30/07/2026
FLAMBÉE DES ACTES ANTISÉMITES EN FRANCE EN 2025
1 320. C’est le nombre d’actes antisémites recensés en France en 2025, selon le rapport annuel du ministère de l’Intérieur publié le 12 février 2026 en lien avec le SPCJ. Cela représente plus de 3,6 actes par jour, 110 par mois — un Juif de France agressé, menacé ou visé toutes les 6 heures et demie.
Ce chiffre confirme un palier durablement installé : après l’explosion de 2023 et 2024, l’antisémitisme ne redescend pas. En 2022, on comptait 436 actes sur l’année. Aujourd’hui, on en est à trois fois plus — et la violence, elle, continue de grimper : 126 agressions physiques ont été recensées en 2025, contre 108 l’année précédente, soit une hausse de 19 %.
Les personnes restent la cible numéro un : 67,4 % des actes visent directement des individus, contre 32,6 % qui visent des biens. Et le lieu le plus touché n’est ni la rue, ni un lieu de culte : c’est le domicile. L’antisémitisme s’invite jusque dans l’intimité du foyer.
Le milieu scolaire n’est pas épargné : les lycées et l’enseignement supérieur enregistrent une nouvelle hausse des actes, tandis que le primaire et le collège restent touchés à un niveau élevé.
Il faut aussi rappeler que ces chiffres, aussi alarmants soient-ils, sont en-deçà de la réalité : seuls sont comptabilisés les faits ayant donné lieu à une plainte, une main courante, une saisine du parquet ou un constat officiel. La sous-déclaration reste massive.
Et la France n’est pas un cas isolé. Partout dans le monde, la courbe est la même : aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne, les communautés juives font face à une recrudescence sans précédent des actes antisémites. C’est un phénomène mondial, qui frappe la diaspora juive où qu’elle se trouve.
Mais depuis 1948, les Juifs de la diaspora disposent d’un rempart que leurs aînés n’ont jamais eu : la possibilité de faire leur alyah, et d’être protégés par l’une des armées les plus puissantes au monde — une protection que leurs aînés n’ont pas eue pendant la Shoah.**