Comité Scientifique de la Communauté Layene

Comité  Scientifique de la Communauté Layene Le comité scientifique de la Communauté Layéne a pour mission de vulgariser les enseignements de Seydina Limamou Laye Al Mahdi psl

Sous la Haute Autorité de Son Eminence Seydina Mouhamadou Al Amine Laye,  Khalife Général des Layènes, la Fondation Imam...
19/08/2025

Sous la Haute Autorité de Son Eminence Seydina Mouhamadou Al Amine Laye, Khalife Général des Layènes, la Fondation Imam Mouhamadou Sakhir Gaye avec le concours du Comité Scientifique de la Communauté Layene vous invite aux sessions hebdomadaires d’explication et de commentaire du livre "Jawaabus Saa-il", animées par l’éminent Oustaz Cheikh Makhtar Gaye, chercheur et Auteur de plusieurs ouvrages.

Tous les mardis 17h30 – 19h30 à Yeumbeul – Siège de la Fondation Imam Mouhamadou SAKHIR Gaye

Objectifs des cours :
• Comprendre en profondeur le contenu du livre et son contexte
• Saisir les subtilités doctrinales et historiques de la confrérie Layène
• Renforcer sa foi par l’étude et l’échange

📜Présentation du Livre "Jawaabus Saa-il"

Le "Jawaabus Saa-il" (Réponse à celui qui interroge) est un ouvrage fondamental écrit par Serigne Doune Pathé Ndoye, sous l’injonction de Seydina Issa Rohou Lahi, Khalife général des Layènes. Rédigé en arabe en 1940, ce texte apporte des réponses éclairées sur la mission divine de Seydina Limamou Lahi Al Mahdi (PSL), fondateur de la communauté Layène.
L’ouvrage aborde des thèmes essentiels tels que :
• La preuve de l’avènement du Mahdi en terre sénégalaise (à Yoff)
• Les miracles et signes divins accompagnant sa mission
• La dimension spirituelle et sociale de son appel
• La liste des disciples et notables ayant embrassé sa voie
Ce livre ouvre ses trésors de sagesse offrant un éclairage rare sur l’histoire et la spiritualité de la communauté Layène.

👥 Public concerné :Toute personne intéressée par la spiritualité islamique, l’histoire religieuse du Sénégal, ou désireuse d’approfondir ses connaissances sur la voie Layène.

📞 Contacts et inscriptions :77 15 16 173 | 77 70 50 402 | 77 26 34 705

16/02/2025

145° Anniversaire de l’appel de Seydina Limamou Lahi al Mahdi, le comité scientifique de la communauté layene, comme chaque année, marque de sa présence par la production de livre (منارة المغرب) LE PHARE DE L’OUEST, une œuvre très attendue par la communauté et de par des émissions télévisées, des plateaux scientifiques pour mieux enseigner le thème à la lumière des enseignements de Seydina Limamou Lahi PSL

29/01/2025
Suivez sur la TFM, le  professeur Cheikh Matar Gaye
23/01/2025

Suivez sur la TFM, le professeur Cheikh Matar Gaye

Atelier de Formation en Communication et Session de Media Training. C’était le Dimanche 12 Janvier 2025Avec le Comité  S...
16/01/2025

Atelier de Formation en Communication et Session de Media Training. C’était le Dimanche 12 Janvier 2025

Avec le Comité Scientifique de la Communauté Layene

13/01/2025

145ème Anniversaire de l'Appel de Seydina Limamou LAHI Al Mahdi (PSL):

"VALEURS ISLAMIQUES ET DÉVELOPPEMENT DURABLE A LA LUMIÈRE DES ENSEIGNEMENTS DE SEYDINA LIMAMOU LAHI PSL"

