PARTI Madagasikarantsika

PARTI Madagasikarantsika Notre cause commune? Madagascar ! Notre préoccupation permanente ? Notre objectif ? Madagasikara ANTSIKA JIABY!

Roso
12/06/2026

Roso

FIHAONANA SIAP- EISA:

Noraisin'ny SIAP ny ekipan'ny EISA Madagascar, nandritra ny iraka fizohina sy fanaovana tomban'ezaka niarahany nanao tamin'ny Agence suédoise de coopération internationale au développement. Ity fihaonana ity no nanamafisana indray ny fanohanan'ny EISA, amin'ny alalan'ny fandaharan'asa ADS, ho an'ny fitantanana ara-demokratika sy ny fampandraisana anjara ny olom-pirenena — indrindra fa ny tanora sy ny vehivavy eo amin'ny sehatra politika — ao anatin'izao ezaka fanavaozana ny firenena izao.
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L’équipe de l'EISA Madagascar a été reçue par le SIAP dans le cadre d'une mission de suivi et d'évaluation menée conjointement avec l’Agence suédoise de coopération internationale au développement. Cette rencontre a permis de réaffirmer le soutien de l'EISA, à travers son programme ADS, en faveur de la gouvernance démocratique et de la participation citoyenne — ciblant tout particulièrement les jeunes et les femmes dans la vie politique — dans le contexte actuel de refondation nationale.

Points de vigilance, rôle et prérogatives de l'Etat Nation, développement de nos Régions ... à lire absolument.
06/06/2026

Points de vigilance, rôle et prérogatives de l'Etat Nation, développement de nos Régions ... à lire absolument.

Écouter cet article Date : 05/06/26 Le mot facile, le budget difficile   La décentralisation est de retour dans le vocabulaire politique malgache. Elle a tout pour plaire. Elle parle aux régions oubliées, répond à la lassitude contre l’hypercentralisation d’Antananarivo, donne le sentimen...

19/05/2026

« Ndao hiara hientana ho amin’ny fahadiovan’ny tanàna »

Hevitra terabary.
19/05/2026

Hevitra terabary.

Analyser...2
14/05/2026

Analyser...2

𝐒𝐄́𝐑𝐈𝐄 𝐒𝐏𝐄́𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄
(suite)

𝔾𝕆𝕌𝕍𝔼ℝℕ𝔸ℕℂ𝔼 𝕋𝔼ℝℝ𝕀𝕋𝕆ℝ𝕀𝔸𝕃𝔼 𝔸̀ 𝕄𝔸𝔻𝔸𝔾𝔸𝕊ℂ𝔸ℝ :
𝔽𝕖́𝕕𝕖́𝕣𝕒𝕝𝕚𝕤𝕞𝕖, 𝔼́𝕥𝕒𝕥-𝕣𝕖́𝕘𝕚𝕠𝕟 𝕖𝕥 𝔻𝕖́𝕔𝕖𝕟𝕥𝕣𝕒𝕝𝕚𝕤𝕒𝕥𝕚𝕠𝕟
__________________

𝐈- 𝐅𝐄́𝐃𝐄́𝐑𝐀𝐋𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐀̀ 𝐌𝐀𝐃𝐀𝐆𝐀𝐒𝐂𝐀𝐑 :
𝐀𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐈𝐧𝐜𝐨𝐧𝐯𝐞́𝐧𝐢𝐞𝐧𝐭𝐬

Avant tout, posons le cadre. Quand un habitant de Mahajanga, un paysan du Menabe ou un pêcheur de Fort-Dauphin entend le mot « fédéralisme », il ne pense pas à Montesquieu ni au Federalist Papers. Il pense à une question concrète et viscérale :
« 𝐸𝑠𝑡-𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑣𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑠𝑖 𝐴𝑛𝑡𝑎𝑛𝑎𝑛𝑎𝑟𝑖𝑣𝑜 𝑑𝑒́𝑐𝑖𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑎̀ 𝑚𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 ? »
C'est précisément à cette question que nous allons répondre — pragmatiquement, en partant du réel malgache.

