18/08/2026
RAPPEL À DIEU DE EL HADJ MAMADOU LAYE NDIR
Le Comité scientifique layène a appris avec une profonde tristesse le rappel à Dieu de El Hadj Mamadou Laye Ndir, survenu à Malika. Chantre émérite de la communauté layène, il aura consacré une grande partie de sa vie à la transmission de la mission de Seydina Limamou Lahi (PSL), par le chant, la poésie religieuse et un engagement constant au service de la communauté.
Né entre 1944 et 1946 à Keur Amadou Yacine Diop, dans le Kayor, près de Tivaouane, El Hadj Mamadou Laye Ndir fut d’abord cultivateur avant d’embrasser pleinement sa vocation de poète et de chantre. En 1964, Serigne Mamour Diakhaté lui annonça qu’il serait de ceux qui contribueraient à vulgariser la mission de Seydina Limamou Lahi. À son arrivée à Dakar en 1966, Serigne Ablaye Thiaw l’encouragea à approfondir ses études, sa destinée étant appelée à s’accomplir dans la poésie.
Son parcours fut marqué par une proximité spirituelle avec plusieurs grandes figures de la communauté : Serigne Mamour Diakhaté, qui lui remit le wird layène, Seydina Mandione, Baye Seydi Thiaw, Mame Alassane Lahi, Chérif Ousseynou Lahi ainsi que Serigne Ablaye Thiaw, qui occupa une place toute particulière dans sa vie. En 2006, il comptait déjà soixante-six taalifs, témoignage d’une existence vouée au chant religieux et à la transmission.
En cette douloureuse circonstance, le Comité scientifique layène, sous l’autorité de Son Éminence Seydina Mouhamadou Al Amine Lahi, Khalife Général des Layènes, s’associe à la peine de sa famille, de ses proches, de la communauté de Malika et de l’ensemble des fidèles layènes. Nous saluons avec respect la trajectoire d’un homme qui aura fait de sa voix un instrument de transmission, de fidélité et de service.
Nous prions Allah, dans Son infinie Miséricorde, d’accueillir El Hadj Mamadou Laye Ndir parmi Ses serviteurs agréés, de lui accorder Son pardon, d’élever son rang et de faire de ses taalifs, de ses œuvres et de toutes les paroles consacrées à l’Appel une lumière pour lui dans l’éternité. À sa famille éprouvée, nous adressons nos condoléances les plus attristées et nos prières fraternelles.
Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.