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Le Marron Dimitile : quelques donnés historiquesSaviez vous qu’il y a deux lieu-dit "Dimitile" à la Réunion ?Le marron D...
24/03/2026

Le Marron Dimitile : quelques donnés historiques
Saviez vous qu’il y a deux lieu-dit "Dimitile" à la Réunion ?

Le marron Dimitile attise curiosité et fantasmes. Nous n’avons pas encore tout découvert de ce mystérieux personnage, mais voici quelques données historiques retraçant son parcours.
Tout d’abord, savez vous qu’il y a deux lieu-dit Dimitile à la Réunion ? Celui situé à l’Entre-Deux, mais aussi l’autre qui se trouve dans la Rivière des Remparts à Saint-Joseph. Tous deux ont pour origine le même homme, Dimitil (il n’y avait pas de «e ») qui était esclave de de Monsieur Criais. Avec une dizaine d’esclaves de son ancien maître, et d'autres esclaves de plusieurs maîtres différents, il avait constitué une bande redoutable qui était à la fois crainte et respectée.

Traqué par les différents détachements de chasseurs, on sait que Dimitil effectua dès 1743 une descente chez Madame Boisson dans la Grande-Chaloupe, puis au Bernica chez Chassin et Rivière, et enfin chez Monsieur Hibon au Bernica.
Par la suite, il est dit qu’il avait traversé le « Pays Brûlé », sans avoir de destination précise. Il se réfugia pendant un mois avec d’autres marrons, dans la Rivière des Remparts, laissant ainsi son nom.
Reconnu par les siens comme chef incontesté, il mit en place toute une série d’expéditions punitives dans le sud de l’île, pour se fournir en armes et divers matériaux pour la survie de sa bande. Les rapports disent qu’il avait un informateur, Jean, esclave de Desforges-Boucher, qui lui donnaient toutes les renseignements nécessaires.

Vers 1745, Dimitil et les siens ont planifié une descente au « Boucan de Laleu » sur la propriété d’Antoine Touchard, informé par les esclaves de la plantation qu’il y avait « beaucoup de provisions ».
On sait avec certitude que durant cette période, Dimitil avait deux fusils, un peu de poudre conservée dans une corne, quelques balles fabriquées avec des assiettes élimées qui étaient prises lors des descentes. Une véritable guerre étaient déclarée entre chasseurs, emmenés par Mussard et d’autres, et les clans de marrons fugitifs, qui conduira à bataille du Bras de la Plaine (territoire de l’Entre-Deux) en 1752, que nous avons déjà évoqué dans le passé.
Parmi les éléments historiques retraçant la vie de Dimitil, l’historien Jean Barassin pense que le marron Mahafaty, parfois appelé dans certains textes Maffack (qui donnera Mafate) faisait partie de sa bande.

Florent TURPIN

Sources historiques :
ADR (Archives Départementale de la Réunion) C°986 Déclaration de Jeanneton, esclave de Henry Hibon, 21 mars 1743
ADR C°990 Déclaration de Paul, esclave de Monsieur Martin, 16 septembre 1747
ADR C°994 Déclaration de François Mussard, 24 septembre 1751
R.Bousquet

Crédit photo : collectif du 10 mai pour la mémoire

23/03/2026

L'histoire que je vous raconte se passe à Trois-Mares (Tampon) dans les années 1950, quelques années apres la seconde guerre mondiale, mais aussi la départementalisation.

Comme chaque matin, le vieux Théodore Bègue se rend devant son "foyer", où quelques braises incandescentes fument encore. Une légère odeur de géranium embaume la petite cuisine, mêlée a l'odeur du café grillé, dans une atmosphère silencieuse propice à la prière.
D'ailleurs, Théodore à son petit "Bondieu" sur une petite table à l'angle, avec une lampe à pétrole toujours allumée.
Le teint brun de peau, les yeux noirs un peu gansés, avec une petite moustache qu'il entretenait avec soin tous les deux jours! Le "boug" avait bel allure.

Comme à son habitude, il se sert d'un petit verre de "rhum faham", qu'il ingurgite à la hâte, accompagné un bout de maïs grillé et d'un morceau de songe grise.
Puis, il prend un peu de café tiède et le voilà prêt pour la "bitasyon".
Son épouse Mireille n'est plus, depuis quelques années maintenant. Bien que le "granmoun" ait son caractère, le manque se fait parfois sentir.

