Présentation du Nouveau camp d' Askar
Les camps de réfugiés Palestiniens ont été établis après la guerre Israélo-Arabe de 1948-1949. Réfugiés dans leur propre pays, ces habitants ont fui les violences après avoir été expulsé et exproprié de leur Terres. Askar est un camp de réfugiés Palestiniens situé à la périphérie de la ville de Naplouse en Cisjordanie. Il a été établi en 1950 sur 209 donations
de terre, mais en 1960 le camp a été élargi de 90 donations pour faire face à l’accroissement du nombre de réfugiés. Ils ont d’abord été logé dans ce qui est maintenant « Old Askar » mais d’autres vivaient dans des tentes en attendant de retourner dans leur maison. Mais cela n’est jamais arrivé, donc l’ UNRWA (United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugee in the Near East) a loué une petite zone à proximité du camp d’origine pour les gens qui n’avaient pas réussi à trouver une place dans l’ancien camp.
« New Askar » était né, mais en réalité c’est une partie de « Old Askar » sans la reconnaissance des Nations Unies comme étant un camp à part entière, ce qui implique que l’UNRWA n’engage pas de moyens supplémentaires donc sans ressources supplémentaires pour l’inscrire en tant que camp de réfugiés à l’intérieur de la Cisjordanie. Pendant de nombreuses années le camp est resté sans école, sans hôpital et avec un manque important de services essentiels. L’appel des habitants pour la reconnaissance comme camp de réfugiés est en cours, mais n’a pas encore été accordé par les Nations Unies. Avec cette reconnaissance l’UNRWA serait obligée d’assurer un certain nombre de services de bases et supporter une charge financière, c’est pourquoi les Nations Unies sont réticentes à cette reconnaissance. Toutefois, la terre de « New Askar » est financée par l’UNRWA, qui compense les agriculteurs propriétaires. Le contrat de location est de 99 ans et à la fin de ce contrat l’UNRWA devra s’occuper de ce problème. Le camp d’Askar compte aujourd’hui environs 16000 habitants, dont 7000 à New Askar. Chaque famille a le droit d’occuper une unité, un espace de 14 * 7 m, le camp compte un total de 1200 unités légales, avec deux étages chacune. En réalité les familles n’ont pas assez d’espace donc nombreux sont ceux qui construisent des étages supplémentaires et qui occupent une partie des rues. Les conséquences sont que les rues sont très étroites et le maisons sont très proches les unes des autres. Ces conditions entrainent un manque d’intimité pour chaque famille, mais créent également un sentiment de claustrophobie au sein du camp, sans oublier la dangerosité de l’environnement. La composition de la population est particulièrement frappante, 70% des habitants ont moins de 18 ans, et 60% des résidents sont au chômage. Le taux élevé de personnes au chômage est le résultat de plusieurs facteurs comme le ratio disproportionnelle d’enfants et d’adultes à Askar autant que le peu d’opportunité pour eux de trouver un emploi. Par la suite l’UNRWA a identifié 600 familles dans des situations de besoin exceptionnel et 200 familles font partie du programme de « création d’emploi », un projet qui permet à certaines personnes d’avoir un emploi, même si ce n’est que quelque jours chaque mois. Politiquement le camp a toujours été très actif. Tout au long du 1er et du 2ème Intifada la majorité des combattants résistants provenaient des camps de réfugiés. Les camps ont été les endroits qui ont particulièrement enduré la présence des forces de défense israélienne (IDF). Pendant cette période 65% de la jeunesse d’Askar a été arrêté une ou plusieurs fois. En comptant les deux Intifada le camp dénombre 30 martyrs et 200 blessés. Le camp a subi d’importants dégâts matériels, 10 unités ont été complètement détruites et 20 maisons ont été gravement endommagées. Les traces de ces moments tragiques sont encore visibles à travers le camp. Tous les camps de réfugiés Palestiniens peuvent voter pour les élections Palestinienne, mais ils ne peuvent pas voter pour les élections municipales. Au sein du camp il y a également des élections qui se tiennent tout les deux ans pour élire le comité de service public. 11 personnes sont élues, 8 hommes et 3 femmes à peu près. Les camps de réfugiés dépendent du PLO Palestinian Liberation Organisation.