𝐈 — 𝐋𝐄𝐒 𝐀𝐕𝐀𝐍𝐓𝐀𝐆𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐅𝐄́𝐃𝐄́𝐑𝐀𝐋𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐌𝐀𝐃𝐀𝐆𝐀𝐒𝐂𝐀𝐑

𝟭. 𝗟𝗮 𝗳𝗶𝗻 𝗱𝗲 « 𝗔𝗻𝘁𝗮𝗻𝗮𝗻𝗮𝗿𝗶𝘃𝗼 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝗱𝗲 𝗱𝗲 𝘁𝗼𝘂𝘁 »

🛑 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 : Aujourd'hui, un Chef de Région ne peut investir sans l'aval du Ministère de la décentralisation. Un maire ne peut pas lancer un marché public sans tutelle administrative. Un centre de santé de base (CSB) de district attend des médicaments commandés depuis la capitale — qui tarde, qui oublie, ou qui détourne. Une famille d’un jeune bachelier d’Antsohihy, désirant continuer ses études à l’extérieur, doit se déplacer à Antananarivo pour non seulement entreprendre des démarches pour l’obtention d’un passeport, mais aussi demander un visa auprès de l’ambassade.

❇️ 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 : Dans un système fédéral, la Province de Mahajanga, par exemple, disposerait de sa propre assemblée législative, de son budget autonome, de ses compétences constitutionnellement garanties. Le gouverneur élu n'attendrait plus l'autorisation d'Antananarivo pour asphalter la route Mahajanga–Marovoay ou équiper le CHU de Mahajanga. Toutes les décisions administratives sont prises au niveau provincial.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Le fonctionnaire de Toliara ne prendrait plus l'avion pour Tana afin de régler un problème que son bureau local pourrait résoudre en une heure. Le Fokonolona retrouverait un interlocuteur proche, légitime, responsable devant lui.

𝟮. 𝗟𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲𝘀 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻 𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀

🛑 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 : On sait que la Région Sofia peut produire du riz pour toute l'île, que la Région Melaky peut extraire du pétrole (Tsimiroro, Bemolanga) et que la Région Boeny peut produire des ressources halieutiques, du sucre, des fruits d'exportation. La Région Atsimo-Atsinanana abrite des mines de chromite et d'ilménite. Pourtant, les redevances minières, les taxes d'exportation, les recettes douanières — tout est versé dans la caisse unique de l’Etat, centralisée dans la capitale. Les routes de ces régions restent entretenues et défoncées. Les écoles manquent de tables. Les hôpitaux sont vides de médicaments.

❇️ 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 : Un mécanisme de partage constitutionnel des recettes fiscales (revenue sharing) garantirait qu'une part déterminée — disons 40 à 50 % — des ressources extraites dans une région y reste. C'est le modèle nigérian (imparfait mais réel), c'est le modèle des États pétroliers du Brésil.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Le sucre de Namakia, le pétrole de Bemolanga, le riz de l'Alaotra financeraient directement les routes, les écoles et les hôpitaux de ces régions — pas les palais de la capitale.

𝟯. 𝗨𝗻𝗲 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝘃𝗶𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗹𝗮𝗻𝗴𝘂𝗲 𝗱𝘂 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲

🛑 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 : Un habitant de Maintirano ou d'Ambovombe doit souvent attendre des semaines pour obtenir un acte d'état civil, un permis de construire, ou un jugement de tribunal. Les services déconcentrés de l'État sont sous-dotés, leurs agents mal payés, souvent absents. La barrière linguistique entre le Merina administratif (malagasy officiel) et le Sakalava ou le Tandroy amplifie l'incompréhension.