Le Développement durable est un processus intégré visant à construire une nature équilibrée de la vie économique, sociale, environnementale et spirituelle.
Evidemment, cette définition cadre bien avec la mission assignée à l'Homme sur terre, à travers cette recommandation d'Allah Exalté Soit Il : « Et (Nous avons envoyé) aux Thamūd, leur frère Salih qui dit: « Ô mon peuple, adorez Allah. Vous n'avez point de divinité en dehors de Lui. De la terre Il vous a créés, et Il vous l'a fait peupler (et exploiter). Implorez donc Son pardon, puis repentez-vous à Lui. Mon Seigneur est bien proche et Il répond toujours (aux appels). »

L'Islam décrit essentiellement le développement durable, comme un processus vers la réalisation d'une société idéale où l'autonomie et la stabilité économique et politique sont établies. Autrement, ce processus doit être en adéquation avec les préceptes et valeurs islamiques telles que l'unité et la fraternité, la paix, la solidarité, la compassion, la tolérance, l'égalité, la justice, la modération, le juste-milieu et la dignité humaine.

L'avenir de l'humanité évolue en pointillés, constatant que tout le progrès économique et politique des temps modernes, repose sur une course effrénée à la mondanité ; alimentée par un ego surdimensionné; au matérialisme et a l'empirisme idéologique au détriment de la religion, de la religiosité et de l'attachement à Dieu.

L'Islam constituant un corps unifié d'éléments spirituels et temporels fondée sur l'unité tawhidique s'est détourné de cette conception altérée du développement. Allah exhorte les croyants « Et recherche à travers ce qu'Allah t'a donné, la Demeure dernière. Et n'oublie pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi.

Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n'aime point les corrupteurs. » Il parait donc nécessaire de redéfinir le terme développement, inspiré par la lumière coranique et abreuvé aux sources prophétiques de la tradition du Noble Messager (Paix et Salut sur Lui).

Dans ces temps sombres où les plus valeureux des hommes aspirent à un renouveau fondé sur l'espoir d'un héritage messianique, le Noble Prophète (Paix et Salut sur Lui) avait promis la venue, d'un guide intègre, porteur d'une œuvre civilisatrice. Lui, le Mahdi (Bénédictions et Salut sur Lui) catalysera beaucoup d'espoir malgré les une redondance de prédictions des plus apocalyptiques: « Certes la terre sera remplie d'iniquité et d'injustice. Quand ce sera le cas, Allah va envoyer un homme de ma descendance dont le nom est le même que le mien. Alors il va remplir la terre d'équité et de justice comme elle avait été remplie d'iniquité et d'injustice »

Au prélude de notre siècle (1301 de l'hégire), est apparu ce grand réformateur annoncé plus haut, le Mahdi Seydina Limamou LAHI (PSL), venu panser les maux de notre société, de l'humanité dans sa grande diversité Le Comité Scientifique, par le choix de ce thème « VALEURS ISLAMIQUES & DÉVELOPPEMENT DURABLE A LA LUMIERE DES ENSEIGNEMENTS DE SEYDINA LIMAMOU LAHI PSL », célèbre avec la communauté Ahlou Lahi, son 145ème anniversaire de son Appel retentissant.

Ce thème mettra l'accent sur comment, par l'éducation, la formation à l'élévation sociale, économique et morale, une société islamique éclorait et resterait assujettie aux branches inoxydables de la charia afin de créer un individu paré de ses plus belles vertus et activement utile à la vie sociale et économique.
Ces principaux éléments sont : la vie religieuse (ad-din), l'âme (an nafs), la famille (al-nash), la propriété ou la richesse (al-mal), l'intellect ou la raison (al-aql.).

Dans ses illustres sermons, le Mahdi Seydina Limamou LAHI (PSL) rappelle aux musulmans ses recommandations qui mettent en lumières ces aspects précités: « Je vous salue et vous demande comment vont vos affaires, vos familles, vos voisins, comment prospèrent vos puits, vos champs, vos vêtements, vos ustensiles, votre eau, etc. Je vous demande aussi comment marche la surveillance que vous devez exercer sur vos femmes, vos enfants, vos serviteurs et vos biens, pour les empêcher de commettre une faute, une injustice ou de porter préjudice à autrui ? Comment les exhortez-vous à apprendre les commandements de Dieu, à éviter ses interdits et à s'intéresser aux œuvres religieuses ? Et comment subvenez-vous à leurs besoins alimentaires et vestimentaires, au logement et aux autres besoins ? Et comment les traitez-vous, avec douceur et avec indulgence lorsqu'ils tombent dans certaines défaillances. »

Un développement durable inspiré par les valeurs islamiques à lumière de ses enseignements du Mahdi Seydina Limamou LAHI (Paix et Salut sur Lui) maintient ce développement basé sur ces cinq composants cités en haut.

