12/06/2026
Le 12 juin, Journée de sensibilisation au TDAH.
Aujourd’hui, on parle d’un trouble encore trop souvent mal compris, réduit à des clichés, ou confondu avec un manque de volonté. Le TDAH n’est pas un défaut de caractère. C’est un fonctionnement neurologique différent, qui impacte l’attention, l’impulsivité, la régulation émotionnelle, et parfois toute l’organisation du quotidien.
Derrière les difficultés visibles, il y a des efforts invisibles.
Des personnes qui compensent en permanence.
Qui s’épuisent à “faire comme les autres”.
Qui entendent trop souvent qu’elles devraient “se concentrer”, “faire un effort”, “se calmer”.
Et pourtant, le TDAH n’empêche ni la sensibilité, ni la créativité, ni l’intelligence, ni la valeur d’une personne. Il demande surtout une chose : être compris et adapté, plutôt que jugé.
Il existe aussi des réalités plus complexes encore, comme la cooccurrence TSA/TDAH. Quand les deux fonctionnent ensemble, les défis peuvent être démultipliés : surcharge sensorielle, fatigue cognitive intense, difficulté à jongler entre besoin de structure et impulsivité, entre rigidité et agitation mentale. Ce n’est pas “plus simple” ou “plus difficile” de façon uniforme, mais souvent plus dense, plus contradictoire, plus épuisant au quotidien.
Et pourtant, là aussi, il y a des forces : une pensée en profondeur, une grande lucidité sur les environnements, une créativité particulière, une capacité d’analyse fine… souvent invisibles parce qu’on ne regarde que les difficultés.
Être TSA et TDAH n’est pas une fin en soi. Ce n’est pas une limitation de ce que l’on peut construire, ni de ce que l’on peut transmettre. Au contraire, pour certains, cela devient aussi un moteur, une manière singulière de comprendre le monde et d’y apporter du sens.
La preuve, pour ma part, cela m’a permis de créer la Blue Family avec détermination et l'espoir d'un jour meilleur.
À toutes les personnes concernées :
vous n’êtes pas seuls. Vos luttes sont réelles. Et vos forces aussi. Il existe des stratégies, des aides, des rencontres qui changent le quotidien. Tout n’est pas simple, mais tout n’est pas figé.
Et à celles et ceux qui découvrent ce sujet aujourd’hui :
écouter, s’informer, ajuster son regard peut déjà changer beaucoup de choses pour quelqu’un autour de vous.
Parce que comprendre le TDAH (et ses cooccurrences), ce n’est pas excuser.
C’est reconnaître une réalité.
Et ouvrir la voie à plus d’équité, de dignité et d’apaisement.