12/05/2026
La transition écologique mondiale ne peut pas se construire sur la destruction silencieuse des territoires vivants.
ABRAM reconnaît l’importance stratégique des minerais critiques dans les transitions contemporaines.
Cependant, aucune transition ne peut justifier l’affaiblissement des zones de protection du Cerrado ni la fragilisation des communautés traditionnelles qui en assurent la sauvegarde depuis des générations.
Le gouvernement de Goiás veut ouvrir la Chapada dos Veadeiros à l’exploitation minière
Le gouvernement de l’État de Goiás a décidé, sous l’administration de Ronaldo Caiado, de réviser certaines règles environnementales afin de permettre l’exploitation minière dans la région de la Chapada dos Veadeiros. L’objectif affiché est notamment d’augmenter les projets liés aux minerais critiques dans l’État.
D’après les informations recueillies par Folha, plus de 130 projets actifs de prospection et d’exploration de minerais stratégiques concernent déjà cette région, reconnue internationalement pour sa biodiversité.
Pour rendre ces projets possibles, le gouvernement a lancé une révision du plan de gestion de l’APA (Aire de Protection Environnementale) de Pouso Alto, qui sert de zone tampon autour du Parc National de la Chapada dos Veadeiros.
La région est célèbre pour ses cascades, ses sentiers et son écotourisme, avec environ 70 000 visiteurs par an dans le parc national.
Selon des documents obtenus par la presse, le secrétariat à l’environnement de Goiás (Semad) a créé un groupe de travail pour examiner la possibilité juridique de l’activité minière dans cette zone protégée.
Une étude de la Semad indique que 496 procédures minières sont déjà enregistrées auprès de l’Agence Nationale des Mines, couvrant 527 000 hectares.
Parmi elles, 131 concernent des minerais critiques, notamment les terres rares, la cassitérite, le manganèse, le nickel et l’or.
Les projets liés aux minerais critiques couvriraient à eux seuls 184 800 hectares, soit environ 35 % de la zone concernée.
Des localités comme Alto Paraíso, Cavalcante, São Jorge ainsi que les communautés Kalunga pourraient être directement affectées.
Le gouvernement affirme qu’il ne s’agit pas de déréglementer, mais d’ouvrir un débat avec les populations locales afin de décider collectivement de l’intérêt ou non de cette activité.