Devoir de Mémoire

Devoir de Mémoire Le devoir de mémoire, c’est l’obligation légale de se souvenir, c’est aussi une façon de faire vivre ceux qui sont morts...

Décès d’un militaire de la Gendarmerie nationale dans l’exercice de ses fonctionsAlors qu’il était missionné sur une dis...
08/06/2026

Décès d’un militaire de la Gendarmerie nationale dans l’exercice de ses fonctions

Alors qu’il était missionné sur une disparition de personne, dimanche 7 juin 2026 dans le Loiret, l’adjudant Dorian Larigaudrie, affecté à la Brigade territoriale autonome (BTA) de Châteauneuf-sur-Loire, est décédé dans un accident d’hélicoptère. Les adjudants François Pecque et Marine Rousset, affectés à la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Villacoublay, qui étaient également à bord de l’appareil, ont été gravement blessés et sont toujours hospitalisés. Leurs jours ne sont plus en danger.

Dimanche 7 juin 2026, la disparition inquiétante d’une personne vulnérable est signalée au Centre opérationnel de la gendarmerie (COG) du Loiret. Un équipage de la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Villacoublay, composé des adjudants François Pecque et Marine Rousset, est engagé et décolle vers 15 heures à bord d’un hélicoptère EC135 de la Gendarmerie nationale, embarquant à son bord l’adjudant Dorian Larigaudrie de la BTA de Châteauneuf-sur-Loire.

Vers 16h45, l’appareil s'écrase sur le secteur de Bray-Saint-Aignan, dans le Loiret. L’adjudant Dorian Larigaudrie décède des suites de ses blessures. Les adjudants Pecque et Rousset ont également été gravement blessés dans l’accident. Hospitalisés, leurs jours ne sont plus en danger. Le jeune homme porté disparu a été découvert en bonne santé à son ancienne adresse, à la Ferté-Saint-Aubin.

Le général d'armée Hubert Bonneau, Directeur général de la Gendarmerie nationale, s’est immédiatement rendu sur place. Il adresse ses condoléances et son soutien, ainsi que celui de l’Institution, à la famille et aux proches de l’adjudant Dorian Larigaudrie. Le DGGN adresse également ses vœux de prompt rétablissement aux adjudants François Pecque et Marine Rousset, son soutien et celui de la Gendarmerie nationale à leurs familles et à leurs proches. Ses pensées vont aussi vers tous leurs camarades du groupement du Loiret et des Forces aériennes de la Gendarmerie nationale touchés par ce drame.

Source Gendinfo

15 et 16 mai 2026 – 17 heures – Place Bir-Hakeim – Hommage à Nicolas MOLINARI et Xavier SALOU.  Le 15 mai et 16 mai 2024...
25/05/2026

15 et 16 mai 2026 – 17 heures – Place Bir-Hakeim – Hommage à Nicolas MOLINARI et Xavier SALOU.

Le 15 mai et 16 mai 2024, inscrivent, dans le livre déjà lourd de notre mémoire, deux étoiles noires supplémentaires. Elles rejoignent celles des quarante six autres militaires de la gendarmerie tombés en service commandé, loin de leurs foyers, loin de leur terre natale, loin de cette patrie France qu’ils servaient pour que notre archipel demeure debout, respirable, vivable.
Ils sont morts pour que la paix tienne encore, malgré les fractures, malgré les menaces, malgré les forces qui, ici, ne cessent de travailler la discorde, la haine, la peur. Ils sont morts pour que la République ne cède pas, pour que la loi demeure, pour que la nuit ne gagne pas.
Calédoniens, français de sang, de cœur, d’adoption ou de destin, nous savons ce que nous devons à ces hommes. Nicolas. Xavier. Vos noms ne s’effaceront pas. Votre sacrifice ne sera jamais relégué à la marge d’un communiqué ou à la poussière d’un calendrier. Vous appartenez désormais à cette lignée silencieuse et fraternelle de ceux qui ont tenu leur devoir jusqu’au bout, sans renoncer, sans reculer, sans trahir.
À vos familles meurtries, à vos camarades endeuillés, à vos frères d’armes qui continuent leur mission malgré la douleur, nous adressons notre fidélité. À vous, tombés pour que d’autres vivent, nous devons plus que des mots : nous devons la mémoire, la constance, la droiture.
Et tant que nous pourrons nous tenir debout, tant que la République aura encore des voix pour dire la vérité de ses morts, nous ne vous oublierons pas.
AUJOURD’HUI, 15 mai 2026,


Que cette g***e soit le signe visible de notre reconnaissance.
Qu’elle dise, mieux que les mots, que la France et la Nouvelle- Calédonie n’oublient pas ses morts.
Qu’elle affirme que, tant que nous pourrons nous tenir debout, votre sacrifice demeurera vivant.
Honneur à Nicolas.
Honneur à Xavier.
Honneur à tous les gendarmes morts en service commandé.

