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Dioïla, la prodigieuse, s'apprête à accueillir la première édition du Festival International du Banico (FESTIBANICO)Du 1...
22/10/2026

Dioïla, la prodigieuse, s'apprête à accueillir la première édition du Festival International du Banico (FESTIBANICO)

Du 13 au 15 novembre 2026, la ville de Dioïla vibrera au rythme de la culture, du tourisme de l' Artisanat et du vivre ensemble.
Le Festival International du Banico se présente comme un événement culturel majeur dédié à la mise en valeur du patrimoine local.

Placée sous le haut patronage du Général de Division Kèba SANGARE, Gouverneur de la région de Dioïla, cette première édition s'articulera autour d'un thème porteur de sens et d'espoir : « Défis de valorisation et de promotion des potentialités culturelles et touristiques de la région de Dioïla ».

L’ambition affichée par les organisateurs est claire : positionner la culture comme un levier essentiel de cohésion sociale et de développement socio-économique.
Il s'agit également de créer des opportunités concrètes pour la jeunesse locale, tout en soutenant l'innovation, la créativité et l'autonomisation des acteurs régionaux.

Pendant trois jours, les festivaliers profiteront d'une programmation riche et variée, pensée pour mettre en lumière le patrimoine exceptionnel de la 13ème région administrative du Mali.

Au programme :
·conférence-débats autour du thème du festival ;
· animations folkloriques et prestations d'artistes locaux et nationaux ;
· espaces de jeux réservés aux enfants ;
· visites touristiques ;
· expositions d'objets d'art ;
· foire-exposition avec vente de produits locaux ;
· séances de contes ;
· lutte traditionnelle.

Le FESTIBANICO se veut bien plus qu’une simple fête : c’est un rendez-vous culturel et touristique majeur qui invite à la découverte et à la sauvegarde des traditions.
En soutenant les initiatives locales, le festival souhaite insuffler une dynamique nouvelle pour la promotion de la culture et du tourisme de la Région Dioïla.

Tous à Dioïla, du 13 au 15 novembre 2026 pour accompagner et célébrer la richesse culturelle de la prodigieuse région de Dioïla.

Les poils blancs et les cheveux blancs, désignés sous les termes « Chi-djè ou kounsigui djè », dépassent largement la si...
21/10/2026

Les poils blancs et les cheveux blancs, désignés sous les termes « Chi-djè ou kounsigui djè », dépassent largement la simple réalité physiologique du vieillissement.
Ils portent une signification socio-culturelle et spirituelle profonde, symbolisant le respect, la sagesse, le sacré, la bénédiction et l'autorité.

Dans l'ensemble des six (06) cercles de la région de Dioïla, les poils et cheveux blancs sont avant tout perçus comme un don de Dieu, une marque de bénédiction et de chance.

L'apparition du blanc sur le corps ou le visage n'est pas considérée comme une simple dégradation biologique, mais comme une élévation sociale. Elle constitue le marqueur visuel de la sagesse, de la maturité et de l'expérience accumulée.

Les personnes arborant des poils blancs sont perçues comme des puits de connaissances et des conseillers privilégiés.
Elles sont considérées comme les « pères et mères » de la communauté, jouissant d'un statut élevé et d'un grand respect.

Par ailleurs, dans la gestion des conflits communautaires ou familiaux, la présence de poils blancs confère une légitimité naturelle. On estime que celui qui a vieilli possède le recul nécessaire pour être juste, impartial et pacificateur.
Lui manquer de respect est considéré comme un sacrilège majeur pouvant attirer la malédiction sociale.

En somme, dans la tradition malienne, les poils et cheveux blancs sont synonymes de sagesse, de longévité et de bénédiction, et les personnes qui en sont porteuses jouissent d'un grand respect social.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

19/10/2026

𝐒𝐀𝐋𝐎𝐍 𝐈𝐍𝐓𝐄𝐑𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍𝐀𝐋 𝐃𝐔 𝐓𝐎𝐔𝐑𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐃𝐄 𝐁𝐀𝐌𝐀𝐊𝐎 || 𝐋𝐀 𝟓ᵉ 𝐄́𝐃𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐑𝐄́𝐕𝐔𝐄 𝐄𝐍 𝐍𝐎𝐕𝐄𝐌𝐁𝐑𝐄 𝟐𝟎𝟐𝟔

Sous le haut parrainage de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État, le Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme organise, du 12 au 14 novembre 2026, au Parc National du Mali, la 5ᵉ édition du Salon International du Tourisme de Bamako (SITOUR BAMAKO).