❇️ 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 : Des administrations provinciales dotées de compétences réelles et de ressources propres recruteraient localement, parleraient les dialectes locaux, connaîtraient les réalités du terrain. La justice de proximité, la police locale, les services d'état civil seraient bien gérés au niveau où les gens vivent.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : On ne perdrait plus trois jours de salaire et le prix d'un taxi-brousse pour faire légaliser un document à la chef-lieu de région que personne ne connaît.

𝟰. 𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗺𝗼𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁

🛑 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 : Toutes les régions reçoivent leurs instructions et leurs dotations d'Antananarivo (du ministère des finances, du ministère de la décentralisation), selon des critères politiques plus que techniques. Il n'y a aucun mécanisme d'émulation : une région bien gérée n'est pas récompensée ; une région mal gérée n'est pas sanctionnée.

❇️ 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 : Les États fédérés deviendraient des laboratoires de politiques publiques. Si Boeny expérimente avec succès un système de micro-irrigation financé par la fiscalité locale, Menabe peut l'adopter. Si Diana développe un modèle touristique durable, Analanjirofo peut s'en inspirer. C'est ce que les Américains appellent les États comme « laboratories of democracy ».

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Les Malgaches voteraient avec leurs pieds (cela ne signifie pas forcément un vote officiel, mais plutôt un choix de vie qui traduit une perte de confiance, une recherche d’espoir ou une adaptation à une situation difficile) — ils s'installeraient dans les régions les mieux gérées, créant une pression démocratique réelle sur les gouvernants locaux.

𝟱. 𝗟𝗮 𝘀𝘁𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀

🛑 𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹𝗲̀𝗺𝗲 𝗮𝗰𝘁𝘂𝗲𝗹 : Chaque crise politique malgache — 1972, 1991, 2002, 2009, 2025 — a une dimension régionale refoulée. Les frustrations des côtes contre les Hautes Terres, le sentiment de marginalisation du Sud et de l'Ouest, la question de la place des communautés d'origine étrangère (Karana, Silamo) — tout cela s'accumule sans exutoire institutionnel, puis explose.

❇️ 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲 : En donnant aux provinces un espace institutionnel d'expression et d'autonomie, le fédéralisme dépressurise le système. On ne renverse plus le pouvoir central parce qu'on a un espace constitutionnel pour peser sur les décisions qui nous concernent. L'Inde, malgré sa diversité abyssale, n'a pas éclaté — en partie grâce à son fédéralisme.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Moins de coups d'État. Moins de crises cycliques. Moins d'années perdues en transitions politiques stériles.

𝐈𝐈 — 𝐋𝐄𝐒 𝐈𝐍𝐂𝐎𝐍𝐕𝐄́𝐍𝐈𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐄𝐓 𝐑𝐈𝐒𝐐𝐔𝐄𝐒 𝐃𝐔 𝐅𝐄́𝐃𝐄́𝐑𝐀𝐋𝐈𝐒𝐌𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐌𝐀𝐃𝐀𝐆𝐀𝐒𝐂𝐀𝐑

𝟭. 𝗟𝗲 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗲 « 𝗳𝗲́𝗼𝗱𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀 » : 𝗹𝗲 𝗴𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗹’𝗘𝘁𝗮𝘁 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗲́ 𝗲𝗻 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗿𝗼𝗶

⚠️ 𝗟𝗲 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : La décentralisation du pouvoir sans décentralisation du contrôle démocratique crée des potentats locaux. Un potentat local désigne une personne détenant un pouvoir important et absolu à l’échelle locale (province, région, ville), l’exerçant souvent de manière tyrannique, despotique ou abusive. Dans beaucoup de pays africains qui ont expérimenté la régionalisation — Nigeria, Kenya, Cameroun —, les gouverneurs sont devenus des « petits présidents » : népotisme, détournements, répression des opposants locaux, sans que les populations aient les moyens de les contrôler.

