01/08/2026
Il y a une question qui me revient souvent à l’esprit…
Pourquoi sommes-nous si nombreux à investir notre temps, notre énergie et nos réseaux pour développer des franchises internationales… alors que nous avons toutes les capacités pour créer nos propres concepts ?
On nous parle de souveraineté industrielle.
On nous parle de souveraineté numérique.
On nous parle de souveraineté alimentaire.
Mais qui parle de la souveraineté de nos modèles économiques et de nos réseaux d’affaires ?
Créer une franchise marocaine est évidemment plus difficile que développer une marque déjà connue. Il faut partir de zéro, construire une vision, créer une identité, convaincre le marché, faire évoluer le concept et l’exporter.
C’est plus long. Plus risqué. Mais c’est aussi beaucoup plus créateur de valeur pour notre pays.
Le Maroc ne manque ni de compétences, ni d’entrepreneurs, ni d’ambition.
Ce qui nous manque parfois, c’est la confiance en notre capacité à bâtir des références internationales.
Je préfère voir naître des réseaux marocains qui s’implantent demain à Dakar, Abidjan, Paris, Dubaï ou Montréal, plutôt que de voir le Maroc devenir uniquement un marché de franchises venues d’ailleurs.
C’est tout le sens de notre vision Made of Morocco.
Le Made of Morocco, ce n’est pas simplement produire au Maroc.
C’est imaginer au Maroc.
C’est innover au Maroc.
C’est détenir la propriété intellectuelle.
C’est créer des marques marocaines qui rayonnent à l’international.
C’est faire du Maroc un pays exportateur de concepts, de savoir-faire et de modèles d’affaires.
L’histoire économique d’un pays s’écrit aussi à travers les idées qu’il crée et les concepts qu’il exporte.
Le prochain grand réseau d’affaires international pourrait très bien être marocain.
À condition que nous ayons l’audace d’y croire.