Placée sous le thème « La résilience du tourisme africain face aux récentes mutations », cette édition spéciale réunira les acteurs du secteur touristique du Mali et de plusieurs pays africains autour des enjeux, des opportunités et des perspectives de développement du tourisme sur le continent.

À travers cette rencontre d’envergure internationale, le Mali entend renforcer la promotion de son potentiel touristique, favoriser les échanges entre professionnels et contribuer à la consolidation d’un tourisme africain résilient, attractif et durable.

𝐂𝐂𝐎𝐌-𝐌𝐀𝐂𝐈𝐇𝐓
𝐋𝐚 𝐂𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞, 𝐩𝐢𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐛𝐚̂𝐭𝐢𝐫 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮.

Le mortier et le pilon appelés « Kolon ni Kolon galan », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute, dans b...
18/10/2026

Le mortier et le pilon appelés « Kolon ni Kolon galan », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute, dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, figurent parmi les ustensiles de cuisine les plus anciens.
Fabriqués le plus souvent en bois, ils incarnent des valeurs profondes qui structurent l’union conjugale, la cohésion familiale et la transmission des traditions.

Dans la région de Dioïla, le mortier est associé à la femme et le pilon à l’homme. Ils fonctionnent comme un duo indissociable, à l’image des couples mariés : l’un ne va jamais sans l’autre. Pour s’en servir, on met par exemple du maïs dans le mortier, puis on écrase la céréale avec le pilon afin d’obtenir soit de la farine (mougou), soit de la semoule grossière ou brisure (gnègnin).

Réputés pour être de puissants symboles de complémentarité, le mortier et le pilon sont capables de réduire les risques de divorce.
L’homme et la femme, à l’image de ces deux objets, se complètent aussi bien au sein du foyer que dans la vie sociale.
C’est pourquoi ils occupent une place de choix dans le trousseau de la mariée.

Selon la tradition, tout comme le mortier et le pilon, la femme se doit d’être fidèle à son époux. Lors du mariage, on fait asseoir la nouvelle mariée sur le mortier, puis on la relève quatre fois de suite.
Toute jeune épouse qui se soumet à ce rite ne connaîtra jamais le divorce.

Sur le plan culturel, le mortier et le pilon représentent la force de la famille. Ils symbolisent la paix, la santé, la longévité, entre autres valeurs.
En raison de ce caractère sacré, ces objets ne doivent pas quitter l’enceinte de la cour.

Jadis, les femmes aimaient se rassembler autour du mortier pour échanger sur leurs petits tracas. C’est là qu’elles se donnaient des conseils et trouvaient ensemble des solutions.

À travers cet héritage, le mortier et le pilon rappellent que la complémentarité, la fidélité et la cohésion demeurent des piliers essentiels de la famille et de la société.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

Les escabeaux ou petits tabourets appelés « Siguilan kurun », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute, d...
16/10/2026

Les escabeaux ou petits tabourets appelés « Siguilan kurun », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute, dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, dépassaient de loin leur fonction utilitaire de sièges quotidiens.
Ils étaient considérés à la fois comme des indicateurs de rang social, des réceptacles spirituels et des pièces d'art à part entière.

À ce titre, ils occupaient une place centrale dans des rites considérés comme des œuvres d’art du quotidien.

Taillés dans des pièces de bois, ces meubles présentaient des formes très variées.
Ils pouvaient être ornés de motifs complexes, conformément au style traditionnel de la communauté.

Certains escabeaux étaient munis d’une anse, généralement ronde, pour en faciliter le transport.

Dans l'ensemble des six (06) cercles que compte la région de Dioïla, ces escabeaux faisaient toujours partie des éléments indispensables du trousseau des jeunes mariées.
Ils étaient réputés pour être des accessoires capables de réduire les risques de divorce.

Traditionnellement, pour les vaillantes populations du Banico, les « Siguilan kurun » représentaient, des objet d’une grande valeur culturelle, car ils étaient censés incarner la virilité et la fertilité de leurs propriétaires.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

Le caméléon plus connu sous le nom de «Nonsi », dans la prodigieuse région de Dioïla, et sans doute dans bien d'autres r...
14/10/2026

Le caméléon plus connu sous le nom de «Nonsi », dans la prodigieuse région de Dioïla, et sans doute dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, est bien plus qu'un simple reptile. le caméléon, appelé « Nonsi », n’est pas un simple reptile.
Il incarne une figure centrale et ambivalente de la sagesse, de la communication et de l'adaptation sociale.
Son symbolisme, riche et complexe, apparaît dans les mythes, les proverbes et les rites de plusieurs groupes ethniques.

