23/10/2025
💧 Quand la forêt disparaît, les sources s’assèchent. 🌿
🌊 L’eau se raréfie à Analalava. La saison sèche se prolonge, les pluies diminuent d’année en année, nos sources, nos puits et nos rivières s’assèchent. Le temps nécessaire pour remplir un bidon de 20 litres est passé de 3 à 6 minutes à la source d’Ambovolamina, et de 5 à 15 minutes à Ampasikely en dix ans. La qualité de l’eau se dégrade aussi. Les puits situés en bordure littorale sont exposés à la salinisation, une conséquence de l’abaissement de la nappe qui peut entraîner une remontée d’eau de mer. La situation est alarmante.
🌳 Pourtant, la cause ne vient pas seulement de la vieillesse des ouvrages hydrauliques de la ville, elle descend aussi de la disparition de la couverture végétale dans les zones des bassins versants. Alors quand les brefs épisodes mais intenses de saison de pluie arrivent, plus rien ne retient l’eau. On observe de graves érosions, des ruissellements rapides de l’eau et des ravinements. Les impacts sont visibles : ensablement des rizières à Androiavy, raz de marée dans les rizières à Ovaribe-Namakia, obstruction des canaux d’évacuation et inondations ponctuelles récurrentes à Analalava.
💧 La solution se trouve dans la protection et la bonne gestion de l’écosystème qui se trouve aux alentours de ces sources d’eau, soit les bassins versants. La forêt retient le sol, et permet d’éviter ainsi les écoulements de boue lors de la saison des pluies, elle filtre l’eau et régulent nos nappes et nos rivières, les bassins versants sont les véritables réservoirs naturels.
💦 Grâce à la création de COMITÉS DE BASSIN et DE COMITÉS DE L’EAU dans le cadre du projet VOARY, la population, les autorités locales et les associations unissent leurs efforts pour discuter, mieux comprendre, gérer et préserver les ressources en eau d’Analalava. Les comités recevront plusieurs formations comme une formation à la maintenance des infrastructures hydrauliques et à une gestion collaborative des ressources.
🌱 En parallèle, des parcelles agroforestières seront attribuées à des groupes de femmes, appuyées par des ateliers participatifs pour déterminer les espèces adaptées, des formations en agroécologie et des plantations d’essences forestières autochtones considérées localement comme utiles (fruitières, médicinales, sylvicoles).
👩🌾 Reboisement, agroforesterie, sensibilisation et formations : VOARY accompagne la population d’Analalava dans la réalisation d’un projet selon les besoins urgents réels de la population.
Ensemble, devenons gardien de ce bien commun, car « L’eau, c’est la vie ». 💧