sénégal

L'espace Public-Sénégal Le Sénégal dans le monde, le Sénégal vu par les sénégalais. Debats sans tabou sur des sujets publics et dans le respect

03/11/2022

De Mady Cissé

Avec, ce qui se passe au Ghana, il faut vite enterrer l'Eco. L'idée que tous les pays membres doivent converger pour adopter l'ECO est impossible.

Le Ghana est plongé dans une crise économique.

Un niveau de recettes de 15% du PIB et des dépenses publiques de plus de 25% du PIB, il en résulte un déficit budgétaire de plus 10% du PIB. Du coup, la dette publique du pays explose, et se table à plus de 80% du PIB.

Le service de la dette publique représente plus de 8% du PIB et 68% des recettes fiscales du pays. Ainsi, les investisseurs ont jugés insoutenable la dette du pays. Il en découle que les investisseurs non résidents sortent du marché obligataire, et le pays ne peut pas aller sur le marché financier international.

Il ne reste que le prêteur de dernier ressort, le FMI, le Ghana demande un programme de décaissement de 3 milliards de dollars (1800 milliards de FCFA) pour corriger le déséquilibre extérieur ( balance des paiements) notamment les pertes de réserves de change, la forte dépréciation du cedi et une pression inflationniste soutenue.

Dans un programme FMI, il faut respecter les conditionnalités du FMI pour un retour à la stabilité macro-économique et une viabilité de la dette. Il y aura forcément des mesures d'augmentation de l'espace budgetaire et une coupe drastique des dépenses publiques. Une restructuration de la dette, si l'analyse de la viabilité de la dette montre que la dette du pays est insoutenable. Ce la veut dire que si le pays est incapable d'honorer ses obligations financières actuelles et futures, il faudra une restructuration de la dette en concert avec les créanciers du pays.

La politique monétaire sera davantage resserrer(hausse taux directeurs de la banque centrale), en vue d'une appréciation du cédi et faire baisser les tensions inflationnistes et les pressions sur les réserves de change.

10/10/2021

Daga kholpa

29/03/2021

du Synpics - Syndicat Professionnels Information Communication Sénégal

Déclaration du Synpics sur l’affaire Dakaractu

Le Synpics suit avec attention l’affaire qui oppose Dakaractu, média d’information générale, à une bande de présumés agresseurs contre la Liberté de Presse, suite à une plainte déposée par nos confrères.

Des auditions démarrées depuis la semaine dernière, il nous revient que certains des mis en cause font l’objet depuis ce lundi d’une mesure de garde à vue au niveau de la Division des Investigations Criminelles (Brigade des Affaires Criminelles).

Il s’agit de quatre personnes qui ont tous en commun d’avoir des liens d’amitié assumé avec le Sieur Marcel Diagne, porteur du projet Diamniadio Lake City et gestionnaire de la société Semer-Holding.

Dakaractu, un média d’information générale en ligne, avait publié le 15 mars dernier un article intitulé ‘’Almadies : Le tribunal ordonne l’expulsion de Semer-Holding, la Société de Marcel Diagne’’.

Cette information pourtant bien sourcée puisque tirée d’une décision de justice rendue publique sur le site du tribunal du commerce de Dakar, a été la cause d’une déferlante d’insultes et d’injures de toutes sortes sur les réseaux sociaux de la part d’une bande d’une dizaine de personnes, identifiées par Dakaractu.

Sans démentir l’information, cette bande qui visiblement s’était organisée pour défendre une amitié, (certains l’ont publiquement admis avec des photos prises lors de voyages initiée par Mr Diagne), a pendant plusieurs heures, jeté le discrédit sur le Média Dakaractu.

Dans des commentaires plus salaces les uns que les autres, ils ont pointé l’organe de presse comme étant producteur d’articles sur commande basés sur la haine et le mépris. Pire, ils ont abreuvé d’injures les journalistes de Dakaractu simplement parce que n’appréciant pas un article de presse tiré d’une décision de justice.

Le Synpics qui défend la Liberté d’Expression des Citoyens, une liberté consacrée par la Constitution de la République du Sénégal, ne saurait pour autant accepter que sous ce prétexte, des gens s’organisent pour piétiner la Liberté de Presse, en insultant des journalistes pour plaire à leurs amis.

