13/06/2025
« 𝑴𝒂𝒎𝒂𝒏 𝒍𝒂 𝑷𝒂𝒊𝒙 » : 𝒖𝒏 𝒎𝒐𝒅𝒆̀𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒆𝒂𝒅𝒆𝒓𝒔𝒉𝒊𝒑 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒊𝒙 !
𝐄𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞̀𝐫𝐞 𝐩𝐞́𝐝𝐚𝐠𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐀𝐬𝐬𝐚𝐭𝐚 𝐓𝐫𝐚𝐨𝐫𝐞́ 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐛𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐭 𝐝𝐞 « 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐢𝐱 » 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭 𝐞𝐭 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐧𝐚𝐦𝐛𝐚 𝐞𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐊𝐨𝐮𝐥𝐢𝐤𝐨𝐫𝐨.
Ambassadrice de la paix et la gestion non-violente des conflits communautaires, elle a su se départir du lot et imprimer sa marque dans la promotion et la culture de la paix. Femme qu’on ne présente plus, son œuvre en faveur du vivre ensemble et de l’épanouissement collectif sont plus que parlants.
C’est en 2023 qu’Assata Traoré s’engage résolument en faveur de la paix. Avec d’autres femmes et associations, elle fonde le « 𝐑𝐞́𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐀𝐦𝐛𝐚𝐬𝐬𝐚𝐝𝐫𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐢𝐱 𝐝𝐞 𝐁𝐚𝐧𝐚𝐦𝐛𝐚 (𝐑𝐀𝐅𝐀𝐏𝐁) » qu’elle dirige actuellement. Mais, l’idée germait en elle depuis 2016. Ainsi, le 𝐑𝐀𝐅𝐀𝐏𝐁 s’investit dans la promotion de la paix et du vivre ensemble à Banamba et ses environs, en apportant des solutions aux différends qui assaillent la communauté.
« 𝑵𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒐𝒏𝒔 𝒈𝒆́𝒓𝒆́ 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒍𝒊𝒕𝒔 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒊𝒂𝒖𝒙, 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒂𝒖𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒔𝒖𝒓𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓𝒔 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒆́𝒍𝒆𝒗𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒂𝒈𝒓𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒆𝒖𝒓𝒔. 𝑵𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒋𝒆𝒕 𝒂̀ 𝑩𝒂𝒏𝒂𝒎𝒃𝒂 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒖𝒔-𝒄𝒐𝒎𝒎𝒊𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔. 𝑱𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒏 𝒄𝒉𝒂𝒓𝒈𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒍𝒊𝒕𝒔 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒊𝒆𝒓𝒔. 𝑶𝒏 𝒎’𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒑𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒂𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒓𝒊𝒆́𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒐𝒏𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒆𝒔. 𝑱𝒆 𝒋𝒐𝒖𝒆 𝒎𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂̀ 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊», se félicite-t-elle.
Tiémoko Doumbia, habitant de Banamba ne tarit pas d’éloges pour cette mère de 44. Il dit connaître Assata Traoré depuis plus d’une décennie et que c’est grâce à elle que son couple tient encore debout. « 𝑪𝒉𝒂𝒒𝒖𝒆 𝒇𝒐𝒊𝒔 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒊𝒏𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆́𝒉𝒆𝒏𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒎𝒂 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆, 𝒋𝒆 𝒍’𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒃𝒐𝒏𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒆𝒊𝒍𝒔 𝒂̀ 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒊𝒈𝒖𝒆𝒓. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒔𝒂𝒖𝒗𝒆́ 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒄𝒊 𝒂̀ 𝑩𝒂𝒏𝒂𝒎𝒃𝒂. 𝑬𝒏 𝒈𝒆́𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒍, 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒊𝒍 𝒚 𝒂 𝒎𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒈𝒆𝒏𝒔, 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒔’𝒊𝒏𝒗𝒆𝒔𝒕𝒊𝒕 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 », témoigne-t-il.
Pour promouvoir la paix, Assata Traoré préconise le maintien de la communication dans les familles et dans les communautés, l'étude des avantages de la non-violence, du vivre ensemble, des modes alternatifs de résolution de conflits et des leçons sur la paix dans nos établissements scolaires. Aussi, défend-elle, il faudrait valoriser nos valeurs culturelles et mœurs, en préservant le cousinage à plaisanterie.