Chaque jour, il pense a elle. À leur mariage à la maison commune, à l'église, mais aussi la misère, sans oublier les bons moments évidemment.
Le contexte politique est également particulier.
Entre ceux qui défendent corps et âme la départementalisation, et ceux qui estime que c'est un leurre et qui pensent déjà que cela ne sera pas une bonne chose.
Quand on demandait à Théodore pour qui il était, il disait :

"po sak i done amwin in katsou"

On lui répondait alors : mais si les deux camps donnent?

Il disait : "mwin lé po lé 2 kouyous!"

Bien que cela faisait opportuniste, "Dodor" était connu pour sa générosité sans borne. Face à sa petite paillote, vivait André Niobé, sans oublier Alphonse Nayagom.
Les trois compères se retrouvaient chaque jour, dès que le coucher de soleil annonçait le début de la soirée.
Et là, ils parlaient de politique, de la vie de tous les jours, de l'actualité, des cyclones...

Chacun emmenait sa spécialité :

- Dodor, son rhum faham
- André, son rhum café
- Alphonse, sa bouche!

D'ailleurs, il etait connu pour être un "bézeur de paké", et ses deux dalons lui disait souvent " mounoir, aou minm lé bon po fé la politik kitsamèr va".
Mais ils l'appréciaient.

Un peu plus haut de chez eux, se trouvait un bois de Chandelle qui avait au moins 80 ans. Ils s'y retrouvaient le vendredi soir pour un rituel bien particulier.
On parlait de politique, et juste après, "té i bez 2 kou dpwin!".
Cela ce concluait par une accolade, avec le perdant qui devait payer le coup le lendemain matin.

Dodor travaillait également le bois, le fer, il touchait à tout! Il réparait les maisons des "gros blancs", il fabriquait les charrettes, il faisait lui même les outils... gabié le boug
Jusqu'à la fin de sa vie, il parlait chaque jour de politique.
Il a atteint l'âge canonique de 88 ans, ce qui pour l'epoque est admirable!

Sa descendance est toujours au Tampon et dans le sud.

Florent TURPIN

L' Ayapana Malgache (Justicia Gendarussa)Utilisée par nos ancêtres comme rempart contre les mauvais esprits. On le plant...
17/11/2025

L' Ayapana Malgache (Justicia Gendarussa)

Utilisée par nos ancêtres comme rempart contre les mauvais esprits. On le plantait à l'entrée de la cour.

À ne pas confondre avec l'Ayapana (Triplinervis) connu pour la digestion.

09/10/2025

les habitants de grand bassin qui ont pu bénéficier des visites du kiné "Baptiste " ces derniers temps se joignent à moi pour te souhaiter bon retour chez toi , te remercier pour ton dévouement ta gentillesse ta bonne humeur ton investissement nous gardons un très bon souvenir de toi ! on espère que de ton côté tu as vécu une belle expérience en temps que kiné de grand bassin ! merci Baptiste bon retour chez toi !
les visites des kinés au village reprendront dès la semaine prochaine avec le remplaçant de Arnaud qui est en vacances.
n'hésitez pas à me contacter au :
0692.21.57.55 pour un rdv à domicile

Écrit il y a un an jour pour jour "Mon kitsamèr!"Marmay lé malin...i prétan Nous sommes dans les années 1920, dans les h...
08/10/2025

Écrit il y a un an jour pour jour

"Mon kitsamèr!"

Marmay lé malin...i prétan

Nous sommes dans les années 1920, dans les hauts de Jean-Petit à Saint-Joseph.
Marcellus Morel dit "Kokor", comme à son habitude se lève à 4h du matin pour aller dans la "bitasyon", avec ses enfants, dont le plus grand, Yvan.
Le "boug", grand, mince,, chapeau noir deviré sur la tête, pieds nus, avale "vitman" son café coupé avec un peu d'eau, avant de prendre son sabre pour aller défricher et planter.

A l'arrière de la petite case en vétiver, quelques poules, canards, et oies, sans oublier le ti "karo" de plantes aromatiques, avec un peu de thym, de marjolaine, de verveine.
Magdeleine Hoareau, l'épouse de Kokor, est assise dans un petit coin de la case, pour tresser ses chapeaux avec la "paille chouchou". Silencieuse, léger sourire en coin lorsqu'elle est concentrée dans sa tâche, elle est une femme considérée comme douce et sans histoire, supportant le caractère un peu dur de son époux.

