En 1958, la hausse des chiffres de la délinquance juvénile, des naissances nées de mineures et la montée du nombre de parents en difficulté inquiètent et poussent les autorités à l’action. C’est le docteur Marc TIVOLLIER, alors ministre de la santé, du Travail et des affaires sociales de Nouvelle Calédonie qui soutient activement la création d’une association de sauvegarde en faveur de l’enfance e
t de l’adolescence en difficulté, l’initiative d‘Emma MEYER et Marcelle JORDA, assistantes sociales, à l’épreuve sur le terrain. En 1959, la mairie de Nouméa met à la disposition de l’association un terrain dans la vallée du génie a Nouméa pour accueillir une vingtaine de jeunes filles en danger physique ou moral. La construction d’un bâtiment, grâce à des subventions de la Cafat, s’étalera sur deux ans. C’est en 1961 que l’Institut Clair Coteau sera ouvert sous la direction de Melle Michèle ROLLY qui accueillait, en internat, 20 a 25 jeunes filles mineures, pré-délinquantes où en prévention. En 1988, l’Institut Clair Coteau devient Institut Clair Coteau-Emma MEYER, en hommage à sa fondatrice. En 1960, l’internat municipal de Poindimié dirigé par Mme Antoinette KABAR, devient une maison d’enfants gérée par l’ASEA-NC qui accueille une soixantaine d’enfants et d’adolescents, surtout des fratries, en difficulté familiale et sociale. La Maison d’enfants de Poindimié devient au décès de sa directrice, la Maison d’enfants Antoinette KABAR. De 1971 a 1974, est construit à la première Vallée du Tir un établissement pour adolescents isolés ou privés de soutien familial où moral. Cette structure accueille, en 1974, 30 jeunes de 14 a 20 ans et porte le nom de Foyer Georges DUBOIS, en souvenir du Président de l’association qui avait initié et conduit ce projet. En 1978, le foyer Georges DUBOIS prend une nouvelle orientation en accueillant des adolescents et jeunes majeurs présentant des troubles de l’adaptation familiale, scolaire où sociale. En 1995, dans le cadre du contrat de développement 1993-1997, passé avec l’État, la province sud construit le Foyer maternel de Boulari (ville du Mont Dore) dont elle confie la gestion à I’ASEA-NC. Le foyer est destiné à accueillir de jeunes mères (mineures ou jeunes majeures) enceintes ou avec leurs enfants, qui ont des difficultés dans leur relation mère-enfant.Des ateliers d’aide et d’accompagnement des familles ayant besoin d’un étayage à la parentalités sont conduites dans le cadre d’accueils de jour. Le foyer portera l’appellation La maison maternelle Marcelle JORDA, en hommage la cofondatrice de l’ASEA-NC. En 2011 les aide à domicile, premier service de prévention pour l’ASEA-NC est créé à la demande de la province sud. En 2012 la prévention de la déscolarisation et la prévention sur l’espace périscolaire sont créer sur la commune de Païta. En 2013 les points rencontres sont créer à la demande du juge aux affaires familiales. Ils permettent aux enfants de couples séparés de rencontrer leur père ou leur mère. En 2014 le foyer La maison des femmes est officiellement ouvert à Poindimié. Il accueille des femmes victimes de maltraitances. Cette structure est l’aboutissement d’une action, engagée il y a plus de dix ans par l’ASEA-NC, en faveur des femmes de la province nord. L’ASEA-NC tend vers une structure décentralisée en se transformant pour permettre de répondre aux attentes des collectivités publiques dans un contexte de proximité améliorée. Ce développement participe à une démarche sociétale et répond aux enjeux auxquels la société calédonienne va être confrontée dans les années a venir. Ainsi, l’ASEA-NC vise les axes de développement suivants :
•Améliorer, dans nos établissements, le soutien aux accueillis les plus fragilisés
•Développer l’accompagnement a l’autonomie
•Développer l’accompagnement des parturientes
•Développer l’accompagnement des familles
•S’engager dans une démarche d’évaluation de la qualité de nos actions
•Étendre les actions de développement social local
•Positionner l’association sur la côte ouest et dans les Îles
•Poursuivre les projets de coopération régionale