Les valeurs religieuses seraient anéanties si et seulement si, la vie de subsistance n'était que la principale préoccupation terrestre.
Enfin, les valeurs islamiques inspirées des enseignements du Mahdi Seydina Limamou LAHI (Paix & Salut sur Lui) demeurent une condition nécessaire au développement, à l’épanouissement des hommes et à leur survie. L'humain est en principe celui qui est mandaté pour être l'agent de développement. La famille, la richesse et l'intellect devant être préservés pour garantir le bon fonctionnement de la société.

Le Comité Scientifique Layène

Le comité scientifique de la Communauté Layéne a pour mission de vulgariser les enseignements de Seydina Limamou Laye Al Mahdi psl

La fondation Imam Mouhamadou SAKHIR Gaye avec le Comité Scientifique a entrepris des travaux pour la valorisation des ma...
01/10/2024

La fondation Imam Mouhamadou SAKHIR Gaye avec le Comité Scientifique a entrepris des travaux pour la valorisation des manuscrits de la communauté Ahloulahi.

À yeumbeul, il a été procédé à la révision et au commentaire de l’œuvre Biographique sur le Mahdi Seydina Limamou Lahi (PSL) réalisée par son disciple et contemporain Cheikh Matar LÔ.

La séance de clôture de cet exercice de plusieurs semaines s’est bien déroulée sous la direction des membres éminents de la fondation et du comité scientifique Layène avec la participation des séminaristes venus de partout.

La fondation Imam Mouhamadou SAKHIR en parrainant cette activité, souhaite contribuer à la Protection, à la Sauvegarde et à La Valorisation des Manuscrits anciens pour le développement de la recherche et de la production scientifique dans les instances universitaires pour une meilleures appropriation des collections publiques et locales.

L’œuvre de Cheikh Matar LÔ : « Busrâ al-Muhibbin wa tayqûz al-jâhilîn» "Joie des amis et réveil des égarés" fut l’un des plus prestigieux manuscrits produit sur la vie de Seydina Limamou Laye par un de ses illustres contemporains qui se voit d’ailleurs confié, la transcription en arabe d'une partie des sermons qu'il prêcha en langue wolof.

Sous la direction du Premier Khalife et successeur du Mahdi , Seydina Issa Rouhou Laye, cette œuvre d’une grande portée historique et scientifique fut réalisée dans les années 1931-1932 après le retour de Seydina Issa Rohou LAHI de l'Exposition coloniale de Vincennes à Paris.

sur les Cours de commentaire du livre "bushral muhibbîn wa tayqîzul jâhilîn" de Cheikh Makhtar Lo avec Oustaz Cheikh Makhtar Gaye jeudi 26 septembre 2024 à ...

16/09/2024

🔴 Le 30 Janvier 2025 marquera le début de la 145 ème édition de la commémoration de l'Appel de Seydina Limamou Lahi. Pendant deux jours, Cambérène, Ngor et Yoff seront l’attraction de toute la communauté Layène du Sénégal et de la diaspora, pour s’abreuver aux sources de Seydina Limamou Lahi.

Baye Seydi THIAW LAHI: L’ Épilogue d’une vie utile au service de l’humanité ✍🏽✍🏽✍🏽A la fin de l’année 1986, il fut terra...
25/08/2024

Baye Seydi THIAW LAHI: L’ Épilogue d’une vie utile au service de l’humanité

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A la fin de l’année 1986, il fut terrassé par la maladie mais ne resta pas couché, préférant continuer à jouer son rôle de Khalif. C’est à partir de 1987 la maladie s’est amplifiée l’obligeant à réduire ses déplacements.

