08/09/2026
🌳🌳🌳La forêt demeure l’habitat des lémuriens, animaux emblématiques et endémiques de Madagascar. Non seulement les lémuriens y vivent, mais ils se procurent également les fruits et les feuilles des arbres pour se nourrir et survivre.🌳🌳🌳
❌🔥🪵Défrichements, feux, collectes de bois, abattages d’arbres pour la collecte de miel… pourraient causer la disparition de ces animaux car leur habitat serait fragmenté et leurs ressources alimentaires se raréfieraient.
À Bemanevika et à Mahimborondro, là où vivent et se nourrissent les Lémurs fauves 𝐸𝑢𝑙𝑒𝑚𝑢𝑟 𝑓𝑢𝑙𝑣𝑢𝑠 et Lémurs à ventre roux 𝐸𝑢𝑙𝑒𝑚𝑢𝑟 𝑟𝑢𝑏𝑟𝑖𝑣𝑒𝑛𝑡𝑒𝑟, ces pressions anthropiques risqueraient de fragmenter encore plus la forêt et de faire disparaitre ces animaux.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀, 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘆 𝗿𝗲𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗲𝗿 ?
C’est là que la science entre en jeu. 👩🔬🌱🌿🪴
RAKOTONIRINA Safidifenohasina, Doctorante au sein de The Peregrine Fund voudrait optimiser la restauration de l’habitat des lémuriens dans ces deux Aires Protégées sur la base des données et analyses scientifiques.
𝗖’𝗲𝘀𝘁-𝗮̀-𝗱𝗶𝗿𝗲 ?
Elle élabore un plan qui permettrait de relier les fragments de forêts entre eux en enrichissant les espèces présentes dans la forêt avec celles indispensables aux lémuriens. Pour cela, il faudrait d’abord qu’elle choisisse les bonnes espèces d’arbres à planter, celles dont les lémuriens ont le plus besoin.
𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀’𝘆 𝗲𝘀𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 ?
🟩Elle a identifié quels arbres étaient importants pour les lémuriens grâce à des études antérieures et en parallèle
🟩Elle a évalué les activités de reboisement et de restauration effectués au niveau de ces sites depuis 2018
🟩Elle s’est aussi intéressée à la perception locale sur ces toutes les activités de reboisement et de restauration déjà effectuées.
🟩Elle a ensuite consulté les pépiniéristes villageois sur les modes de production des espèces autochtones afin d’apporter des améliorations sur les plans technique et organisationnel sur la production des jeunes plants
🟩Elle a repéré les zones prioritaires à restaurer par analyse cartographique suivie d’une prospection sur terrain
𝗤𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗷𝗮𝗻𝘃𝗶𝗲𝗿 𝟮𝟬𝟮𝟲 ?
✅Safidy a pu identifier 79 espèces de plantes nourricières (fruits et feuilles) et arbres supports, importantes pour les lémuriens.
✅Elle a accompli le suivi phénologique et collecté des graines issues des 79 espèces depuis avril 2026 et a accompagné techniquement les activités déjà en cours
✅Elle a recensé 43,74 ha pour Bemanevika (06 espèces de plantes) et 201,41 ha pour Mahimborondro (10 espèces de plantes) de zones restaurées et reboisées
✅En s’entretenant avec 27 pépiniéristes locaux, elle a pu étudier les modes de productions locales de 09 espèces autochtones.
✅En enquêtant auprès de 16 villages autour des deux Aires Protégées, elle a pu identifier la perception locale : la population est engagée dans la préservation des habitats forestiers, toutefois, des sensibilisations régulières sont à planifier pour augmenter leur motivation.
✅Elle a également identifié les sites de restauration les localisations de pépinières villageoises pour ce projet
𝗟𝗮 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗮𝗶𝗻𝗲 𝗲́𝘁𝗮𝗽𝗲 ?
Pour la campagne de reboisement 2026-2027, Safidy planifie l’accompagnement technique des pépinières, la plantation et l’expérimentation (semis directs, sauvageons) au niveau des sites de restauration, le suivi, et l’élaboration système de suivi à court et à long terme 🌳🌳🌳
𝗖𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗿𝗲𝘁𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗷𝗲𝘁 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗽𝗮𝗿 IUCN Save Our Species ?
Safidy ambitionne de créer des ponts forestiers avec des espèces de plantes autochtones entre blocs forestiers, habitats des lémuriens à Bemanevika et à Mahimborondro.
📸© RAKOTONIRINA Safidifenohasina © The Peregrine Fund