Bertel sur le dos, il se rend dans son karo de songes, au milieu duquel on trouve aussi des brède payatèr, des brèdes madame, sans oublier un peu de cresson qu'il aime manger de temps en temps lorsqu'il sent ses forces défaillir.
Yvan n'est pas toujours ravi de travailler avec son père, qui n'a pas beaucoup de patience et qui est grincheux.
De temps en temps, malgré son jeune âge, il a la responsabilité de surveiller les champs pendant que Kokor se rend dans les bas "rod komisyon".
Il part vers 10h, pour revenir le soir vers 17h.
Peut être, il croisait des dalons et discutait!.

Un samedi matin, il dit à Yvan :
-Alon! Fo ni sava war bann sonj koman ilé.
Ce programme ne plaisait pas du tout au jeune garçon qui ne souhaitait surtout pas y aller!
Mécontent, il manifesta son opposition.
Kokor répliqua :
- swa ou vyin, swa mi languèt out néninn"
Yvan répondit :
-si ou languete amoi, mi di momon out komisyon i apel Justine
-Mon kitsamèr! Mi...mi.... mounwar sorte aou van mwin ma alé mon tout seul!

Quand Marcellus "Kokor" allait "rode komisyon" dans les bas, une fois par semaine, c'était pour voir la fameuse Justine. Yvan l'avait suivi discrètement et l'avait découvert!

Niartrouv

Texte non libre de droit

Crédit photo : une femme de Saint Joseph (ce n'est pas Justine 😁).
Collection "Le sud en 1900" (même si la photo est plus t**dive).

Il est l'un des pionniers des visites guidées de haute montagne, et il vient du Tampon : Josémont Lauret. Nous sommes en...
05/10/2025

Il est l'un des pionniers des visites guidées de haute montagne, et il vient du Tampon : Josémont Lauret.

Nous sommes en 1887. La colonie connait un vrai drame , une perte cruelle, celle d'un "guide péi", qui connaissait les moindres recoins du Piton de la Fournaise : Josémont Lauret.

Fils d'Henri Lauret et de Marie Françoise Smith, il est né le 7 septembre 1818 dans la partie haute de Saint Pierre, correspondant à l'actuel Tampon. Surnommé " Le Vieux Guide", ou encore ' l'infatigable' , il était constamment à la recherche de réponses, et surtout avait une envie perpétuelle de comprendre notre beau pays qu'est la Réunion.

D'ailleurs, il découvre les Sources de Bras Cabot en 1869, a la plaine des Palmistes, réputée pour ses vertus curatives. Reputé excellent garde-forestier, il connaissait très bien les plantes.

À l'époque, on allait au volcan à pied, bien entendu, pour une balade durant en moyenne trois jours. Accompagnée d'un autre guide, Monsieur Guillemin, et de quelques visiteurs de passage, la journée du 6 octobre 1887 allait malheureusement être tragique. Un vent glacial se mit à souffler, sans compter la pluie, des conditions terribles. Josémont, le Vieux Guide, âgé de 69 ans, s'éteint, et rend sont dernier souffle, la où se trouve sa stèle aujourd'hui. L'autre guide, épuisé , se rendit à la Plaine des Cafres pour donner l'alerte.

Le Vieux Guide repose au Tampon, mais la tradition populaire dit que son âme se trouve toujours près du cratère Commerson.
Il est consideré comme un "pionnier" pour les "guide péi", et guide de haute montagne.

Titoine (de son vrai nom Antoine Dubard), sa té in fénomén sa mounwar. In granmoun l'Entre-Deux.Titoine ? Un boug dentel...
29/09/2025

Titoine (de son vrai nom Antoine Dubard), sa té in fénomén sa mounwar.
In granmoun l'Entre-Deux.

Titoine ?
Un boug dentelle. Gentil, au cœur rempli de tendresse pour les siens, travailleur et surtout pas "kamayann" (paresseux).
La vie dans les champs, pour planter le maïs qu'il mange, le café qu'il boit, ou encore le brède qu'il vend. Il ne recule jamais devant le travail.

Mais foutor... lu té i ve inn fanm.
Et lu té rod pa tro lwin!

