14/05/2026
Le débat sur les prélèvements des 6/1000 du Trésor ainsi que sur le PROMAD mérite une réflexion sérieuse sur l’équité, la transparence et la redistribution des ressources générées autour des opérations douanières et financières.
Nous estimons qu’il existe un déséquilibre dans la répartition des avantages issus de ces mécanismes. Les commissionnaires agréés en douane jouent pourtant un rôle central dans la mobilisation des recettes publiques : préparation des dossiers, avances financières, collecte des droits et taxes, versements au Trésor, suivi administratif, gestion des contraintes informatiques et logistiques. Malgré cela, nous supportons nous -mêmes les charges de fonctionnement : loyers, salaires des employés, connexion internet, équipements informatiques, lignes téléphoniques, déplacements et parfois même les conséquences des dysfonctionnements des systèmes publics.
Pendant ce temps, certains fonds comme le PROMAD sont souvent perçus comme bénéficiant principalement à une seule administration, notamment les services douaniers, alors que plusieurs acteurs participent à la chaîne de sécurisation et de recouvrement des recettes. Cette situation alimente un sentiment d’injustice chez d’autres corps de métier et chez les commissionnaires agréés, qui considèrent être des partenaires essentiels de l’économie et de l’administration fiscale sans réelle contrepartie.
La question posée est donc celle-ci :
comment peut-on demander à des acteurs privés de supporter autant de charges et de responsabilités dans la collecte des recettes publiques sans mécanisme de compensation, d’intéressement ou d’accompagnement ?
Un collecteur qui contribue quotidiennement à faire entrer des milliards dans les caisses publiques devrait au minimum bénéficier :
* d’un environnement numérique fiable ;
* d’une réduction des coûts bancaires et agios ;
* d’un cadre de concertation transparent ;
* d’un système d’intéressement équitable ;
* et d’un accompagnement lors des crises informatiques ou cyberattaques.
Le sujet dépasse ainsi la simple question financière. Il touche à la reconnaissance du rôle économique des commissionnaires agréés, à la justice dans la redistribution des ressources et à la nécessité d’une gouvernance plus inclusive entre l’État et les partenaires privés intervenant dans la chaîne douanière et fiscale ,nous demandons à l’état du Sénégal de veiller à l’équité sur la répartition de ses fonds.(présidence de la république ,primature et ministère des finances)