15/04/2026
«L’allongement de l’âge de la retraite n’est plus une option, c’est une nécessité. Continuer à demander des études interminables, c’est refuser d’agir.
Le temps des réflexions est passé, place aux décisions courageuses pour préserver l’équilibre de notre système.
La question de la retraite mérite aujourd’hui un traitement équitable, courageux et réaliste. Fixer l’âge de départ à 63 ans pour tous constituerait une mesure plus juste et équilibrée.
Cela permettrait non seulement d’harmoniser le système, mais aussi de donner un souffle nouveau au FNR et à l’IPRES, dont les équilibres financiers restent fragiles.
Cependant, cette réforme doit s’accompagner de mesures d’accompagnement fortes.
Il serait pertinent de revoir à la hausse les cotisations des agents décisionnaires ou, à défaut, que l’État prenne en charge le différentiel afin de soutenir durablement les caisses de retraite.
Attendre indéfiniment les conclusions d’études risque de retarder des décisions urgentes, au moment où une grande partie des concernés est déjà à la veille du départ.
Par ailleurs, la question de la capacité physique et sanitaire des enseignants ne peut être ignorée.
Un encadrement médical rigoureux serait nécessaire pour garantir leur productivité et préserver leur dignité professionnelle.
Mais appliquer cette exigence uniquement à certains corps, comme les magistrats ou les enseignants du supérieur, pose un véritable problème d’équité.
La justice sociale impose des règles identiques pour tous les travailleurs.
De même, permettre à certaines catégories de partir à 65 voire 68 ans, pendant que d’autres sont contraintes de partir plus tôt, constitue une discrimination qu’il convient de corriger. L’égalité devant le service public et devant la retraite doit être un principe fondamental.
Enfin, il est impératif de mieux prendre en charge les retraités.
L’instauration d’une indemnité d’ancienneté maintenue après la retraite serait une mesure de justice sociale, pour soulager ceux qui ont consacré toute leur vie à former et encadrer la jeunesse de ce pays.
En somme, au-delà des débats, une réforme sérieuse, inclusive et urgente s’impose.
Il en va de la dignité des travailleurs et de la crédibilité de notre système de retraite. Car la durée d une étude sérieuse prendrait au moins deux années pour prendre des décisions qui pourraient être défavorables à nos souhaits.
***********
Sg *Assane Gaye* LSMC