27/05/2026
Si les américains ont pu le faire, pourquoi pas nous ?
Face aux derniers propos tenus par le député loyaliste, de non seulement ne plus vouloir négocier jusqu'en 2027, autrement dit ne plus faire son travail, mais également de s'opposer aux indépendantistes ainsi qu'au bloc central qui tous deux cherchent une solution au marasme actuel calédonien, l'association renouvelle ainsi son soutien à Joël Kasarhérou qui, en tant que métis, kanak, européen, représente à lui seul prêt des 2/3 de la population du territoire.
L'association constate ainsi au vu des propos du député non indépendantiste que celui-ci pourtant ardent défenseur du vote de la majorité se place aujourd'hui en minorité de blocage. S'il est vrai que dans une démocratie, il convient de respecter l'avis de la minorité, c'est toujours la majorité qui décide et celle-ci souhaite avancer et trouver une solution au plus vite et pas en 2027 ou 2028.
Il est étonnant que ce même député se dit opposé au bloc central calédonien dans la mesure où il en vient et qu'il en fait parti au niveau national. Même si fort de la protection de l’État pour lui et sa famille, on le placerait plutôt à un extrême de l'échiquier politique, au vu des propos et de l'attitude qu'il tient.
Reste à savoir, si à force de souffler sur les braises s'il serait en capacité de promettre cette fois un policier derrière chaque citoyen votant loyaliste en cas de nouveaux troubles, en vue de protéger biens et personnes, ce qui serait étonnant vu l'échec de l’État en 2024 reconnu par la justice elle-même et vu l'histoire même de la France et de ces expatriés forcés d'Algérie ou bien encore du Vanuatu.
Pour rappel, à force de vouloir passer en force sur le dégel du corps électoral et de déclarer parmi ses acolytes être en capacité également de "fo**re le bo**el", il convient ainsi de revenir sur ce triste bilan pour lequel ils en sont la cause, avec l'Etat, à savoir :
- 130 médecins ont quitté le territoire,
- 30 à 40 % des postes vacants chez les infirmiers,
- 50 % de lits en moins dans les services d'urgences,
- 25 % taux de vacances des commerces dans le quartier du Centre-ville de Nouméa,
- recul du PIB de plus de 13 %
- 13 000 emplois en moins depuis 2024,
- recettes fiscales en baisse de 15 %,
- chute du crédit à la consommation de 40 %,
- transactions immobilières ont diminué de 80 %,
- tourisme atteint son plus bas niveau depuis 30 ans (27 000 touristes en moins),
- dette des collectivités calédoniennes atteint 197 milliards,
- 1 300 employeurs de moins qu'en 2024,
- 1 000 emplois publics perdus également,
- 50 % d'extraction minière en moins,
- 380 radiations de patentés,
- 18 000 départs de personnes ayant quitté la Nouvelle-Calédonie,
- 765 blessés parmi les forces de l'ordre, dont 142 tentatives d'homicides,
- 2 530 gardes à vue,
- 750 entreprises détruites,
- plus de 23 000 actes de délinquances en 2024,
- 3 221 destructions et dégradations de biens, toujours en 2024,
- 3 099 cambriolages (2024),
- 1 152 vols de voitures, liés à l'insurrection,
- 5 006 actes de violences sur personnes physiques (2024),
- sans oublier les morts, une quinzaine.
N'en jetez plus, la coupe est pleine comme dirait le dicton.
Ainsi, voter loyalistes c'est prendre un risque qu'il faudra assumer pour ceux qui le feront.
Dans leur programme de campagne, ceux-ci proposent de supprimer semble-t-il toute contribution sur les successions. Si nous ne pouvons être que d'accord là-dessus, pourquoi ne l'ont-ils pas fait avant et surtout quand comptent-ils rembourser l'argent perdu par les particuliers et les entreprises ayant quitté le territoire suite à l'insurrection que l’État et les assurances n'ont toujours pas remboursé ou partiellement.
Pourquoi ne pas racheter également les biens (maisons, docks) des personnes souhaitant quitter le territoire si ce n'est pour les maintenir captifs, pour ne pas dire en otage, et éviter une hémorragie de potentiels électeurs, au risque de mettre leurs biens et leurs personnes en danger en continuant d'avoir des discours et postures extrémistes pour ne pas dire jusqu'au-boutistes.
Tout problème à une solution et continuer d'invectiver l'autre, d'haranguer les foules afin de l'exclure ne permettra pas de ramener la paix à laquelle aspire la majorité de la population calédonienne. Il convient donc de faire autrement, de construire autrement.