Dans la de Dioïla, le caméléon possède une forte portée socioculturelle liée à la sagesse, à la communication et au maintien de l’équilibre communautaire. C’est un animal respecté, considéré comme un guide spirituel dont le comportement transmet aux humains de profondes leçons de vie.
Il est érigé en modèle de sang-froid et de stabilité émotionnelle.
On dit qu’il « ne tourne jamais la tête », ce qui évoque une personne calme et posée face aux difficultés.
Le caméléon enseigne la tolérance et l’ouverture d’esprit. Il invite chacun à harmoniser sa conduite avec celle de son entourage et à s’adapter aux mutations du monde moderne.

En outre, sa capacité à changer de couleur est son trait le plus emblématique et le plus chargé de sens.
Dans la pensée peule, notamment dans l’œuvre Kaidara d’Amadou Hampâté Bâ, ce changement renvoie à la sociabilité, au tact et à l’aptitude à s’ajuster aux situations et aux personnes afin de préserver l’harmonie sociale.

Par ailleurs, le caméléon est un personnage fréquent des contes et une source de proverbes qui transmettent des leçons de vie.
L’un d’eux dit : « Le caméléon dit que c’est l’homme lui-même qui se considère roi avant que les gens ne le considèrent, c’est pourquoi il marche comme roi ».
Cette parole enseigne que le respect que les autres nous portent dépend d’abord de l’estime que nous avons de nous-mêmes.

En somme, le caméléon sert de miroir pédagogique à la société pour enseigner la cohésion sociale, la patience et le respect des différences.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

Les boucles d'oreilles appelées « Tololanèguè », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute dans bien d'aut...
12/10/2026

Les boucles d'oreilles appelées « Tololanèguè », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, sont bien plus que de simples ornements.
Elles constituent de véritables marqueurs sociaux, économiques et identitaires. Portées surtout par les femmes, elles incarnent des valeurs de prestige, de féminité et d’appartenance culturelle.

Dans l'ensemble des six (06) cercles que compte la région de Dioïla, les boucles d'oreilles sont considérées comme des objets sociaux, car elles expriment la richesse, le statut marital, l’ethnie et le passage à l’âge adulte.
Leur port inscrit la femme dans un réseau de relations familiales et communautaires, tout en affirmant son élégance et sa dignité.

Elles sont également arborées lors de mariages, de naissances, de fêtes traditionnelles et religieus.

Chez les Peuls, ces parures s’inscrivent dans une dynamique familiale.
Elles se transmettent généralement de mère en fille, ou sont offertes par le mari à son épouse, parfois après la vente de plusieurs têtes de bétail.
Elles marquent ainsi l’entrée dans la vie conjugale et le statut de femme mariée.
Ce rôle social dépasse la simple décoration, car il s’agit d’un investissement que l’on peut vendre en cas de besoin urgent ou hypothéquer pour financer un projet familial.

En somme, les boucles d’oreilles rendent visibles la beauté, l’appartenance culturelle, les ressources économiques et les relations familiales.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

La pierre ponce pour les pieds appelé « Sen téréké Kourou », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute dan...
11/10/2026

La pierre ponce pour les pieds appelé « Sen téréké Kourou », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, dépasse largement sa simple fonction d’objet utilitaire.
Elle est perçue comme un instrument d’hygiène, de beauté, d’estime de soi et de sociabilité. On l’utilise pour frotter les pieds afin d’en retirer les peaux mortes et de les rendre lisses.

Dans l'ensemble des six (06) cercles que compte la région de Dioïla, la pierre ponce témoigne de normes locales en matière de propreté et de présentation du corps.
Elle relève d’un savoir pratique lié à la santé et au confort.
La poussière, la marche et le port fréquent de sandales exposent les pieds aux callosités, aux crevasses et aux peaux mortes ; la pierre ponce permet donc de les éliminer, souvent après un bain de pieds à l’eau savonneuse.

Avoir des pieds lisses et propres est associé à la propreté, à la dignité et à une bonne éducation. Chez les femmes surtout, cela peut être un signe de féminité, de soin de soi et de respectabilité.
Des pieds négligés peuvent, à l’inverse, être interprétés comme un manque d’hygiène ou de savoir-vivre.
La pierre ponce participe ainsi aux normes corporelles locales.