🇲🇬 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗰𝗵𝗲 : Le gouverneur de l’Etat fédéré de Mahajanga, par exemple, a une légitimité démocratique réelle dans le Boeny, le Sofia, le Melaky et le Betsiboka. Mais cette légitimité peut aussi être instrumentalisée pour museler la critique locale. Un système fédéral sans contre-pouvoirs robustes (justice indépendante, presse locale libre, société civile organisée) risque de remplacer la tyrannie lointaine d'Antananarivo par la tyrannie proche du chef-lieu provincial.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Le paysan de Mitsinjo ne veut pas simplement changer de maître. Il veut un maître qui lui rend des comptes.

𝟮. 𝗟𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀'𝗮𝗴𝗴𝗿𝗮𝘃𝗲𝗿

⚠️ 𝗟𝗲 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : Madagascar présente des disparités de développement considérables. La Région Analamanga (Antananarivo) concentre l'essentiel du tissu économique formel, des infrastructures, des universités, des hôpitaux de référence. La Région Androy dans le Sud est l'une des zones les plus pauvres de la Grande Ile.

🇲🇬 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗰𝗵𝗲 : Sans un mécanisme de péréquation constitutionnellement contraignant — c'est-à-dire un fonds de solidarité nationale qui transfère des ressources des régions riches vers les régions pauvres —, le fédéralisme aggraverait la fracture. Analamanga prospèrerait davantage ; Androy s'enfoncerait.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : L'enfant de Tsihombe n'a pas les mêmes chances que l'enfant d'Antsirabe. Le fédéralisme sans solidarité nationale cémenterait cette inégalité dans la Constitution.

𝟯. 𝗟𝗮 𝗳𝗮𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗰𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲𝘀

⚠️ 𝗟𝗲 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : Un État fédéral requiert, dans chaque entité fédérée, des institutions complètes et fonctionnelles : une assemblée législative capable de légiférer, une administration capable d'exécuter, des juridictions capables de trancher. Or Madagascar manque cruellement de cadres administratifs formés, de magistrats compétents, d'ingénieurs, de médecins — et ce manque est encore plus aigu dans les régions périphériques qu'à Antananarivo.

🇲🇬 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗰𝗵𝗲 : Qui va rédiger les lois de l’Etat fédéré d’Antsiranana si la majorité des juristes malgaches réside à Tana ? Qui va gérer le budget régional si les comptables publics formés préfèrent les postes ministériels centraux mieux rémunérés ?

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : On ne peut pas confier les clés d'une voiture à quelqu'un qui n'a pas encore le permis. Le fédéralisme sans préalable de renforcement des capacités régionales produirait des administrations locales incompétentes — ou corruptifs par défaut.

𝟰. 𝗟𝗮 𝗺𝘂𝗹𝘁𝗶𝗽𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂̂𝘁𝘀 𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗳𝘀

⚠️ 𝗟𝗲 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : Un État fédéral, c'est une double — parfois triple — structure administrative. Il faut financer le gouvernement fédéral et les gouvernements des États fédérés, avec chacun son parlement, son gouvernement, sa fonction publique, ses services.

🇲🇬 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗰𝗵𝗲 : Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde, avec un taux de pression fiscale inférieur à 12 % du PIB. L'État central peine déjà à payer les salaires de ses fonctionnaires à l'heure. Créer 6 ou 23 gouvernements régionaux constitutionnellement autonomes exigerait des ressources que le pays n'a tout simplement pas.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Si l'argent qui devrait aller aux écoles et aux hôpitaux est absorbé par les salaires de 23 gouverneurs, 23 assemblées régionales et 23 administrations régionales, le citoyen ordinaire est perdant.

𝟱. 𝗟𝗲 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗲́𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗹'𝗶𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁𝗵𝗻𝗶𝗾𝘂𝗲

⚠️ 𝗟𝗲 𝗱𝗮𝗻𝗴𝗲𝗿 𝗿𝗲́𝗲𝗹 : Dans le contexte africain, le fédéralisme ethnique a souvent été une antichambre de la fragmentation. Au Nigeria, la question de la Biafra. Au Cameroun, la crise anglophone. En Éthiopie, les tensions entre États ethniques.