Tiémoko Doumbia soutient également que grâce à Assata Traoré, beaucoup d’enfants ont repris le chemin de l’école. « 𝑸𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆́𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒓𝒊𝒄𝒆 𝒅'𝑬́𝒄𝒐𝒍𝒆 𝑷𝒓𝒊𝒎𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂𝒗𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒈𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒂𝒚𝒂𝒏𝒕 𝒂𝒃𝒂𝒏𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆́ 𝒍𝒆𝒔 𝒆́𝒕𝒖𝒅𝒆𝒔 𝒓𝒆𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏𝒆𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒍’𝒆́𝒄𝒐𝒍𝒆. 𝑼𝒏 𝒋𝒆𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒍𝒂𝒅𝒆 𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒍 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒏 𝒆𝒏𝒕𝒐𝒖𝒓𝒂𝒈𝒆 𝒂𝒗𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒇𝒊𝒏𝒊 𝒑𝒂𝒓 𝒓𝒆́𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒈𝒓𝒆𝒓 𝒍’𝒆́𝒄𝒐𝒍𝒆 », se souvient Tiémoko Doumbia.
𝗢𝘀𝗲𝗿 𝗯𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲
« 𝑴𝒂𝒎𝒂𝒏 𝒍𝒂 𝑷𝒂𝒊𝒙 » 𝒆𝒕 « 𝒍𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒊𝒙 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔 » offrent une tribune libre où les femmes exposent leurs problèmes en toute confiance avant de repartir libérées et avec des solutions concrètes. « 𝑳𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒄𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒂𝒊𝒙 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒖𝒕𝒆𝒓 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒃𝒍𝒆̀𝒎𝒆𝒔 𝒇𝒂𝒎𝒊𝒍𝒊𝒂𝒖𝒙 𝒆𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒂𝒖𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆𝒔. 𝑳𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒆́𝒄𝒐𝒖𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒎𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒆𝒕 𝒆𝒎𝒑𝒂𝒕𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒐𝒔𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒊𝒆́𝒆𝒔. 𝑫𝒖 𝒄𝒐𝒖𝒑, 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒆 𝒏𝒐𝒕𝒂𝒎𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒂̀ 𝒓𝒆́𝒅𝒖𝒊𝒓𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒂𝒔 𝒅𝒆 𝒔𝒖𝒊𝒄𝒊𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒆𝒛 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔 », évalue Madame Assata Traoré.
« 𝙎𝙤𝙞𝙨 𝙪𝙣𝙚 𝙖𝙞𝙜𝙪𝙞𝙡𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙞𝙚𝙧 𝙡𝙖 𝙛𝙖𝙢𝙞𝙡𝙡𝙚 𝙚𝙩 𝙣𝙤𝙣 𝙪𝙣𝙚 𝙡𝙖𝙢𝙚 𝙩𝙧𝙖𝙣𝙘𝙝𝙖𝙣𝙩𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙙𝙞𝙫𝙞𝙨𝙚𝙧 », dit-on, dans la tradition malienne, à une fille qui va se marier. Assata Traoré l’a bien compris en faisant de la promotion de la paix son cheval de bataille et en ciblant surtout les filles et femmes. Depuis sa tendre enfance, elle dit avoir œuvré pour la cohésion sociale et le vivre ensemble. « 𝑫𝒆𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒑𝒆𝒕𝒊𝒕𝒆 𝒂̀ 𝒍’𝒆́𝒄𝒐𝒍𝒆, 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒋𝒆 𝒗𝒐𝒚𝒂𝒊𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒆́𝒍𝒆̀𝒗𝒆𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒎𝒊𝒔 𝒔𝒆 𝒃𝒂𝒈𝒂𝒓𝒓𝒆𝒓, 𝒋𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒔𝒂𝒊𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒐𝒔𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒄𝒊𝒍𝒊𝒆𝒓 », explique-t-elle. Pour y arriver, elle dit avoir également bénéficié de plusieurs formations sur la gestion non-violente des conflits communautaires et la médiation et les appliquer dans son vécu quotidien.
Née en 1981, à Abongoua, en Côte d’Ivoire, Assata Traoré a d’abord été enseignante, au terme de ses études. Puis, elle a été promue au poste de Directrice d’école Primaire, poste qu’elle a occupé durant plus d’une décennie. Actuellement, elle combine ses activités d’ambassadrice de la paix et celles de conseillère pédagogique, chargée entre autres de la Scolarisation des Filles (SCOFI) au Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Banamba.