22/05/2026
17/05/2026

13 mai 2026
Il y a deux ans, jour pour jour

Il y a deux ans, jour pour jour, je me réveillais comme plus de 12 000 habitants du Mont‑Dore Sud dans un imprévisible total.
En quelques heures, notre vie quotidienne basculait dans une situation qui allait nous isoler pendant près de six mois, sans véritable possibilité de rejoindre Nouméa autrement que par la mer. Les navettes maritimes, pourtant vitales, mirent du temps à être mises en place.

Pour beaucoup de mes concitoyens, cette période fut la plus dure qu’ils aient connue.
Une période d’isolement, de privations, d’incertitude, orchestrée par une personne sans mandat, qui avait appelé des jeunes Kanak à la révolte au prétexte fallacieux de refus de voir élargi le corps électoral à plus de 35 000 résidents sans droit de vote pour les provinciales.

Je rappelle ici un fait : cette réforme, qu’on la soutienne ou qu’on la conteste, relevait d’un débat institutionnel, pas d’un appel à la violence. Les événements qui ont suivi ont profondément marqué notre territoire.
Je vous invite d’ailleurs à toujours vérifier les informations institutionnelles auprès de sources fiables.

Ne croyez pas qu’en deux ans, le pays et le Mont‑Dore Sud aient retrouvé la sérénité.
Non, la tension demeure. Les caillassages continuent. Les nuits restent longues pour ceux qui vivent sur les axes exposés. Le climat n’a pas retrouvé son équilibre, et chacun le sait.

Et pourtant, malgré tout, nous tenons.
Nous avons tenu dans l’isolement.
Nous avons tenu dans l’incertitude.
Nous tenons encore aujourd’hui, parce que nous n’avons pas renoncé à vivre, à travailler, à circuler, à espérer.

Le Mont‑Dore Sud n’est pas seulement une zone géographique : c’est une communauté éprouvée mais debout, lucide mais résolue.
Nous savons ce que nous avons traversé. Nous savons ce que nous ne voulons plus revivre.
Et nous savons aussi que la sortie de crise ne viendra ni de la peur ni de la résignation, mais de la constance, de la vigilance et du courage.

Oui, nous tenons le bon bout.
Parce que nous avons appris à tenir.
Parce que nous n’avons jamais cessé d’avancer, même à pas comptés.
Parce que nous refusons que la violence dicte l’avenir de nos familles et de notre pays.

Bilan :
14 morts,
plus de 230 milliards de francs pacifiques de dégats
des milliers de chômeurs,
une économie locale sur le flan
un pays à bout de souffle, sous perfusion, à la recherche d'une stabilité politique, sociale et économique qui tarde à venir...

Il y a un avant le 13 mai, mais il y a aura un après...

BG

15/05/2026
Décès d'un militaire de la Gendarmerie nationale dans l'exercice de ses fonctionsAlors qu’il était en mission pour la sé...
10/05/2026

Décès d'un militaire de la Gendarmerie nationale dans l'exercice de ses fonctions

Alors qu’il était en mission pour la sécurité sur les routes de Meurthe-et-Moselle, le maréchal des logis-chef Lucas Voignier a été tué au cours d’une manœuvre d’interception d’un véhicule tiers.

Samedi 9 mai 2026, vers 14 heures 20, le maréchal des logis-chef Lucas Voignier, affecté à la Brigade motorisée de Seichamps, a été percuté par un automobiliste sur la commune de Leyr (54) au cours d’une intervention. Malgré les soins prodigués, il a malheureusement succombé à ses blessures. Il était âgé de 31 ans.

Le général d'armée Hubert Bonneau, Directeur général de la Gendarmerie nationale, adresse ses condoléances et tout son soutien et celui de l’Institution à la famille et aux proches du maréchal des logis-chef Lucas Voignier, ainsi qu'à ses camarades.