🇲🇬 𝗗𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗮𝗰𝗵𝗲 : Madagascar n'est pas historiquement un pays à fort séparatisme. Mais la revendication fédéraliste peut être instrumentalisée par des entrepreneurs politiques régionaux pour nourrir un ressentiment anti-Merina, ou pour se tailler une principauté personnelle dans le cadre d'une crise nationale. La période de transition dans laquelle on vit actuellement est particulièrement propice à ces dérives.

🚹 𝗘𝗻 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗼𝘁𝗶𝗱𝗶𝗲𝗻 : Le fédéralisme peut devenir le prétexte pour que certains disent : « Nous, le Diégo, nous nous séparons d'Antananarivo » — ce qui n'est ni souhaitable, ni dans l'intérêt du peuple malgache dans son ensemble.

𝐋𝐞 𝐟𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐦𝐞, 𝐨𝐮𝐭𝐢𝐥 𝐨𝐮 𝐦𝐢𝐫𝐚𝐠𝐞 ?

Pour le Malgache ordinaire — le pêcheur de Boanamary (Boeny), la marchande du marché d'Analakely, le riziculteur de l'Alaotra — le fédéralisme n'est pas une idéologie. C'est une promesse : que sa vie quotidienne sera mieux gouvernée, plus proche, plus juste.
Cette promesse est légitime. Mais elle ne s'accomplit pas automatiquement par le seul changement de structure constitutionnelle.

Elle exige :

▶️ Des contre-pouvoirs locaux réels (élections libres, justice indépendante, presse régionale)
▶️ Une solidarité nationale constitutionnalisée (péréquation entre régions)
▶️Un préalable de renforcement des capacités (formation des cadres régionaux)
▶️ Une culture démocratique locale encore à construire

Sans ces conditions, le fédéralisme à Madagascar ne serait pas une solution — ce serait une décentralisation de la corruption et de l'incompétence.

La vraie question n'est donc pas « fédéralisme ou pas », mais : Madagascar est-il aujourd'hui prêt à faire du fédéralisme une réussite plutôt qu'un échec supplémentaire ? La réponse honnête est : pas encore — mais les réformes pour y parvenir valent la peine d'être engagées dès maintenant.

𝗦𝗔𝗜𝗗 𝗝𝗮𝗳𝗳𝗮𝗿
Juriste_Administrateur Civil

(à suivre)

Analyser...
14/05/2026

Analyser...

𝐒𝐄́𝐑𝐈𝐄 𝐒𝐏𝐄́𝐂𝐈𝐀𝐋𝐄

𝔾𝕆𝕌𝕍𝔼ℝℕ𝔸ℕℂ𝔼 𝕋𝔼ℝℝ𝕀𝕋𝕆ℝ𝕀𝔸𝕃𝔼 𝔸̀ 𝕄𝔸𝔻𝔸𝔾𝔸𝕊ℂ𝔸ℝ :
𝔽𝕖́𝕕𝕖́𝕣𝕒𝕝𝕚𝕤𝕞𝕖, 𝔼́𝕥𝕒𝕥-𝕣𝕖́𝕘𝕚𝕠𝕟 𝕖𝕥 𝔻𝕖́𝕔𝕖𝕟𝕥𝕣𝕒𝕝𝕚𝕤𝕒𝕥𝕚𝕠𝕟
__________________

𝗔𝗩𝗔𝗡𝗧-𝗣𝗥𝗢𝗣𝗢𝗦

P𝑜u𝑟q𝑢o𝑖 𝑐e𝑡t𝑒 𝑠é𝑟i𝑒 ? 𝐶e q𝑢'𝑒l𝑙e e𝑠t. 𝐶e q𝑢'𝑒l𝑙e n'e𝑠t p𝑎s.