Après avoir dirigé la prière de Korité de la même année, il ne sortit quasiment plus. Toutefois, durant tous les mois qu’il resta alité à cause de la maladie, Baye Seydi Thiaw a su s’armer de sa foi et garder sa dignité de grand homme. Quand il avait de la visite il semblait guéri et pouvait passer du temps à discuter et sourire à ses visiteurs pour les rassurer. Mais une fois qu’ils le quittaient il sombrait dans la peine liée à la maladie. En dépit des nombreuses et répétitives insistances du président Abdou Diouf qui voulait l’acheminer vers l’interner dans un des plus prestigieux hôpitaux de France, il déclina poliment sa proposition préférant laisser s’accomplir la volonté divine ici-même sur la terre de ses ancêtres comme le firent ses différents prédécesseurs. Il refusa même d’être interné dans un quelconque hôpital à Dakar. En agissant de la sorte il ne refusait pas de se faire soigner mais savait sa fin proche. C’est pourquoi pour calmer sa famille et ses proches il répétait « Moi Seydina, je n’ai pas peur de la mort parce que je connais là où je vais (l’au-delà). Ce que je crains c’est l’après-moi ».

Pourtant un triste 13 Octobre de l’an 1987, El Hadji Seydina Issa Lahi devait quitter ce bas-monde après une vie exemplaire et un califat parsemé de belles réalisations. Il aura vécu 73 ans comme son parrain Seydina Issa Rohoulahi (psl). Ce qui ne surprenait guère dans la mesure où de son vivant il répétait qu’il ne vivrait pas au-delà de l’âge que vécut Seydina Issa Rohoulahi (psl). Le président Abdou Diouf venu à Yoff clôturer sa campagne électorale déclara devant les médias et toutes la famille de Seydina Limamou Lahi ce témoignage rapporté par Seydina El Hadji Abdoulaye Thiaw Lahi à savoir que Baye Seydi Thiaw Lahi n’a jamais contracté aucune dette ni auprès de l’Etat du Sénégal, ni auprès des institutions de crédit. Il fut un homme courtois à la générosité légendaire, un homme au courage démesuré et à la foi indéfectible, homme à la justice équitable, protecteur des orphelins et autres démunis, El Hadji Seydina Issa Lahi fut sans l’ombre d’un doute la Lumière de son époque. Sous le poids de ses lourdes responsabilités de premier- petit-fils à être Khalif du Meilleur des hommes (psl), El Hadji Seydina Issa Lahi n’aura jamais fléchi, ni failli à sa noble et éprouvante mission pendant toute la durée de son magistère. Mieux encore, il allait graver en lettre d’or le Message, l’Enseignement et la Philosophie morale et religieuse de Seydina Limamou (psl), écrivant en même temps l’une des plus belles pages de l’Histoire des Ahloulahi.
« Baye Seydi Thiaw Sangoup Jamaana matal na fékki Mahdiyou Lahi».

©️Vies & Œuvres / Pour le Comité Scientifique de la Communauté Layene

Par Chérif Laye Makhtar
petit fils de Baye Seydi Thiaw

Seydina Issa Lahi, le  « Bien Guidé » : Un orfèvre  du dialogue & de la Bonne Gouvernance✍🏽✍🏽✍🏽[ Plus de 364 hectares of...
20/08/2024

Seydina Issa Lahi, le « Bien Guidé » : Un orfèvre du dialogue & de la Bonne Gouvernance

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[ Plus de 364 hectares offert à l’Etat par la communauté Ahlou Lahi]