Aider à trouver la paix et le pain !
Convaincue de l’intérêt de lier les actions de paix à celle de développement communautaire, elle aide aussi les autres femmes à concevoir et mettre en œuvre des Activités Génératrices de Revenus (AGR). « 𝑵𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒐𝒏𝒔 𝒎𝒊𝒔 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆 𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔. 𝑪𝒉𝒂𝒄𝒖𝒏𝒆 𝒅’𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒕𝒊𝒔𝒆 𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒔𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒔 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒎𝒂𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒆 500 𝑭𝑪𝑭𝑨 𝒑𝒂𝒓 𝒔𝒆𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆 », indique-t-elle. L’argent est collecté par une secrétaire administrative chargée du suivi des opérations pour des micro-crédits. Les dividendes sont partagés à des moments précis et au prorata de la contribution de chacune.
Pour « 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐢𝐱 », cette méthode permet aux femmes d’investir leur propre argent, générer des revenus et ainsi éviter des dissensions avec les acteurs financiers extérieurs. « 𝑫𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒆́, 𝒅𝒆𝒔 𝒈𝒆𝒏𝒔 𝒇𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄̧𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔. 𝑴𝒂𝒊𝒔, 𝒅𝒆̀𝒔 𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒄̧𝒂 𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒖 𝒗𝒊𝒏𝒂𝒊𝒈𝒓𝒆, 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒍𝒊𝒕𝒔 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒆́𝒄𝒍𝒂𝒕𝒂𝒊𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒎𝒂𝒓𝒊𝒔. 𝑨𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊, 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝑮𝑹 𝒒𝒖𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒊𝒏𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆𝒔 𝒅’𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒅𝒖 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒊𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒓𝒆 𝒂𝒓𝒈𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒅’𝒆́𝒗𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒆𝒏𝒏𝒖𝒊𝒔 », explique-t-elle.
Des incompréhensions naissent parfois entre les femmes membres du RAFAPB, surtout autour de la gestion du trésor commun. Des mécanismes ont été prévus pour les régler de manière non-violente. Ainsi, Aminata Founè Konaté, elle aussi ambassadrice de paix rappelle qu’il existe un règlement intérieur prévoyant la prévention et la gestion des conflits.
En cas de bagarre par exemple, les membres concernés sont obligés de payer 1.000 FCFA et de composer une chanson en faveur de la paix. Pour elle, les qualités humaines et sociales de sa présidente méritent d’être davantage valorisées. « 𝑪’𝒆𝒔𝒕 𝑨𝒔𝒔𝒂𝒕𝒂 𝒒𝒖𝒊 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒂 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒖 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒅𝒆 𝒂̀ 𝑩𝒂𝒏𝒂𝒎𝒃𝒂 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒂̀ 𝑴𝒂𝒅𝒊𝒏𝒂 𝑺𝒂𝒄𝒌𝒐 𝒐𝒖̀ 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆́ 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒕. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒔𝒕 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒍𝒂 𝒎𝒂𝒓𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒈𝒓𝒐𝒖𝒑𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒃𝒆𝒂𝒖𝒄𝒐𝒖𝒑 𝒅’𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒑𝒓𝒆́𝒏𝒐𝒎 », témoigne-t-elle.
Enfin, « 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐧 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐢𝐱 » aide les enfants vivant avec handicap notamment pour la jouissance et la promotion de leurs droits.
𝑪𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒇𝒆𝒎𝒎𝒆 𝒉𝒐𝒓𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏 𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒓 𝒅𝒆 𝒍’𝒐𝒎𝒃𝒓𝒆 !
𝐀𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐞 Vivier d'expertise féminin en prévention et gestion de conflits 𝐞𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 @𝐄𝐈𝐑𝐄𝐍𝐄 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 « 𝐏𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐏𝐚𝐢𝐱 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐚𝐮 𝐌𝐚𝐥𝐢 » 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞́ 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐀𝐥𝐥𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐂𝐢𝐯𝐢𝐥 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐏𝐚𝐢𝐱.
Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale
Ministère de la Promotion de la Femme de l'Enfant et de la Famille