22/03/2026
JOURNÉE INTERNATIONALE DE L'EAU | 22 MARS 2026
QUAND L'EAU EST PRIVATISEE, LES FEMMES PAIENT LE PRIX.
Chaque matin, avant que le soleil se lève, les femmes sont déjà debout. Elles marchent des kilomètres, portent des bassines sur la tête, font la queue pendant des heures entières. Elles sacrifient leur éducation, leur santé, leur sécurité. Elles tiennent les familles debout, pendant qu'un droit fondamental se transforme en luxe.
Au Sénégal, la crise de l'eau a un visage. C'est le visage d'une femme.
L'accès à l'eau n'est pas neutre.
Il est profondément social, profondément politique et extrêmement genré.
Quand les politiques de privatisation transforment l'eau en marchandise, ce sont les femmes qui trinquent en premier. La hausse des tarifs, l'abandon des zones rurales, la logique du profit avant le service public, tout cela pèse sur leurs épaules, sur leurs corps, sur leurs vies.
Privatiser l'eau, c'est aggraver les inégalités. C'est mettre un prix sur la dignité des femmes.
Le RSJE dit NON avec force.
Non à la marchandisation de nos ressources en eau. Non à l'exclusion des plus vulnérables. Non à un système qui fait payer les femmes deux fois : de leur corps et de leur porte-monnaie.
L'eau est un droit humain fondamental, reconnu par les NU. Elle n'appartient à aucune multinationale. Elle appartient au peuple.
✊ Nos exigences sont claires :
• Stop à la privatisation : L'eau doit rester un bien commun, géré de manière publique et transparente.
• Investissement massif dans le service public de l'eau : Pour garantir un accès universel, abordable et de qualité, particulièrement en zone rurale.
• Les femmes au cœur des décisions : Pas seulement comme utilisatrices, mais comme actrices, décideuses, gardiennes de ce bien commun. Car elles en sont les premières expertes.
Pas de justice de genre sans justice de l'eau. Pas d'égalité sans eau publique accessible à toutes et à tous.
L'eau est la vie. L'eau est un droit. Et pour les femmes, l'eau est la liberté.