Dans une République, les Libertés consacrées doivent être exercées par tous dans le respect de tous. Personne, y compris un journaliste, n’a le droit d’abuser de ses Libertés pour porter atteinte à l’honorabilité des autres.

Fait à Dakar, le 29 mars 2021
Pour le BEN
Le SG

15/10/2020

Communiqué Conjoint
SYNPICS-CORED-CJRS

Dié Maty Fall, journaliste au quotidien national Le Soleil et membre du Tribunal des pairs des Journalistes du Sénégal a informé de la décision de mise à pied de 7 jours, prise à son encontre par la Direction Générale de l’entreprise le 13 octobre 2020Cette décision, de nature disciplinaire faisant suite à une demande d’explications que nous avons parcouru est surprenante, avilissante et disproportionnée en ce qu’elle sanctionne dans les faits, un re**rd de 30 minutes à une réunion de rédaction et le refus de l'intéressée de couvrir l’actualité politique nationale, malgré l’invocation par ses soins de sa clause de conscience.
D’un point de vue purement éthique et déontologique, sans nous prononcer sur la question du re**rd à une réunion de rédaction, re**rd non répétitif qui plus est,
Considérant que par courrier mail en date du 03 septembre 2020, Mme Dié Maty Fall a dûment informé sa hiérarchie de son option d’invoquer la clause de conscience pour ne plus traiter de l’actualité politique nationale par honnêteté intellectuelle ( ;)
Considérant que Dié Maty Fall, Porte-Parole adjointe du Parti Socialiste Sénégalais et membre par extension de la coalition politique Benno Bokk Yakaar est dans son droit éthique de ne pas traiter de l’actualité politique nationale si cela heurte sa conscience ( ;)
Considérant que ce faisant, elle se conforme à l’esprit et à la lettre de la Charte Internationale du Journaliste de Munich (article 3 des droits), du Code de la Presse du Sénégal (article 6), de la Convention Collective du secteur des Médias (article 17) et de l’Accord d’entreprise du Soleil (;)
Considérant que la Charte du Journaliste précise en son article 3 des droits des journalistes que ‘’Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience’’ (;)
Considérant au surplus que, de ce qui a motivé cette décision, il apparaît clairement que la direction du Soleil n’apprécie la Clause de conscience que dans le cadre d’un changement de ligne éditoriale (;)
Considérant que pour le cas de Dié Maty Fall, il s’agit moins de protester contre la ligne éditoriale du Soleil qu’elle a librement rejoint comme employée, que d’une question de conviction et de conscience personnelle (;)
Considérant que de ce fait, on ne saurait l’obliger à traiter de l’actualité politique nationale, que la journaliste-sénior qu’elle est, peut et doit exécuter toute tâche qui lui est imputée pour peu que cela ne heurte ni sa conscience ni ses convictions (;)
Au surplus, considérant qu’au Soleil il existe d'autres rubriques où la Rédaction peut proposer plusieurs types de sujets, que Dié Maty Fall en tant qu’employée est en devoir de traiter (;)
Le SYNPICS en accord avec le CORED et la Convention des Jeunes Reporters,
- Dénonce avec la plus grande énergie cette décision en ce qu’elle nie au journaliste sa liberté de conscience qui est centrale dans l'exercice du métier (;)
- Marque toute Sa solidarité à Dié Maty Fall dans ce combat de principe portant sur un droit fondamental du journaliste (;)
- Rappelle à Monsieur le Directeur Général du Soleil, que son statut de Journaliste devrait l’amener, au-delà de l’exercice de son pouvoir à aménager au sein de son entreprise un climat de respect strict des principes et fondements du journalisme, nonobstant toute autre question de personne (;)
- Encourage les camarades et confrères du Soleil qui ont déjà initié des démarches à l’interne de l’entreprise à continuer de défendre les droits et libertés sacro-saints du journalisme, au-delà de toute autre considération (;)
Le SYNPICS se réserve le droit de défendre par tous les moyens et à tous les niveaux requis, les principes sacro-saints qui guident le métier de journaliste.

Fait à Dakar, le 15 octobre 2020

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