Au début des années 1970, le président Senghor sollicita Seydina Mandione Lahi au nom de l’Etat du Sénégal pour disposer de terres devant servir à la construction de logements sociaux pour les fonctionnaires. Seydina Mandione appela son fils Baye Seydi Thiaw pour prendre part à la rencontre. Et quand le président Senghor est revenu à Yoff en 1975, il trouva Baye Seydi Thiaw qui venait de succéder à son vénéré père et qui accomplit la volonté de celui-ci. Il fit alors preuve d’une générosité sans commune mesure car il céda au gouvernement sénégalais 364 hectares de terres du village de Cambérène sans réclamer aucun centime ni aucun avantage en contrepartie. Ces hectares de terres que le khalife céda au gouvernement forment aujourd’hui les 26 unités des parcelles assainies de Dakar. Il justifia son noble geste par la recommandation que fit son grand père Seydina Limamou Lahi (psl) qui demandait aux fidèles depuis 1883 d’élargir leurs concessions pour loger les « invités » (migrants). Le saint maitre (psl) annonçait par ces propos qu’une fois que son appel aurait retenti les populations
des quatre points cardinaux se rueraient sur Dakar à travers un exode massif ; certains pour venir lui faire allégeance, d’autres simplement pour tirer profits des bienfaits, avantages et moyens de subsistance dont Allah couvrirait Dakar du fait de sa présence (à lui Seydina Limamou Lahi) dans cette région.

Et il faut rappeler qu’à l’époque où le saint-maitre faisait cette prédiction il n’y avait encore rien d’attirant sur Dakar qui n’était pas encore la capitale du Sénégal.

Conscient de l’intérêt particulier que son grand-père Seydina Limamou Lahi (psl) accordait à l’éducation, il construisit à Yoff Layène la première école moderne pour l’apprentissage du coran, de la langue arabe et des enseignements du Mahdi (psl) pour mieux diffuser. Il la confia à oustaz Baytir Sène et donna l’exemple en étant le premier à y envoyer ses propres enfants et petits-enfants. Il dota aussi le village de Yoff de son premier et unique CEM dans la mesure où chaque soir il avait l’habitude d’effectuer des rondes tout seul ou accompagné pour surveiller les villages de Yoff et de Cambérène comme le faisait son parrain Seydina Issa Rohoulahi (psl). Or au cours d’une de ces rondes, il vit des groupes de jeunes filles et de jeunes garçons passant devant lui (sans le voir) se diriger vers un lieu à côté de la plage de Yoff. Il les suivit dans la pénombre et les vit entrer dans un
bâtiment où une soirée dansante avait été organisée. Il mit fin à la soirée. Le lendemain il enquêta à propos de ce bâtiment et on lui fit savoir que c’était le nouveau foyer des jeunes. Il s’adressa alors aux autorités gouvernementales et leur fit savoir qu’il n’accepterait jamais que de telles futilités soient organisées à quelques encablures du mausolée de son grand-père (psl).

Mieux encore il exigea que ce foyer soit transformé en CEM pour permettre aux élèves yoffois de ne plus être obligés d’aller à des km à la ronde pour apprendre. A cambérène il construisit aussi une autre école arabe moderne qu’il confia à une de ses petites-filles dénommée Mame Farma SARR, fille de son neveu Mbaye SARR. En tant que promoteur de l’éducation il s’est aussi employé durant tout son califat à trouver aux fidèles des villages
de Yoff, Cambérène, Yeumbeul, Malika etc. (toutes confréries religieuses) des bourses d’études dans les plus prestigieuses universités du monde à l’étranger en Mauritanie, au Maroc, en Egypte, au Koweit, etc. Aujourd’hui une très bonne partie de l’élite intellectuelle de la communauté Layène a bénéficié de ces bourses de Baye Seydi Thiaw Lahi.

A son accession au califat, il n’y avait pas encore de grande mosquée pour la prière du vendredi (Joumâ) à Yoff Layène. Cette situation faisait qu’à chaque vendredi les fidèles Layènes de Yoff aillent prier à la mosquée Layène de Cambérène (à près de 4 Km de Yoff) ou à la grande mosquée des lébous de Yoff.

