10/06/2026
LA SCALA, OU LES CONSÉQUENCES D’UN CLIMAT NAUSÉABOND DEVENU INCONTRÔLABLE
Ce qui s’est passé à La Scala n’est pas un dérapage isolé. Ce n’est pas non plus un incident. C’est l’aboutissement logique d’un antisémitisme qui prospère, alimenté par un climat politique, médiatique et culturel qui gangrène la France depuis des années.
Le 4 juin 2026, lors d’une sortie scolaire à La Scala Paris, des lycéens juifs ont été insultés, crachés dessus, intimidés et menacés de mort après une intervention politique du directeur du théâtre. Des témoignages font état de menaces explicites. « On va vous génocider. » Dans la France de 2026, des enfants ont été pris pour cibles simplement parce qu’ils étaient juifs.
Depuis des mois, le débat public s’est construit autour d’une condamnation quasi permanente d’Israël. La décision d’Emmanuel Macron de reconnaître un État palestinien pendant que des otages étaient encore détenus, les appels répétés du Quai d’Orsay à un cessez-le-feu sans condition, les pressions diplomatiques, les débats sur les restrictions de livraisons d’armes et la multiplication des campagnes de boycott ont contribué à faire d’Israël un État constamment placé au banc des accusés. Une partie de la classe politique — à commencer par La France Insoumise — ainsi qu’une partie des médias et du monde culturel ont imposé une lecture du conflit où Israël est systématiquement l’agresseur, et le Hamas ou le Hezbollah, des mouvements de résistance.
Des médias comme Mediapart, Libération, Le Monde, Radio Nova — dont l’actionnaire Matthieu Pigasse alimente depuis des années ce narratif — ou AJ+, financé par Al Jazeera, ont largement contribué à ce glissement. Depuis le 7 octobre, le traitement médiatique a progressivement déplacé le regard : des massacres, des viols, des otages israéliens vers une diabolisation permanente d’Israël. À cela s’ajoute l’influence croissante de courants islamistes et fréristes dans certains espaces militants, associatifs et culturels — longtemps minimisée, jamais véritablement combattue.
La Scala n’est pas seulement une affaire communautaire. C’est un avertissement adressé à toute la société française.