02/04/2026
« Hier, en entrant dans une cabine pour voir un patient, je suis tombée sur cette Charte du malade affichée à l’entrée.
Un simple document… mais un rappel puissant.
Un rappel que la médecine est d’abord une affaire d’humanité.
Rappelons nous aussi ceci, à nous soignants :
Nous n’avons pas une obligation de résultat.
Nous avons une obligation de moyens.
Et parmi ces moyens, la « violence » n’a pas sa place.
Oui, j’ai mis ce mot entre guillemets.
Parce qu’on nous a appris (et parfois pratiqué ) des gestes brusques pour sauver une vie, comme stimuler un nouveau-né avec des fessés par exple pour améliorer son score d’Apgar. Il pleure, on rigole de victoire et de Hamdulilaah…j imagine ces moments filmés et mis en ligne sur les RS🤦🏾♀️ quelle cruauté quelle violence aurait-on brandit.
Ce n’était pas de la violence. C’était un acte vital!
Mais aujourd’hui, dans notre société, les lignes sont fines.
Très fines.
Un geste mal perçu, un contexte mal compris… et le verdict tombe.
Sans nuance.
Sans contexte.
Sans médecine.
Jugé comme un criminel !
On oublie alors une chose essentielle :
la médecine doit rester douce, humaine, empathique… jamais brutale…pour tout le monde.
Alors oui, dans ces situations extrêmes, il faut se rappeler :
✔️ rester calme
✔️ référer si nécessaire
✔️ tracer, écrire
✔️ faire signer
Parce que protéger le patient, c’est aussi se protéger soi-même, sa carrière, sa famille, ses amis, ses proches.
Et au final…
N est-ce pas « Yalla moy dundeul moy ray »?
Donc n essayons jamais de prendre sa place.
Juste l essentiel avec la conscience tranquille.
Shifaa for all humans🫶🏾🙏🏾.
Fii amanil Laahi🙏🏾🫶🏾. »
Source : Femmes Médecins du Sénégal: Pro Chic & Fun L Officiel