05/06/2026
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Alors que la peinture au plomb continue de menacer la santé des enfants, des groupes à travers le monde appellent à un contrôle des chromates de plomb, pigments utilisés dans la peinture au plomb
À l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement, des groupes d'intérêt public appellent à une action de la Convention de Rotterdam
En ce jour de la Journée mondiale de l'environnement, l'IPEN et ses plus de 730 groupes membres à travers le monde attirent l'attention sur les risques persistants que représente la peinture au plomb pour les enfants, soulignant qu'un ingrédient clé de la peinture au plomb les pigments connus sous le nom de chromates de plomb devrait être envisagé pour des contrôles mondiaux dans le cadre de la Convention de Rotterdam. Le Maroc, le Cameroun, la Suisse et l'Australie ont notifié à la Convention leurs interdictions de l'utilisation des chromates de plomb dans la peinture, plaçant ainsi ces substances chimiques sur la voie de l'ordre du jour de la prochaine Conférence des Parties en vue de contrôler le commerce toxique de ces pigments.
Les groupes membres de l'IPEN dans plus de 20 pays à faible et moyen revenu évaluent actuellement le commerce et les utilisations des chromates de plomb dans leurs pays respectifs et demanderont à leurs gouvernements de se joindre au soutien de l'action de la Convention de Rotterdam. L'inscription dans le cadre de la Convention soumettrait les chromates de plomb à une procédure de Consentement Préalable en Connaissance de Cause (PIC), selon laquelle les pays exportateurs doivent notifier les pays destinataires et obtenir leur consentement explicite avant que la substance puisse être exportée.
« La peinture au plomb demeure l'une des sources les plus répandues d'exposition au plomb chez les enfants. Contrôler la production et le commerce des peintures contenant du plomb est essentiel pour prévenir l'exposition au plomb par la peinture dans les pays à faible et moyen revenu », a déclaré Sara Brosché, conseillère scientifique de l'IPEN et directrice de sa campagne pour l'élimination de la peinture au plomb. « Une approche mondiale est nécessaire pour protéger des millions d'enfants, de travailleurs et d'autres groupes fortement touchés qui demeurent exposés à ce produit toxique, qui peut facilement être remplacé par des alternatives existantes et plus sûres. »
[OPTIONNEL : Les responsables des organisations membres de l'IPEN peuvent ajouter ici une citation concernant leurs recherches sur la peinture au plomb et les chromates de plomb]
Un récent rapport de l'IPEN, intitulé Exporter l'intoxication au plomb : Le commerce toxique des chromates de plomb, a révélé que si l'UE et d'autres pays ont interdit l'utilisation des chromates de plomb, ils continuent d'en autoriser la production et l'exportation, avec très peu de moyens pour les pays importateurs de savoir ou de contrôler ce qui franchit leurs frontières, exposant ainsi les enfants et les familles des pays destinataires au risque d'intoxication au plomb. L'étude a notamment constaté que :
• Entre 2020 et 2022, les exportations de chromates de plomb en provenance de l'UE ont été acheminées vers 43 à 48 pays, dont 36 à 39 pays ayant interdit ou restreint la peinture au plomb.
• Les données d'exportation de l'Inde pour la même période ont révélé des exportations de chromates de plomb vers 78 pays, dont 44 qui ont pourtant interdit ou restreint la peinture au plomb.
• 65 pays ont déclaré des importations annuelles représentant environ 4 000 tonnes métriques au total de pigments à base de chrome en provenance du Canada entre 2020 et 2022. Or, le Canada n'a déclaré des exportations que vers un seul pays. Il s'agit vraisemblablement de chromates de plomb, bien que les données publiquement disponibles ne permettent pas d'en avoir la certitude.
En 2009, 120 pays ont appelé à l'élimination progressive à l'échelle mondiale de la peinture au plomb. La peinture au plomb est une source bien connue d'exposition au plomb chez les enfants, exposition qui a été associée à de graves problèmes de santé, notamment des atteintes au cerveau en développement ainsi qu'aux systèmes nerveux, immunitaire, reproducteur et cardiovasculaire, entraînant divers effets néfastes tels que la perte de points de QI, les troubles du déficit de l'attention, l'hypertension artérielle, ainsi que d'autres problèmes physiques et comportementaux. Ces effets sont souvent permanents, irréversibles et impossibles à traiter.
Depuis 2007, les groupes membres de l'IPEN ont collecté et analysé plus de 5 000 peintures dans 59 pays et mené des actions de sensibilisation à partir des données obtenues. Ces travaux ont soutenu l'élaboration et l'adoption de réglementations sur la peinture au plomb au sein de la Communauté d'Afrique de l'Est (CAE) en 2019, de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en 2024, de l'Union économique eurasiatique (UEE) en 2025, ainsi que dans plus de 30 pays, tandis qu'une trentaine d'autres pays élaborent actuellement leurs propres réglementations. Mais davantage d'efforts sont nécessaires pour mettre fin à la peinture au plomb à l'échelle mondiale, notamment en réglementant le commerce des chromates de plomb.
Les travaux de l'IPEN pour l'élimination de la peinture au plomb sont soutenus en partie par Coefficient Giving, un bailleur de fonds philanthropique et conseiller travaillant avec un ensemble de donateurs partageant son engagement en faveur d'une philanthropie efficace et à fort impact.