Depuis plusieurs années, un mot revient avec une insistance croissante dans les débats politiques malgaches, dans les salles de réunion des partis, dans les colonnes des journaux de la capitale et jusque dans les conversations des marchés de province : 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲. Il est prononcé avec espoir par certains qui y voient la solution à des décennies de centralisme étouffant. Il est rejeté avec méfiance par d'autres qui y flairent le spectre de la fragmentation nationale. Il est instrumentalisé par quelques-uns qui n'en connaissent ni les contours précis ni les exigences réelles.

À ce mot, d'autres s'ajoutent dans le sillage du débat sur la réforme institutionnelle engagée depuis la transition de 2025 : 𝗽𝗿𝗼𝘃𝗶𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗻𝗼𝗺𝗲𝘀, 𝗘́𝘁𝗮𝘁-𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻, 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲, 𝗴𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘅𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲́. Chacun de ces termes recouvre une réalité conceptuelle distincte, des implications institutionnelles précises, des conditions de réussite spécifiques — et des risques qu'il serait irresponsable de taire.

C'est face à ce foisonnement de discours — souvent plus passionnés qu'éclairés — que 𝗟𝗮 𝗩𝗼𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝗹'𝗔𝗺𝗯𝗶𝗸𝘆 a choisi d'ouvrir cette série spéciale.

𝐈. 𝐂𝐞 𝐪𝐮'𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞

Cette série de publications est une démarche d'éducation civique et institutionnelle, destinée à tous ceux qui, à Madagascar, souhaitent comprendre les enjeux du débat territorial au-delà des slogans. Elle s'adresse au fonctionnaire qui applique des textes sans en mesurer les fondements théoriques, à l'élu local qui gère une collectivité sans en avoir choisi l'architecture, à l'étudiant qui cherche des repères conceptuels solides, au citoyen ordinaire — habitant de Mahajanga, de Toliara ou d'Ambatondrazaka — qui ressent, dans sa vie quotidienne, les conséquences de décisions prises à des milliers de kilomètres de chez lui.

Chaque volet de cette série examine un modèle de gouvernance territoriale — le fédéralisme, l'État-région, la décentralisation approfondie — selon une grille constante : ses fondements théoriques, ses avantages documentés, ses inconvénients réels et risques potentiels, et enfin sa pertinence au regard des réalités concrètes de Madagascar. L'accent est délibérément mis sur le pragmatique : non pas la beauté des systèmes en théorie, mais leur traduction dans la vie des gens — l'accès aux soins, la qualité de l'école du quartier, le temps perdu à obtenir un document administratif, la route défoncée qui isole un village.

Les exemples mobilisés sont tirés de l'expérience internationale — Espagne, Inde, Allemagne, Afrique du Sud, Nigeria — mais systématiquement mis en regard avec la réalité malgache : son histoire constitutionnelle, ses quatre Républiques, ses tentatives de décentralisation successives, ses ressources, ses fragilités institutionnelles et ses aspirations légitimes.

𝐈𝐈. 𝐂𝐞 𝐪𝐮'𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬

Il convient d'être explicite sur ce que cette série n'est pas, afin d'en prévenir toute lecture orientée.

Elle n'est pas un plaidoyer. Aucun des modèles examinés n'est présenté comme la solution idéale que Madagascar devrait adopter sans délai. Chaque système est analysé avec la même rigueur critique : ses mérites sont exposés honnêtement ; ses limites le sont avec la même franchise.

Elle n'est pas un pamphlet politique. Elle ne sert aucun agenda partisan, ne soutient aucun camp de la transition en cours, ne plaide pour aucune personnalité politique. Les institutions et leurs logiques sont au centre — jamais les hommes et leurs ambitions.

Elle n'est pas un traité académique. Bien qu'elle mobilise des concepts de droit constitutionnel comparé et de science politique, elle a été délibérément rédigée dans une langue accessible. La rigueur intellectuelle ne s'accommode pas de l'hermétisme. Un paysan du Boeny, un fonctionnaire de district, un lycéen de Mahajanga doivent pouvoir comprendre — et juger — ce dont il est question.

