29/06/2026
🇲🇦 Diagnostic : l'exception marocaine
Le parcours diagnostique de l'autisme au Maroc reste confronté à de nombreux défis, malgré les initiatives engagées pour améliorer la situation. La majorité des parents ne sont pas suffisamment informés sur les signes précoces de l'autisme, ce qui retarde souvent la première consultation médicale.
La stigmatisation liée à l'autisme constitue également un frein à l'accès aux soins. Les centres spécialisés capables d'établir un diagnostic sont peu nombreux et principalement concentrés dans les grandes villes. Les familles témoignent d'un manque d'information, d'erreurs de diagnostic et d'un accompagnement insuffisant.
Les parents sont souvent livrés à eux-mêmes et doivent consulter plusieurs spécialistes (neurologues, pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes) sans véritable coordination.
Le coût du diagnostic est élevé, notamment dans le secteur privé, où les consultations et les bilans spécialisés restent majoritairement à la charge des familles.
Le rapport souligne également :
* L'absence d'un véritable parcours national de diagnostic, structuré et accessible à tous.
* Le manque de centres hospitaliers spécialisés et des délais d'attente très longs.
* Des erreurs de diagnostic fréquentes, liées au manque de professionnels formés.
* L'absence d'un protocole national clair de diagnostic et de prise en charge.
* Des familles contraintes de parcourir des centaines de kilomètres, voire de se rendre à l'étranger, pour obtenir un diagnostic fiable.
- Des premiers doutes au diagnostic : l'engrenage infernal
Les premiers signes sont souvent observés très tôt par les parents, mais ils sont fréquemment minimisés. Les familles sont invitées à « attendre » ou à ne pas « coller une étiquette » à leur enfant. Pendant ce temps, l'enfant bénéficie d'une prise en charge limitée, retardant un diagnostic pourtant essentiel.
Lorsque le diagnostic est enfin posé, plusieurs années précieuses ont parfois été perdues et l'état de l'enfant peut s'être considérablement, voire irrémédiablement, dégradé.
- L'absence de diagnostic différentiel et de suivi
Le rapport rappelle qu'après un diagnostic de TSA, un suivi pluridisciplinaire devrait être systématiquement mis en place. Pourtant, les dossiers médicaux sont souvent dispersés, les troubles associés sont insuffisamment recherchés et les besoins de santé des personnes autistes restent trop souvent négligés.
Les enfants et les adultes autistes doivent pouvoir bénéficier, comme toute autre personne, d'un accès à la prévention, au dépistage, aux soins et à un suivi médical coordonné.
📌 **Extrait du Rapport 2025 « L'autisme délaissé » – Pages 89-90**
📥 **Télécharger le rapport :**
🔗 Synthèse : https://urls.fr/lNZ44B
🔗 Rapport complet : https://urls.fr/JSu8Uc