06/05/2026
DÉPÊCHE
Situation critique à Adjalohoc, des civils utilisés comme boucliers humains et appels de détresse.
L’association Kal-Akal exprime sa profonde inquiétude face à la situation extrêmement préoccupante qui prévaut actuellement à Adjalohoc.
Selon des informations concordantes recueillies sur le terrain, des éléments de l’armée malienne, appuyés par des mercenaires russes, maintiennent les populations civiles à l’intérieur de la ville contre leur volonté. Ces civils seraient utilisés comme boucliers humains, placés délibérément entre les forces armées et les groupes opposés.
Il est également rapporté que les habitants sont empêchés de quitter la localité, les exposant ainsi à de graves dangers en cas d’affrontements. Par ailleurs, des tranchées ont été creusées autour de la ville, renforçant l’encerclement et limitant davantage les possibilités de fuite pour les civils.
Des messages vocaux attribués à des habitants d’Adjalohoc circulent actuellement sur l’application WhatsApp, dans lesquels des civils lancent des appels de détresse urgents, demandant de l’aide face à la gravité de la situation et à leur incapacité de fuir.
Cette situation constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes fondamentaux relatifs à la protection des populations civiles en période de conflit armé.
Association Kal-akal
Kidal
Le 06/05/2026