Un jour, son ami depuis plus de 30 ans venait de rendre l'âme. Pas perde le nord!
Parti voir la v***e le lendemain en disant qu'il était prêt à prendre la place si elle souhaitait
Inutile de vous dire qu'il est sortie plus vite qu'il était rentré.

Un autre jour, il y avait un autre camarade qui venait de rendre son dernier souffle. Le "kitsamèr" est parti de nouveau proposer de jouer un rôle de remplacement, pour dépanner! Quelle âme charitable.
Ce coup ci, c'était la canne en goyavier qui allait finir dans ces côtes. Là encore, il est parti très vite.

Un vendredi soir, c'était le moment d'aller au bal. Il était tout content.
La plus belle chemise, pantalon "troussé", c'est parti dans le sentier pour aller chercher une promise.
Un verre, puis deux, puis trois, finalement on ne les comptait plus.
Et la, dans sa "soulézon", il dansait avec quelqu'un avec un bon déhanché !
Mais les dalons n'arrêtaient pas de rire.
Rire... encore rire.

Ben? Akoz sa?
Bana la fini par dire :

"Oté Titoine ben ou wa pa depuis taleur ou danse ek un bononm?"

Titoine, désespéré répondit :

"Bez out moman, po inn fwa mi trouv un madame, c'est un boug kouyon!"

Texte non libre de droit

Anon koz su Frwiapin(Fruit à pain)À la Réunion, il était indispensable pour se marier :Quand un homme convoitait une fem...
27/09/2025

Anon koz su Frwiapin
(Fruit à pain)

À la Réunion, il était indispensable pour se marier :

Quand un homme convoitait une femme, il devait rencontrer le père de celle-ci pour lui demander la main de sa fille.
Bien souvent, le beau père potentiel posait juste une seule question, qui etait déterminante pour l'avenir :

- Nana frwiapin out kaz?

Si le prétendant disait oui, alors il était dans la bonne voie.
Mais si il disait non, la phrase était souvent :

- Artourn out kaz. Planté. Kan va doné, arvyin!

Le temps que ça pousse, que ça donne des fruits, en clair, ne viens plus!

Pourquoi le Fruit à Pain est il si important?
Parce que symboliquement, celui qui en a un chez lui, peu nourrir sa famille.

Avoir un Fruit à pain chez soi, voulait dire pour certains, travailler moins pour subvenir aux besoins de la famille.
Il "soutire" la paresse.
En plus, il était la "monnaie d'échange" pour amadouer le futur beau père.

Il est donc appelé le "soutireur".

Maintenant, parlons de lui autrement, c'est à dire pour ses vertus médicinales.

Les anciens conseillaient d''en manger pour réduire le cholestérol , pour reguler le taux de sucre, et donc, il permet ainsi de lutter contre le diabète.
Le manger permet aussi de lutter contre la chute des cheveux.

Les anciens conseillaient également sa feuille contre l'hypertension mais attention : un avis médical est conseillé !

Une chose est sure : il faut le planter dans la cour!

Niartrouv

Petite astuce pour les personnes qui ont un début de diabète : prenez les feuilles de Goyave et faites sécher. Réduisez ...
24/09/2025

Petite astuce pour les personnes qui ont un début de diabète : prenez les feuilles de Goyave et faites sécher.

Réduisez en poudre et de temps en temps, prenez une cuillere à café dans un verre d'eau tiède. Vous aurez une petite tisane qui aidera à reguler le taux de sucre.

Vous pourrez prendre ça 3 fois par jour avant chaque repas, pendant 5 jours à une semaine.
Et renouvellez de temps en temps si besoin.

Prudence avec les plantes médicinales : un avis médical est important!

Pour les personnes qui ont les cheveux qui tombent :On prend les feuilles et fleurs de capucine qu'on va faire bouillir ...
19/09/2025

Pour les personnes qui ont les cheveux qui tombent :

On prend les feuilles et fleurs de capucine qu'on va faire bouillir et qu'on va laisser refroidir pour se laver les cheveux avec.

De plus, on peut utiliser les feuilles et fleurs cuites contre les tempanes, les problèmes de peau, en posant directement dessus, une bonne demi-heure le matin, une bonne demi-heure l'après midi.

Cette fleur à d'autres vertus. Que nous évoquerons plus t**d

Niartrouv

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Le Tampon
97418

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