Le soin des pieds est souvent un savoir-faire féminin, transmis entre mères, filles, coépouses ou amies.
Il se pratique à la maison, dans les salons de beauté ou lors des préparatifs de mariage, de baptême, de Tabaski et d’autres fêtes.
La pierre ponce s’intègre à un ensemble de gestes : bain, gommage, application de karité ou d’huiles. Elle peut aussi être un geste d’attention et d’intimité familiale.

En somme, la pierre ponce pour les pieds est un micro-objet qui révèle des enjeux plus larges : hygiène, beauté, genre, transmission et intégration du moderne dans les pratiques corporelles.

Le Yèrèdon que l'on nomme littéralement « la connaissance de soi », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans do...
09/10/2026

Le Yèrèdon que l'on nomme littéralement « la connaissance de soi », dans la région de Dioïla, la prodigieuse, et sans doute dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, est un principe traditionnel fondamental qui dépasse largement sa traduction littérale.
Son importance socioculturelle est immense, car il fonde l’identité de chaque personne et la cohésion de la communauté.

Dans l'ensemble des six (06) cercles que compte la région de Dioïla, le Yèrèdon est d’abord une quête de soi qui oriente l’individu comme la collectivité.
Il est inséparable d’autres valeurs cardinales : le dambé (dignité), le maaya (humanisme) et le horonya (honneur). Cette connaissance de soi est présentée comme la condition préalable à toute construction personnelle et collective : « Sans elle, nous n’irons nulle part. »

Le Yèrèdon est le fondement de l’identité individuelle et de la cohésion communautaire.
Il permet de savoir qui l’on est et d’où l’on vient (son lignage, son histoire) , afin de s’ouvrir au monde sans jamais se renier.
Un proverbe bambara le dit : « Yiridon so Don Yèrèdon Niogon tè » (Il n’y a rien de plus grand que la connaissance de soi).

Une personne qui se connaît maîtrise ses forces et ses limites.
Elle adopte un comportement responsable, dans son savoir-être comme dans son savoir-faire, qui garantit la paix, la tolérance, l’entraide et le respect au sein de la communauté.

Le Yèrèdon s’acquiert par un apprentissage cyclique.
D’abord transmis au sein de la famille, il s’élargit ensuite au collectif pour préparer l’individu à assumer pleinement ses responsabilités sociales.

En résumé, la portée socioculturelle du Yèrèdon réside dans son rôle à la fois identitaire, éducatif et relationnel.
Se connaître permet de mieux se conduire, de reconnaître autrui et de participer à la vie collective.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

Le Faso que l’on nomme littéralement « la terre du père » ou « la patrie », dans la prodigieuse région de Dioïla, et san...
08/10/2026

Le Faso que l’on nomme littéralement « la terre du père » ou « la patrie », dans la prodigieuse région de Dioïla, et sans doute dans bien d'autres régions du Mali et d'Afrique, est bien plus qu’un simple territoire.
Il incarne une patrie charnelle, le foyer des ancêtres et le lien mystique qui unit l’individu à sa terre et à sa communauté.

Dans l'ensemble des six (06) cercles que compte la région de Dioïla, le Faso est avant tout un lieu d’enracinement : on naît dans un faso, on y appartient, et cette appartenance précède toute affiliation ethnique.

Le Faso peut être envisagé comme une matrice identitaire et une patrie plurielle.
Le Mali lui-même est perçu comme une pluralité de Fasow (patries), où chaque village et chaque lignage constituent un microcosme.
Cette conception explique que l’identité malienne se pense d’abord à partir du foyer paternel et du village, avant de s’élargir à la nation.

En outre, le Faso est l’espace où s’incarnent les valeurs morales ancestrales indispensables à la vie en communauté. Il impose au citoyen le devoir de préserver le Danbé (l’honneur, la réputation de la lignée) et de pratiquer le Maaya (l’humanisme, la bienveillance envers l’autre). Trahir ou déshonorer son Faso équivaut à couper le cordon spirituel avec ses ancêtres.

Dans la pure tradition, tout ce qui touche au Faso implique une responsabilité collective.
Il sert de socle à des mécanismes traditionnels de régulation sociale tels que le Sinankunya (la parenté à plaisanterie) et le dialogue intergénérationnel.

Culturellement, appartenir au Faso exige un engagement actif. Chaque membre du Faso doit apporter sa pierre à l’édifice social par son travail, son art et son intégrité.

En somme, le Faso est à la fois une patrie spirituelle, un creuset de valeurs et un moteur d’identité collective.

Par Monsieur Broulaye TRAORE, Administrateur du Tourisme, Directeur Régional du Tourisme et de l'Hôtellerie de Dioïla, la prodigieuse.

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