Pour améliorer les conditions de pratique du premier pilier de l’Islam qu’est la prière, Baye Seydi Thiaw Lahi fit une extension de la mosquée de Yoff Layène pour d’abord augmenter sa capacité d’accueil et enfin en faire la première grande mosquée de la communauté Layène à Yoff. Il nomma Imam Ratib son jeune frère Mouhamadou Bachir (Ibn Seydina Ababacar) qui n’avait alors que vingt-deux (22) ans. Il ne se limita pas à cela mais attaqua ensuite la grande mosquée de Cambérène qui était alors en délabrement. Il la rasa et la reconstruisit avec un plan plus moderne. A noter que ces deux mosquées (de Yoff et de Cambérène) ont été construites par le Messie Seydina Issa Rohou Lahi (as) qui avait lui-même fait les plans et choisi les mesures.

En bon leader et chef de la grande famille Layène, El Hadji Seydina Issa Lahi a fait en sorte d’assister les fidèles dans tous les domaines.

Ainsi à chaque fois qu’une personne lui soumettait un problème de loyer ou de logement, il lui offrait une parcelle quelle que soit sa confession religieuse. Seulement il fallait à la personne de respecter les règles que le khalif imposait à tous les habitants résidant dans le périmètre des quartiers layènes : interdiction de fumer, d’émettre de la musique, de porter des habits indécents, de circuler au-delà d’une certaine heure la nuit, etc.

Aujourd’hui des centaines de familles vivant à Yoff ou Cambérène disciples, layènes, mourides ou tidjanes peuvent témoigner avoir bénéficié d’un toit grâce à Baye Seydi Thiaw Lahi. Il accordait une importance particulière au respect des règles. C’est pourquoi il a plusieurs fois obligé certains résidents des quartiers layènes qui violaient ces règles de lui dire combien ils avaient investi dans leurs domiciles. Ensuite il leur ordonnait de quitter le quartier layène après les avoir lui-même dédommagé et remboursé la totalité de leur investissement.

Il veillait aussi à ce que les fidèles à la recherche d’emplois soient enrôlés dans l’administration publique ou dans le secteur privé en fonction de leurs compétences. Pour d’autres encore il avait acheté des voitures de transport en commun, ou encore des pirogues par ses propres fonds. Ce qui lui permettait de telles largesses c’était qu’il était lui-même financièrement indépendant en tant qu’opérateur économique disposant de son propre verger de près de vingt (20) hectares au village de Ndiar. Il possédait aussi des chevaux, des charrettes, des véhicules de transport en commun, des pirogues motorisées et de grands filets de pêche et des commerces de denrées de première nécessité. D’ailleurs le plus grand filet de pêche du village lui appartenait.

Il prononçait souvent ceci : « je ne sais pas quand est-ce que je mourrai. Mais avant de quitter ce bas-monde je ferai en sorte que tout le monde connaisse Seydina Limamou Lahi (psl). » Et en 1981, il commença à répéter la célèbre phrase devenue un chant depuis : « Mame Limamou Lahi wooteem ba amna teemeeri ate, lii dootu degn ».

En effet, le centenaire de l’Appel de Limamou Lahi (psl) lancé en 1301 de l’hégire (1883-1884) coïncida avec l’an 1981 (1401H). C’est pourquoi, motivé par son courage indéfectible et sa profonde foi en la mission de son grand père (psl), Baye Seydi Thiaw Lahi initia la cérémonie commémorative du centenaire de l’Anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (asws) le 5 juin 1980 sur initiative personnelle, sans doute inspiré en cela par Allah. C’était l’occasion pour lui en tant que Khalif de Seydina Limamou Lahi (psl) d’assumer et de confirmer, un siècle après, la mission prophétique de son grand-père (psl) d’une part ; et de renouveler
son Appel (ou Message). Mais aussi d’en informer via la presse orale et écrite tous les tenants des pouvoirs temporel (Etat) et spirituel chefs religieux) de ce pays et d’ailleurs ainsi que toute la Oumma Islamique. Pour mieux faire passer le message, le discours du Khalif
durant la cérémonie officielle fut tenu en langues arabe, français et en wolof. Ainsi El Hadji Mouhamadou Sakhir Gaye fit le discours
en langue arabe, El Hadj Seydina Issa Diop, secrétaire particulier du Khalife, celui en français et enfin El Hadji Abdoulaye Thiaw, porte-parole de l’époque et actuel khalife prononça le discours en wolof. Ainsi, après que l’ORTS a diffusé pour la première fois des
images de l’anniversaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (psl) à la radio et à la télé nationale, témoignant de la beauté et la sainteté des pratiques religieuses Layènes, une foule de fidèles d’autres confessions religieuses a déferlé vers le domicile du Khalif pour faire allégeance à Seydina Issa Lahi.