Elle n'est pas exhaustive. La gouvernance territoriale est un champ immense. Cette série en éclaire les questions les plus pressantes pour Madagascar aujourd'hui. Elle invite à approfondir, à débattre, à contester — et c'est précisément son ambition.

𝐈𝐈𝐈. 𝐔𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢 𝐩𝐫𝐢𝐬 : 𝐥𝐚 𝐜𝐥𝐚𝐫𝐭𝐞́ 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐞𝐧𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭

Il n'existe pas d'analyse neutre au sens absolu du terme. Tout regard sur le réel est situé — historiquement, géographiquement, culturellement. Cette série est rédigée depuis Mahajanga, depuis la Région Boeny, depuis l'expérience d'une décentralisation vécue de l'intérieur, comme praticien et comme observateur. Cette localisation est assumée, non dissimulée.

Mais être situé ne signifie pas être partial. Le parti pris de cette série est méthodologique, non politique : exposer les forces et les failles de chaque modèle avec la même exigence de vérité, laisser le lecteur construire son propre jugement, et refuser de conclure à la place de celui qui lit.

La question de la gouvernance territoriale est trop importante pour Madagascar — dans ce moment historique singulier que constitue la Refondation de la République — pour être abandonnée aux seuls rhéteurs, aux seuls technocrates ou aux seuls militants. Elle appartient au débat public. Cette série est une contribution à ce débat : ni la première, ni la dernière, mais, nous l'espérons, une contribution utile.

𝐈𝐕. 𝐒𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐫𝐢𝐞

La série est organisée en trois volets successifs :

👉🏿 𝗩𝗼𝗹𝗲𝘁 𝟭 : 𝗟𝗲 𝗳𝗲́𝗱𝗲́𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗺𝗲
Question centrale : Décentraliser la souveraineté :
opportunité ou précipice pour Madagascar.

👉🏿 𝗩𝗼𝗹𝗲𝘁 𝟮 : 𝗟’𝗘𝘁𝗮𝘁-𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗼𝗻
Question centrale : L'autonomie constitutionnelle
sans sécession : le modèle espagnol
transposable ?

👉🏿 𝗩𝗼𝗹𝗲𝘁 𝟯 : 𝗟𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝗳𝗳𝗲𝗰𝘁𝗶𝘃𝗲
Question centrale : Réformer sans refondre : la
voie médiane est-elle encore possible ?

Une 𝘀𝘆𝗻𝘁𝗵𝗲̀𝘀𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗿𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲 sera proposée pour essayer de répondre à la question suivante : 𝗤𝘂𝗲𝗹 𝗺𝗼𝗱𝗲̀𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗠𝗮𝗱𝗮𝗴𝗮𝘀𝗰𝗮𝗿 𝗮𝘂 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗥𝗲𝗳𝗼𝗻𝗱𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 ?

Chaque volet est une publication autonome, lisible indépendamment des autres. Les volets se complètent néanmoins : le lecteur qui les parcourt dans l'ordre disposera, au terme de la série, d'un panorama cohérent et suffisamment complet pour forger sa propre position dans le débat sur la réforme territoriale de Madagascar.

✅ À Mahajanga, dans la Région Boeny, le débat sur la gouvernance territoriale n'est pas une affaire d'universitaires. C'est une question quotidienne : celle du riziculteur de Marovoay qui attend une décision de la capitale pour irriguer ses champs, du pêcheur de Soalala dont les ressources halieutiques partent sans retour vers des comptes lointains, de l'enseignant de Mitsinjo qui n'a pas de craie parce que le budget est bloqué dans les méandres administratifs d'Antananarivo.

C'est pour eux — et avec eux — que cette série est écrite.

𝗦𝗮𝗶𝗱 𝗝𝗮𝗳𝗳𝗮𝗿
Administrateur Civil en Chef de C.E
Fondateur & Rédacteur en chef — La Voix de l'Ambiky

Mahajanga, mai 2025
(à suivre)

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L'ATELIER BP: 3018
Antehiroka
105

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