Source GendInfo

04/05/2026

lundi 03 mai 2025

Je regarde la situation de la Nouvelle‑Calédonie avec une inquiétude que je n’arrive plus à taire. Beaucoup d’analyses publiques le disent déjà : sans accord politique, le territoire glisse vers une faillite économique et sociale d’une ampleur que nous n’avons jamais connue. Ce n’est pas une formule, c’est un constat répété dans les rapports, les auditions, les chiffres qui s’accumulent et qui racontent tous la même histoire.

On évoque souvent les 224 milliards de francs CFP versés chaque année par la République. Certains y voient un rempart, d’autres un amortisseur. Mais dans les faits, ces transferts ressemblent de plus en plus à ce que de nombreux commentateurs qualifient de cautère sur une jambe de bois : une perfusion qui maintient le patient conscient, sans jamais traiter l’hémorragie.

Car le cœur du problème n’est pas financier. Il est politique. Il est institutionnel. Il est collectif.

Tant que le territoire restera suspendu entre deux visions irréconciliables, tant que l’incertitude institutionnelle empêchera toute projection à dix ans, tant que les acteurs économiques vivront dans un brouillard permanent, aucune somme — fût‑elle colossale — ne pourra inverser la trajectoire.

Ce qui s’effrite aujourd’hui, ce n’est pas seulement un modèle économique. C’est la capacité même du pays à se gouverner, à décider, à se projeter. Et c’est peut‑être cela, au fond, le plus inquiétant : cette impression que la crise n’est plus un accident, mais un système.

Je ne cherche pas à dramatiser. Je décris ce que beaucoup voient, ce que beaucoup disent, ce que beaucoup redoutent.
Et si je l’écris ici, c’est parce que le silence, désormais, serait une forme de renoncement.

BG

28/04/2026

Lundi 27 avril 2025

La Nouvelle-Calédonie ne doit pas être utilisée comme un simple levier dans des stratégies politiques élaborées en métropole. Notre territoire ne se limite pas à un outil de communication ou à un argument conjoncturel. Les décisions qui le concernent doivent être guidées par ses réalités propres, et non par des agendas extérieurs.

Aujourd’hui, les plus pessimistes d’entre nous, lassés par la comédie dell’arte et les tergiversations de la politique politicienne nationale et locale, ressentent une profonde inquiétude. Cette crainte que les Français de métropole, fatigués par l’éloignement et parfois indifférents à nos réalités, finissent par détourner le regard, en nous laissant pour compte. Une peur alimentée par les divisions politiques persistantes, hors sol, par des egos qui prennent trop de place dans nos communes ou nos institutions, par l’érosion de notre tissu social et économique depuis 2023, ainsi que par les drames liés aux révoltes qui pèsent lourd dans notre conscience collective.

Je ne souhaite pas les blâmer. Je veux simplement que nous prenions le temps d’admettre une réalité essentielle : lorsque l’État vacille, ou se retire, ce sont souvent ces moments-là que les tensions s’enflamment. Ceux d’entre nous qui se rappellent encore le départ forcé d’Algérie savent ce que cela signifie : cette sensation de tout perdre en un instant, de voir sa protection disparaître du jour au lendemain, de devoir tout abandonner en quelques jours. Ce souvenir n’est pas un simple argument, c’est un avertissement que je ressens profondément.

Alors, une question me hante : qui, sans l’État, aurait la légitimité et la neutralité nécessaires pour calmer les passions, apaiser les cœurs, et protéger chacun dans l’urgence ?

Je crois que la stabilité de nos institutions n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. C’est elle qui nous permet de vivre en paix, d’échanger malgré nos différences, sans sombrer dans la violence ou la haine. La Nouvelle-Calédonie, comme d’autres territoires, ne peut se permettre de rester au bord du précipice. Elle a besoin de sécurité, de garanties, d’un avenir dans lequel personne ne doit craindre pour son identité ou sa vie.

Enfin, il ne faut pas oublier la mémoire encore très vive du départ des Nouvelles-Hébrides en 1980, qui reste gravée dans le cœur de beaucoup d’entre nous. Elle nous rappelle que lorsqu’on opère des transitions brutales, on laisse des cicatrices profondes. Les ruptures institutionnelles ne sont pas des histoires lointaines ou abstraites : elles touchent des familles, des racines, des trajectoires de vie.

Ces souvenirs ne divisent pas, au contraire. Ils doivent nous éclairer, nous rappeler que l’histoire pèse lourd, que les fractures ont un coût élevé, et qu’il revient à chacun d’entre nous de travailler, ensemble, à construire une société plus juste, plus unie, plus protectrice pour tous.

BG

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