Un des faits les plus marquants de son califat fut la série de visites de courtoisie qu’il effectua en mars 1982 auprès de toutes les familles religieuses de ce pays après avoir célébré le centenaire de l’Appel de Seydina Limamou Lahi (psl).

Ces visites aux principales familles religieuses du pays symbolisèrent une fraternité que le Saint homme voulait manifester aux principaux guides d’autres confréries. Elles ont beaucoup participé au renforcement des liens fraternels entre familles religieuses du Sénégal, comme l’a recommandé Allah swt dans la célèbre formule « Inna mâl Muhminûna ihwa, faslihû bayna ahawaykum… ».

Il commença d’abord par aller dans tous les villages lébous (Yoff, Ngor, Ouakam) et pënc de Dakar. Ensuite, Il entreprit une visite aux Khalifs généraux de l’époque. Il alla chez El Hadji Abdou Aziz Sy Dabakh, ensuite chez Cheikh Sidy Yahya Kounta à Ndiassane, puis chez Serigne Alpha Seck à Thiénaba et enfin à Touba, il rencontra Sérigne Abdoul Ahad Mbacké.

En marge de ces visites de courtoisie il scella plusieurs mariages dans toutes les localités layènes qu’il avait parcourus de Dakar à Thies. Mais en 1984, il initia les cérémonies périodiques de mariages collectifs en s’appuyant sur l’enseignement du Mahdi qui a renversé tous les fondements de la hiérarchie sociale sénégalaise : distinction entre classe de nobles et castes et/ou de riches et de pauvres. Grâce à son autorité et sa sagesse Baye Seydi Thiaw Lahi permit à des couples bannis par cette classification sociale de convoler en juste noce tranquillement sans heurt aucun et selon les principes de la charia. A cet effet, il adopta une démarche astucieuse pour faciliter les pourparlers entre familles qui présentaient des demandes en mariage et familles des femmes demandées et ainsi gagner du temps dans la célébration d’un grand nombre de mariages dans un même temps. Il chargea son neveu Baye Mbaye Sarr, après avoir reçu toutes les demandes de mariage, de servir de représentant des tuteurs des hommes qui présentaient une demande en mariage.

Son collaborateur Oustaz Baye Libasse Sall de son côté était le représentant des tuteurs des femmes demandées en mariage et était donc chargé d’accepter les demandes en leurs noms respectifs. Ainsi en quelques semaines ce n’est pas moins de deux cent soixante-cinq (265) mariages qui furent célébrés par le khalif après avoir préalablement recueilli le consentement des candidats et de leurs parents respectifs. Partout où il est passé il chargea les notables desdites localités de continuer l’opération après son départ et donc par la suite deux cent trente-cinq autres mariages ont pu être célébrés. Le 29 septembre 1985, il relança la même opération à Yoff, Cambérène, Yeumbeul, Malika, Dakar, Bargny, Rufisque. Ce n’est qu’au 8 décembre de la même année que l’opération prit fin à Thiaroye Gare. Au total plus de cinq-cents mariages furent célébrés en quelques mois. En reconnaissance de ce beau geste un grand nombre d’enfants issus de ces mariages portent aujourd’hui le nom de Baye Seydi Thiaw Lahi qui en sa qualité de patriarche de la famille Layène a pu protéger nombres de ces couples contre les dérives injustifiées de la hiérarchie sociale.

©️Comité Scientifique de la Communauté Layene

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