09/10/2026
Après 10 ans d'appel au vote... le débat politique a-t-il évolué au Maroc ? Certes, le taux de représentativité des femmes en politique a augmenté, et la femme a même réussi, en la personne de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri, à accéder à la présidence du gouvernement. En soi, cela constitue un message fort et motivant pour toutes les femmes, et particulièrement pour les jeunes filles, prouvant que l'accès aux centres de décision est possible.
Cependant, il est regrettable de constater qu'au lieu d'utiliser les réseaux sociaux pour élever le niveau de conscience, enrichir le débat et favoriser une saine confrontation entre les partis, les programmes et les visions, des parties lâches, impudentes, dénuées de toute moralité, sans aucun respect pour la dignité humaine, les institutions, ni pour les us et coutumes ancrés dans la société marocaine, exploitent ces plateformes. Elles s'en servent pour propager un discours abject et dégradant, visant à assassiner l'image de la femme politique et sa position au deuxième rang de la pyramide du pouvoir, et à travers elle, à opérer un assassinat symbolique de toutes les femmes occupant des postes de responsabilité politique.
Il s'agit là de cyber-diffamation à caractère se**el, ainsi que d'une violence numérique et symbolique qui doit être fermement condamnée par l'ensemble des partis politiques, la société civile et toutes les voix libres. Cette démarche ne vise pas à défendre un gouvernement ou à s'aligner sur une orientation politique particulière, mais elle s'inscrit dans la défense du principe d'égalité et du droit équitable des femmes et des hommes à exercer le pouvoir et à assumer des responsabilités publiques, sans intimidation, diffamation ni atteinte à leur dignité.
Nous demandons et attendons une intervention urgente du Ministère public afin d'ouvrir une enquête, d'établir les responsabilités et de prononcer les sanctions qui s'imposent face à ces crimes punis par la loi. »