10 ans après le début du 2nd Intifada, les conditions de vie au sein du camp restent un challenge. Bien que l’UNRWA, aux dernières élections a construit 2 nouvelles écoles dans le « New Askar » (une pour les filles, une pour les garçons) et commence à offrir plus de services, de sérieux problèmes persistent comme le surpeuplement. Le comité du camp a suggéré d’étendre les limites du camp pour améliorer le problème de densité, mais cette décision doit être approuvée par l’autorité Palestinienne qui a le pouvoir de prendre cette décision. Le camp Askar est aussi concernée par un autre problème, « New Askar » se trouve en partie sous la gouvernance de la « Zone A » (sous contrôle de l’autorité Palestinienne) et en partie sous la gouvernance de la « Zone B » (sous contrôle de l’autorité Palestinienne et de l’armée israélienne). Dans ces conditions, il est facile d’imaginer que l’expansion du camp est complexe.
2 ) Présentation du Comité des Services Populaires de New Askar Camp. Le Comité des Services Populaires est assimilable à un Conseil de Municipalité et travaille au service de toute la population, des associations et des partis politiques du camp. Concernant le Comité, nous avons des élections tous les deux ans et la population vote pour élire 9 membres. Le comité offre des immeubles pour les ONG dans le camp. Le comité est composé de différents partis politiques (Fateh , PFLP , PFLDP , le parti communiste etc...) qui sont tous représentés dans le comité et actifs. Le comité représente politiquement la population partout dans le monde. Ce comité a été crée par ordre d' Yasser Arafat. Nous sommes responsables de tous les services dans le camp (voirie, eau, électricité, aide aux plus démunis etc...) Le comité appartient au OLP (Organisation de la Libération de la Palestine). Le comité est responsable du centre des jeunes et des enfants. Il a offert à ce centre des bibliothèques, des cours d'informatique, de cours de danse folklorique, une fanfare, des activités sportives : judo, karaté, gymnastique, fitness. Ces activités sont proposées à tous, filles comme garçons. Dans le camp il y a d'autres ONG comme Le Comité Local pour la Réhabilitation. Ce Comité créé en 1992, unit tous ses efforts pour répondre aux besoins de toute personne à handicap du camp. Il propose de nombreuses thérapies dont l' orthophonie et la physiothérapie , met gratuitement des équipements à la disposition de ses bénéficiaires , transfère certains cas vers des centres spécialisés qui offrent des programmes de réhabilitation , propose des guidances psychologiques avec de nombreux instituts (spécialement avec l'UN) , possède une librairie et des locaux informatiques , propose des activités et des camps d'été et d'hivers , un jardin d’enfants , organise des séminaires, des ateliers, des conférences sur les besoins et droits des personnes souffrant d'un handicap et bien d'autres choses essentielles. Dans le camp de réfugiés d'Askar, nous avons d'autres projets fructueux à travers les activités et les programmes fournis par le Centre de Développement Social. (SDC)
Celui-ci contient plusieurs programmes tels que des cours pour apprendre les nouvelles technologies et former les bénéficiaires à utiliser ces nouveaux outils de communication. Le centre travaille aussi sur l apprentissages des compétences suivantes : les langues étrangères, les compétences de communication, le marketing et le leadership des jeunes, des ateliers, des conférences concernant les droits humains, la démocratie et les médias. Les objectifs du SDC sont de former les jeunes aux diverses formes de technologie et multimédia , d’encourager l'emploi d'un tel équipement pour amplifier portée à un public qui se étend au-delà des frontières de la Cisjordanie, d’inscrire les enfants et les jeunes dans les programmes traditionnels de musique et la chorégraphie palestiniennes, afin d'améliorer la compréhension et l'appréciation de ces coutumes, de favoriser un programme d'échange international de jeunes à promouvoir la compréhension interculturelle entre les jeunes palestiniens et européens. La troupe de danse Dabka été crée dans cette visée. Composée de deux groupes( des enfants âgés de 7 - 17 ans et des jeunes adultes âgés entre 17 - 25 ans) elle travaillera à relancer la popularité de danse folklorique et d'expression de la vie palestinienne à travers ses performances. Le SDC offre un environnement, incluant les deux sexes, qui soutient le développement des talents et des ensembles de compétences des jeunes, proposant donc des activités telles que des cours de danse et de musique mais aussi de théâtre, de gymnastique, de football . Le programme sportif comprend diverses activités sportives qui visent à cultiver les notions de travail d'équipe et la responsabilité, tout en encourageant l'activité physique saine. ... Le SDC souhaite pouvoir proposer toujours de plus en plus d'activités , misant sur la sensibilisation et la compréhension des jeunes adultes sur la culture palestinienne et le rôle de la Palestine dans un contexte politique. Ces activités seront coordonnées avec les familles afin d'assurer une approche globale est adaptée pour mieux aider le développement affectif des participants. Le Comité des Services Populaires à mis à la disposition de cette association des bâtiments pour organiser leurs programmes, et autres projets, notamment pour fournir un jardin d'enfants aux familles locales dans un cadre